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La prochaine guerre au Moyen-Orient se produira-t-elle entre la Turquie et Israël ?

La Vie, le 04/05/2026

Par Anne Guion

Premier pays musulman à reconnaître Israël en 1949, la Turquie est aujourd’hui son ennemi déclaré. Entre rhétorique guerrière, contentieux gaziers et rivalités en Syrie, les tensions atteignent un point critique. Comment en est-on arrivé là ? Et jusqu’où ira l’escalade ? 

 

 
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, le 6 avril, à l’issue d’un conseil des ministres, s’est adressé à la nation pour fustiger l’attitude d’Israël dans le conflit au Moyen-Orient â€¢ MUSTAFA KAYA / CHINENOUVELLE / SIPA

 

 
Un détour de huit heures. Le 27 avril 2026, l’avion présidentiel israélien dessine un arc de cercle improbable à travers l’Europe et la Russie pour éviter la Turquie. Destination : le Kazakhstan. La raison ? Recep Tayyip Erdogan vient de refuser l’accès de son espace aérien au président Isaac Herzog. En mars dernier, le dirigeant turc déclarait que Â« Netanyahou a surpassé Hitler en barbarie Â». Dix jours plus tôt, l’ancien Premier ministre Naftali Bennett avait, lui, affirmé que la Turquie était Â« le nouvel Iran Â». Entre ces deux anciens alliés, les mots de guerre ont remplacé la diplomatie.

Comment en est-on arrivé là ? Le contraste est saisissant. En 1949, la Turquie devient le premier pays à majorité musulmane à reconnaître l’État d’Israël. Objectif : se rapprocher du camp occidental et intégrer l’Otan, ce qui est fait en 1951. Pendant la guerre froide, Ankara parvient à préserver ses relations avec Tel Aviv tout en ménageant les puissances arabes. Comment ? En adoptant une neutralité prudente lors des grands conflits (Suez en 1956, Six Jours en 1967, Kippour en 1973). Et lorsque en 1988 la Turquie reconnaît l’État palestinien, les relations économiques avec Israël n’en pâtissent pas. Les années 1990 marquent même l’âge d’or des relations israélo-turques.

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Tout bascule avec l’arrivée au pouvoir de Recep Tayyip Erdogan en 2003. Le nouveau Premier ministre rompt avec la tradition kémaliste laïque et pro-occidentale, et se rapproche du monde arabo-musulman. Dès 2006, la Turquie accueille des dirigeants du Hamas, finance des projets à Gaza et multiplie les déclarations en faveur de la Â« résistance palestinienne Â». Au grand dam de l’État hébreu.

Face-à-face en Syrie
Deux événements vont accentuer les tensions. Le coup d’éclat d’Erdogan à Davos en 2009. Celui-ci quitte précipitamment un débat public sur le blocus de Gaza. Et surtout la crise du Mavi Marmara en 2010. Des commandos israéliens abordent, dans les eaux internationales, une flottille humanitaire turque partie briser le blocus de Gaza et tuent neuf militants. L’attaque provoque une rupture diplomatique entre les deux pays. Les relations ne reprennent qu’en 2016, après des excuses publiques israéliennes inédites et l’indemnisation des familles des victimes.

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La découverte de gisements gaziers en Méditerranée orientale offre alors une fenêtre de normalisation : Israël a besoin de la Turquie pour acheminer son gaz vers l’Europe. Mais la tentative de coup d’État de juillet 2016 referme aussitôt cette opportunité. Fragilisé, Erdogan radicalise son discours, instrumentalise les contentieux gaziers et multiplie les provocations. Résultat : Israël se tourne vers la Grèce, Chypre et l’Égypte, et crée en 2019 le Forum du gaz de Méditerranée orientale… sans la Turquie.

