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France Info / Radio France, le 13/02/2025
Anne Andlauer
À Burdur, dans le sud-ouest de l’Anatolie, des habitants tentent de sauver leur lac en encourageant la culture de plantes aromatiques comme la lavande et le thym, mais aussi, donc, des roses.

En Turquie, comme en France et dans beaucoup d’autres pays, les lacs souffrent de la sécheresse au point de disparaître. Le lac de Burdur, par exemple, est l’un des plus grands de Turquie, mais il est menacé. Il couvrait une superficie de plus de 230 kilomètres carrés dans les années 1980, contre 140 aujourd’hui. Et ce n’est pas un cas unique.
Selon un rapport de l’Association des politiques hydrauliques qui date de 2020(Nouvelle fenêtre), 60% des quelque 300 lacs recensés en Turquie il y a un demi-siècle ont déjà disparu. Parce qu’il pleut de moins en moins, qu’il fait de plus en plus chaud, mais aussi à cause des pratiques agricoles, des élevages et des cultures gourmands en eau, qui surexploitent les eaux souterraines dont se nourrissent les lacs et qui, au passage, les polluent. Depuis une quinzaine d’années, des villageois de Burdur tentent d’inverser la tendance en agissant sur les pratiques agricoles, concrètement, en plantant des champs de roses à la place des champs de maïs.
Pourquoi des roses ? Tout simplement parce que c’est une culture qui nécessite beaucoup moins d’eau. L’idée est de mettre en place un arrosage goutte à goutte, avec un tuyau au débit lent et régulier qui apporte l’eau directement au pied des plantations. Öztürk Sarica, un vétérinaire de 55 ans qui a grandi sur les rives du lac de Burdur, s’est mis en tête il y a quinze ans de cultiver des roses directement autour du lac – en agriculture biologique – et d’encourager d’autres à le faire.
« La rose consomme 75% moins d’eau que le maïs ou la luzerne, c’est un bon argument pour relancer sa production dans une région où on la cultive depuis environ deux siècles ».
Öztürk Sarica, à la tête du projet Lisinia Doga
« Par ailleurs, la rose est une culture rentable, explique-t-il. C’est une alternative intéressante à l’élevage de gros bétail qui se répandait dans la région. Aujourd’hui, la plupart des villages situés autour du lac cultivent la rose. En quinze ans, la production a augmenté d’environ 30%. »
La rose profite aux agriculteurs et au lac
Öztürk Sarica, qui est à la tête depuis quinze ans du projet Lisinia Doga (Nouvelle fenêtre) – un projet plus vaste de préservation de la nature dans cette région – estime que le travail d’information, de sensibilisation porte ses fruits. Dans tout le bassin autour du lac, « l’irrigation sauvage » (par inondation) a quasiment disparu, selon lui. Ce qui, observe Öztürk Sarica, ne peut qu’avoir des effets positifs sur le lac, même s’il est difficile de les mesurer précisément.
Par ailleurs, la rose est devenue une source de revenus importante pour la région. L’huile de rose produite localement, et qui se vend actuellement autour de 12 euros le kilo, est destinée quasi-intégralement à l’exportation, notamment à la France. Il y a une forte demande mondiale, en particulier des secteurs de la cosmétique et de l’aromathérapie, dont profitent les agriculteurs de Burdur, et avec eux le lac de Burdur.
Dans l’ensemble, c’est donc une expérience positive, même si Öztürk Sarica souligne que les producteurs de roses souffrent eux aussi des effets du réchauffement climatique, avec des roses qui fleurissent plus tôt et des récoltes moins abondantes. Ce qui, précise-t-il tout de suite, ne l’empêchera pas de continuer.
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