‘J’appelle tous les membres de notre parti, et chaque citoyen dont le coeur bat pour ce pays, à nous rejoindre’, a déclaré Kilicdaroglu dans une publication sur X, fixant son rassemblement à 11h00 GMT.
Les déboires de l’opposition pourraient renforcer les chances d’Erdogan de prolonger son règne de plus de deux décennies sur la Turquie, membre de l’OTAN, lors des élections prévues d’ici 2028. Selon les analystes, ce scrutin pourrait être anticipé si le gouvernement cherche à tirer profit des dissensions au sein du CHP.
Le retour de Kilicdaroglu et ses récentes critiques envers le parti ont provoqué la colère de ses détracteurs.
Cette réunion pourrait marquer l’une des dernières tentatives d’Ozel et de son équipe élue pour conserver le contrôle du CHP, la formation fondée par Mustafa Kemal Ataturk, père de la Turquie moderne. Le CHP, laïque et centriste, qui fait quasiment jeu égal dans les sondages avec l’AKP (Parti de la justice et du développement) d’Erdogan, d’obédience conservatrice et islamiste, fait également face à une pression judiciaire sans précédent depuis 2024. Des centaines de membres et d’elus ont été détenus dans le cadre d’accusations de corruption que le parti réfute.
Kilicdaroglu a affirmé qu’il purgerait le parti de la corruption, faisant référence aux dossiers impliquant des municipalités gérées par le CHP. La direction évincée nie ces allégations et dénonce un ‘coup d’Etat’ antidémocratique et politiquement motivé – une accusation rejetée par le gouvernement, qui soutient que les tribunaux sont indépendants.
Le CHP compte 138 députés sur les 600 que compte l’assemblée, et environ deux tiers d’entre eux ont voté, après la décision de justice, pour maintenir Ozel à la tête du groupe parlementaire.
Cavit Soydas, un électeur du CHP dans le village de Tekke, dans le nord-est du pays, a déclaré dimanche qu’Ozel ‘devrait se battre par tous les moyens légaux possibles’ pour conserver le parti mais que, si cela échouait, ‘nous sommes prêts à nous rassembler sous le nom d’un autre parti’.