Surtout, la chute du régime Assad en décembre 2024 rebat les cartes. En Syrie, Israël et la Turquie se retrouvent aujourd’hui face à face. Â« Les Turcs sont les sponsors du gouvernement syrien actuel. Ils espèrent avoir leur mot à dire sur la reconstruction syrienne, mais aussi obtenir une alliance militaire qui leur permettrait d’installer des bases sur place, explique Dorothée Schmid, directrice de recherche à l’Institut français des relations internationales (Ifri). Les Israéliens, eux, refusent catégoriquement toute présence militaire turque susceptible de menacer leur sécurité. Â»

Deux pôles rivaux
Désormais, les tensions se cristallisent sur de nouveaux théâtres. Au Liban, Erdogan dénonce les frappes et les projets de zones tampons d’Israël. Â« Ce qui est assez nouveau, car la Turquie n’a pas de présence particulière au Liban, ni d’intérêt stratégique direct, note Dorothée Schmid. Mais l’avancée d’Israël au Liban est perçue comme un nouveau seuil franchi. Surtout, les Israéliens se rapprochent géographiquement de la Turquie. Â»

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Les tensions montent également en Méditerranée orientale. L’exemple est parlant : début mars, quand Paris et Londres renforcent leur présence à Chypre après des frappes iraniennes, Ankara déploie aussitôt des troupes à Chypre Nord. Â« Tout mouvement militaire en mer Égée est désormais perçu dans ce prisme d’affrontement. Le rapprochement entre la Grèce, Chypre et Israël est vécu comme une provocation directe par Ankara. Â»

Une rhétorique guerrière se met en place de part et d’autre. Â« Des officiels israéliens déclarent très régulièrement que la Turquie est la prochaine menace, précise Dorothée Schmid. De leur côté, les Turcs inscrivent dans presque toutes leurs déclarations multilatérales qu’Israël doit être identifié comme l’ennemi principal. Cette escalade verbale s’est beaucoup accélérée depuis octobre 2023 et encore davantage après la chute d’Assad. Â»

A lire aussi : Meron Rapoport : « Pour les Israéliens, la force est le seul moyen d’interagir avec les pays de la région Â»
Des discours qui s’inscrivent dans une reconfiguration stratégique du Moyen-Orient. Â« On est entré dans une séquence militaire d’où vont sortir de nouveaux alignements, analyse la chercheuse. Si l’Iran est durablement affaibli, ne reste que deux grandes armées : l’israélienne et la turque. Â» Autrement dit : dans un Moyen-Orient post-iranien, Ankara et Tel-Aviv deviennent les deux pôles rivaux de la région.

Fuite en avant stratégique
Pourtant, l’affrontement direct reste peu probable. Â« Le coût serait énorme, affirme Dorothée Schmid. Ce sont deux grandes armées expérimentées, très bien entraînées. Et elles font en théorie partie du même cercle d’alliance. Â» La Turquie est membre de l’Otan, Israël y est très lié. Mais cet argument s’affaiblit : Â« Les Turcs disent depuis plusieurs années qu’ils pensent que la clause de défense collective de l’Otan – l’article 5 – ne fonctionnerait pas pour eux. Ils le disaient hier en cas d’attaque de la Grèce. Ils le disent aujourd’hui pour Israël. Â»

Le risque n’est donc pas une guerre planifiée, mais un incident qui déclencherait une escalade incontrôlable. Â« Dans un contexte d’hypertension et d’hyperexaspération mutuelle, avec beaucoup de déploiements militaires un peu artisanaux ici et là, un incident est toujours possible. »

Pour certains observateurs, cette dynamique d’escalade n’a pourtant rien d’accidentel. Â« Israël cherche délibérément des guerres qu’il ne peut pas gagner, analyse Meron Rapoport, journaliste israélien au journal + 972 Magazine. Désigner la Turquie comme ennemi, un membre de l’Otan doté d’une des armées les plus puissantes au monde, le prouve. C’est une fuite en avant stratégique. L’objectif est clair : maintenir un conflit perpétuel. Tant que les Israéliens font la guerre, la droite peut empêcher toute véritable discussion sur une solution juste et sur les droits des Palestiniens. Le conflit permanent devient l’alibi parfait. Â»

Une certitude : Israël et la Turquie sont condamnés à s’affronter ou à coexister. Comme le chat de Schrödinger, enfermé dans sa boîte, à la fois mort et vivant, leur relation existe dans une superposition d’états contradictoires : ni vraiment en paix, ni vraiment en guerre. Mais dans un Moyen-Orient en pleine recomposition, où chaque acteur redéfinit ses alliances et ses lignes rouges, il suffirait d’une étincelle pour que cette ambiguïté s’effondre.

 

â—Š  

 

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