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La Croix, le 30/03/2022
Agnès Rotivel
Analyse
Une nouvelle session de pourparlers entre représentants ukrainiens et russes s’est déroulée mardi 29 mars à Istanbul. La Turquie, qui entretient de bonnes relations avec Kiev comme avec Moscou, caresse l’espoir d’obtenir un accord de paix qui redorerait le blason du président Erdogan sur la scène internationale.
De nouvelles tractations ont débuté, ce mardi 29 mars, à Istanbul pour tenter de mettre fin à la guerre qui sévit en Ukraine depuis plus d’un mois. Depuis le début du conflit, Ankara s’est positionné comme un interlocuteur incontournable. « Erdogan rêve de réunir Zelensky et Poutine autour de la signature d’un accord de paix qui conforterait sa position au niveau intérieur et lui donnerait une stature internationale », analyse Jean Marcou, professeur à Sciences Po Grenoble. D’autant que le leader de l’AKP se sent une vraie légitimité.
«Pour trois raisons, analyse Aurélien Denizeau, chercheur en relations internationales, spécialiste de la Turquie et de la Méditerranée. Elle entretient de bonnes relations avec et les Russes et les Ukrainiens ; l’AKP a une pratique récurrente de médiation depuis son arrivée au pouvoir et, enfin, géographiquement ; la Turquie est centrale dans ce conflit puisqu’elle contrôle l’ouverture de la mer Noire et les détroits du Bosphore et des Dardanelles. »
Se démarquant des positions des Occidentaux et de l’Otan, le président turc s’était rendu en Ukraine, début février, alors que la tension était vive, pour signer un accord militaire avec Kiev, à qui il a vendu des drones. Après l’invasion militaire russe du 24 février, la Turquie organisait, dès le 10 mars, une réunion tripartite entre les ministres des affaires étrangères de la Russie, Sergueï Lavrov, et de l’Ukraine, Dmytro Kouleba, en marge d’un forum diplomatique, à Antalya. Avec un agenda ambitieux : « Un cessez-le-feu immédiat, une amélioration de la situation humanitaire à Marioupol, Kharkiv, Soumy, Volnovakha et d’autres villes ukrainiennes, un retrait des troupes russes du territoire de l’Ukraine. » Peu réaliste pour un début.
« Entre eux, sans intervention des Occidentaux »
Pour la Turquie, membre de l’Otan, la médiation est une opportunité, qui nécessite toutefois de la prudence. Ainsi, Ankara a dénoncé l’invasion russe en Ukraine (comme elle l’avait fait pour la Crimée en 2014), et les atteintes aux droits humains, mais sans appliquer de sanctions contre Moscou. Bien qu’alliée de l’Ukraine, elle veille à maintenir ses relations avec la Russie – à qui elle a acheté des systèmes de défense S-400 –, et dont dépendent étroitement son secteur touristique et ses approvisionnements en blé et en gaz. Sans parler de la centrale nucléaire d’Akkuyu, dans le sud de la Turquie, construite par le russe Rosatom.
« Il y a une forme de pragmatisme dans les relations entre Moscou et Ankara, observe Aurélien Denizeau. Même s’ils sont en désaccord sur plusieurs terrains – Syrie, Caucase, Libye –, ils acceptent de les régler pour qu’ils ne dégénèrent pas en affrontement direct. Et ils préfèrent les gérer entre eux, sans intervention des Occidentaux. »
Présents sur les mêmes terrains de conflit, Erdogan et Poutine soutiennent des camps souvent opposés. En Libye, Ankara est aux côtés du gouvernement de Tripoli, alors que Moscou soutient le général Haftar. En Syrie, les Turcs occupent toujours Afrin, dans le nord-ouest du pays, et une partie du Rojava, dans l’Est, pour empêcher la formation d’une zone kurde à sa frontière. Ils tiennent aussi la zone d’Idleb en tant que force d’interposition. Un sujet de tensions avec le régime syrien et la Russie qui, à terme, souhaitent son départ, alors qu’Ankara veut s’y maintenir. Enfin, la Turquie s’est félicitée du succès militaire obtenu par son allié turcophone, l’Azerbaïdjan, face à l’Arménie dans le Haut-Karabakh à l’automne 2020. Mais son influence grandissante dans le Caucase ne plaît guère à la Russie, qui considère ce territoire comme étant sa chasse gardée.
Amadouer l’ours russe
«Les relations entre les deux pays n’ont jamais été très bonnes, sauf dans l’entre-deux-guerres, soutient Jean Marcou. Pour Moscou, Ankara est l’empêcheur de tourner en rond. Et en Turquie, la Russie suscite toujours crainte et inquiétude. Alors Ankara essaie d’amadouer l’ours russe en se mettant d’accord sur certains dossiers. Mais dans les fondamentaux entre les deux pays, les rapports sont déséquilibrés. »
Russes et Turcs cherchent néanmoins, par tous les moyens, à éviter la confrontation directe. Cela passe parfois par de longues négociations entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan. Deux leaders qui se retrouvent sur le terrain de la rhétorique, avec un même ton souvent très dur à l’encontre de l’Occident. Ils ont besoin l’un de l’autre, s’utilisent l’un, l’autre. Poutine peut se féliciter d’attirer un pays de l’Otan vers lui, et Erdogan peut toujours menacer les Occidentaux, s’ils ne respectent pas ses intérêts, d’aller voir du côté de Moscou.
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