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Libération, le 10/06/2025
par Killian Cogan, correspondant à Istanbul
Répression
Après l’incarcération du maire d’Istanbul en mars dernier, le gouvernement turc multiplie les arrestations et les enquêtes contre le Parti républicain du peuple, principale force d’opposition, avec l’espoir de le transformer en coquille vide.

Après avoir écarté son principal rival, le maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, en le faisant emprisonner le 19 mars dernier, le président Erdogan cherche désormais à neutraliser l’ensemble du Parti républicain du peuple (CHP), vieux parti laïc fondé par Mustafa Kemal Atatürk et principale force d’opposition, dont est issu l’édile. Ces dernières semaines, les autorités turques ont procédé à des arrestations massives au sein du parti, plaçant plusieurs dizaines de ses membres en détention, tous accusés de «corruption». L’enquête des procureurs d’Istanbul porte sur des appels d’offres que la municipalité dirigée par le parti d’opposition aurait «truqués». Le chef de l’Etat turc va ainsi jusqu’à décrire le CHP comme une «organisation criminelle», dont les «tentacules» mèneraient jusqu’aux «services de renseignements étrangers».
Parmi les nouveaux écroués, une vingtaine d’employés de la municipalité d’Istanbul, dont le chef du service de presse, trois maires de districts de la mégapole, deux maires de la province méridionale d’Adana, ainsi qu’un ancien député du CHP. Début mai, l’accès au compte X d’Ekrem Imamoglu, qui comptait près de dix millions d’abonnés, a également été restreint en Turquie. Les affiches à l’effigie de l’édile qui figuraient çà et là dans la ville ont quant à elles été progressivement retirées et remplacées par des affiches pro-Erdogan.
Rival fantoche
Déjà portée à son paroxysme, la répression a toutefois atteint un nouveau seuil jeudi 5 juin avec l’ouverture d’une enquête par les procureurs d’Istanbul à l’encontre du leader du Parti républicain du peuple, Ozgür Ozel. Il est accusé d’avoir «insulté» et «menacé» le procureur général d’Istanbul après qu’il l’a critiqué au sujet de la procédure pénale en cours contre Ekrem Imamoglu, lors d’un rassemblement à Istanbul tenu la veille. «Ne me faites pas perdre mon sang-froid ! Nous nous rassemblerons de telle sorte à ne plus jamais nous disperser», avait-il lancé à la foule, en s’adressant au procureur.
Un procès doit par ailleurs se tenir le 30 juin au sujet d’un congrès tenu par le CHP en novembre, à l’issue duquel Ozgür Ozel avait été choisi à la tête du parti. Les procureurs d’Ankara enquêtent, encore une fois, sur la «corruption» qui aurait entaché ce congrès. Ils accusent les membres et délégués du CHP d’avoir été soudoyés en échange de leur soutien à Ozel, et requièrent à ce titre des peines de prison pour douze personnes, dont Ekrem Imamoglu et Cemil Tugay, le maire d’Izmir, la troisième plus grande ville de Turquie.
Portrait
Ekrem Imamoglu, l’espoir écroué de la démocratie turque
Aussi kafkaïen puisse-t-il paraître, ce procès pourrait destituer Ozgür Ozel à la tête du CHP et le remplacer par Kemal Kiliçdaroglu, son prédécesseur et candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2023. Très impopulaire, surtout depuis sa défaite électorale face à Recep Tayyip Erdogan, Kemal Kiliçdaroglu ferait dès lors figure de rival fantoche s’il devait être réinstallé à la tête du CHP.
Opposition de façade
Ainsi, ces enquêtes judiciaires sont-elles largement perçues comme un stratagème de la part du «Reïs», surnom donné au président Erdogan par ses supporters, pour vider le CHP de sa substance et le transformer en opposition de façade. Il pourrait aussi morceler l’opposition en conduisant Ozgür Ozel et son camp à fonder un nouveau parti, s’il devait être destitué du CHP. «Si Erdogan poursuit cette stratégie, c’est qu’il existe au sein du CHP un petit groupe autour de Kemal Kiliçdaroglu, qui semble déterminé à reprendre le contrôle du parti, même si cela implique de torpiller l’élan du parti», pointe Karabekir Akkoyunlu, chercheur associé à l’école des études orientales et africaines de Londres, spécialiste de la vie politique turque.
Le politiste Berk Esen, rattaché à l’université de Sabanci, à Istanbul, juge toutefois peu probable la possibilité d’une destitution d’Ozgür Ozel à la tête du parti. «Erdogan cherche à amender la constitution turque en vue de retirer la limite des deux mandats présidentiels afin de se représenter à la prochaine élection en 2028, avance-t-il. Or, pour ce faire, il a besoin du soutien de parlementaires d’opposition. Et s’il peut sans doute désormais compter sur celui des députés pro-Kurdes depuis le processus de paix conclu avec le PKK, Erdogan utilisera plutôt le procès du 30 juin pour tordre le bras à Ozel et le forcer à négocier en vue de cette réforme constitutionnelle.» En maniant répression et cooptation, le président Erdogan entend bien saper l’opposition et, surtout, se maintenir au pouvoir.
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