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Le Monde, le 01/04/2022
Par Marie Jégo (Istanbul, correspondante)
Se pliant à la requête du procureur saoudien, le parquet réclame l’arrêt de la procédure concernant le journaliste assassiné en 2018 à Istanbul.
Soucieuse de sceller au plus vite sa réconciliation avec l’Arabie saoudite, la Turquie a décidé de tirer un trait sur l’affaire Jamal Khashoggi, le journaliste saoudien assassiné en 2018 à Istanbul, en mettant fin au procès par contumace de vingt-six ressortissants du royaume jugés depuis 2020.
Se pliant à la requête du procureur saoudien, le parquet turc a réclamé, jeudi 31 mars, l’arrêt de la procédure et le transfert du dossier aux autorités de Riyad. Plusieurs raisons ont été avancées, entre autres le fait que les accusés, absents du box, « sont des ressortissants étrangers » et que les mandats d’arrêts internationaux, émis jadis par Interpol à la demande d’Ankara, sont restés lettres mortes. Le tribunal va solliciter l’avis du ministère de la justice. Le procès a été ajourné au 7 avril.
Ardent critique du prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman, notamment dans les colonnes du Washington Post, Jamal Khashoggi a été vu pour la dernière fois alors qu’il pénétrait dans les locaux du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, le 2 octobre 2018, afin d’y effectuer une démarche administrative. Il n’en est jamais ressorti et son corps n’a jamais été retrouvé.
Les autorités turques avaient alors révélé – enregistrements à l’appui, car le consulat était sur écoute – qu’il y avait été assassiné dans des conditions effroyables, son corps ayant été démembré sur place à la scie par une équipe de « nettoyeurs » missionnés tout spécialement par le royaume.
L’Arabie saoudite avait avancé des récits contradictoires, affirmant que le journaliste, un ressortissant saoudien vivant aux Etats-Unis et résolu à s’installer en Turquie, avait quitté indemne le bâtiment du consulat. Le royaume avait ensuite reconnu qu’il était mort, à la suite d’une « rixe » survenue à l’intérieur du consulat.
Difficultés économiques
A l’issue d’un procès organisé à huis clos par la justice saoudienne, cinq accusés, dont les noms n’ont pas été révélés, ont été condamnés à la peine capitale, une sentence annulée en septembre 2020 et transformée en peines de prison. Le royaume ayant rejeté les demandes turques d’extradition des « nettoyeurs » et de leurs complices, Ankara avait décidé de juger vingt-six accusés par contumace.
A l’époque, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait fait de cet « assassinat politique » son cheval de bataille, promettant de révéler « la vérité nue ». La Turquie, disait-il alors, « incarne la conscience internationale ». L’ordre de tuer le journaliste est venu « des plus hautes sphères du gouvernement saoudien », avait-il accusé à maintes reprises.
Révélé avec des détails glaçants par plusieurs services secrets étrangers, l’assassinat a plongé l’Arabie saoudite dans l’une des pires crises diplomatiques de son histoire, le prince héritier ayant été désigné, à Ankara et à Washington, comme son principal commanditaire.
A ce jour, l’accusation est restée comme une tache noire sur la relation turco-saoudienne, tombée à son plus bas niveau. Les entreprises saoudiennes appliquent un boycott officieux des produits turcs, ce qui a entraîné une baisse drastique des exportations turques vers le royaume.
Confronté à des difficultés économiques récurrentes, une monnaie en chute libre, l’épuisement des réserves en devises de la banque centrale, une forte inflation (55 % sur un an), le président Erdogan est particulièrement soucieux d’assainir ses relations avec les dirigeants du Golfe. Lors d’une visite de réconciliation effectuée en février aux Emirats arabes unis, il avait annoncé son intention de se rendre en Arabie saoudite dans la foulée, sa première visite dans le royaume depuis l’affaire Khashoggi.
Le déplacement n’a pas eu lieu, officiellement pour des raisons de calendrier. En réalité, le royaume a posé ses exigences, réclamant en préalable à la justice turque l’abandon des poursuites judiciaires et des mandats d’arrêt émis contre ses sujets, comme en témoigne la lettre du procureur saoudien, transmise à Ankara le 13 mars.
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