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Le Monde, le 27/06/2022
ÉDITORIAL
Alors que l’Alliance doit se réunir pendant trois jours à partir du 28 juin, la guerre en Ukraine permet à Recep Tayyip Erdogan de jouer l’ambiguïté au gré de ses calculs stratégiques entre ses alliés officiels occidentaux et la Russie.
En matière de capacité de nuisance, Recep Tayyip Erdogan ne craint personne. L’OTAN en fait l’expérience avec le blocage des candidatures suédoise et finlandaise par la Turquie pour des raisons qui répondent bien mal à la situation nouvelle créée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le président turc n’en a cure, privilégiant ses intérêts par rapport aux règles élémentaires qui doivent en théorie permettre le fonctionnement d’une Alliance dont il est le resquilleur, voire le parasite.
Il est sans doute vain d’attendre la moindre pression à l’occasion du sommet de l’Organisation qui doit s’ouvrir mardi 28 juin, à Madrid, compte tenu des circonstances qui placent déjà le président turc en position de force. Elles lui permettent de godiller entre la Russie et les alliés officiels occidentaux au gré de ses calculs stratégiques, et soulignent la perte d’influence des Etats-Unis. Les valeurs professées par Recep Tayyip Erdogan n’ont pourtant pas grand-chose à voir avec celles de l’OTAN, et son mode de gouvernance ressemble de plus en plus à celui de Vladimir Poutine et de Xi Jiping : société civile muselée, Parlements croupions, justice aux ordres.
On l’a constaté en avril avec la condamnation du philanthrope turc Osman Kavala à la perpétuité incompressible, au terme d’une parodie de procès. Il s’agit de la peine réclamée en France contre Salah Abdeslam pour sa participation aux attentats du 13 novembre 2015. Dans la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, les journalistes, les députés, les maires, les universitaires, tous taxés de « terrorisme », sont souvent assignés en justice, parfois lourdement condamnés pour avoir critiqué les actions du « Reis » (« chef », l’un des surnoms du président). Est-il vraiment le mieux placé pour chapitrer la Suède et à la Finlande sur la lutte contre le terrorisme, l’accusation de passivité étant l’un des arguments spécieux usés pour justifier le blocage ?
L’ivresse de l’impunité pourrait pourtant s’avérer être un piège. Recep Tayyip Erdogan a-t-il intérêt à mépriser ainsi ses alliés occidentaux au moment où sa situation électorale se détériore, à moins d’un an des élections, présidentielle et législatives, prévues en juin 2023 ?
L’économie turque devenue le fardeau d’Erdogan
Longtemps brandie comme le point fort du président, l’économie est devenue son principal fardeau. Le niveau de vie de la population ne cesse de baisser. L’inflation annuelle a atteint 73,5 % en mai, soit le pire taux depuis 1998, tandis que la dette extérieure du pays avoisine les 180 milliards de dollars (170,2 milliards d’euros) et que sept ménages sur dix sont endettés via des crédits à la consommation qu’ils ne peuvent pas rembourser.
La politique peu orthodoxe du président, persuadé que les taux d’intérêt élevés favorisent l’inflation, a abouti à la chute de la devise, à l’épuisement des réserves de la banque centrale, à la fuite des capitaux étrangers. Cette dégringolade l’a déjà contraint à un humiliant rabibochage avec l’Arabie saoudite et surtout avec son prince héritier, Mohammed Ben Salman, donneur d’ordre présumé de l’assassinat à Istanbul, dans des conditions effroyables, du dissident Jamal Khashoggi, en 2018.
Or la guerre en Ukraine risque « d’aggraver la situation » intérieure turque, touchant « les importations de matières premières, le secteur du tourisme et les investissements », souligne l’agence financière S&P Global dans une note récente. Le président turc peut penser que sa diplomatie du coup de menton l’aidera à gagner les prochaines élections. Il devrait se montrer plus attentif aux effets de sa politique monétaire. Il alimente lui-même une crise qui pourrait bien finir par l’emporter après dix-neuf ans passés au pouvoir.
Le Monde
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