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Libération, le 07/07/2025
Caucase
Bakou et son allié Ankara poussent pour créer une route commerciale qui traverserait le sud de l’Arménie, reliant l’Azerbaïdjan à son enclave le Nakhitchevan. Erevan n’a pas confirmé ce revirement.
C’est ce qui s’appelle «négocier un virage», ou dans ce cas précis : «un corridor». Le président turc Recep Tayyip Erdogan, à peine rentré, le samedi 5 juillet, du 17e sommet de l’Organisation de coopération économique eurasiatique au Karabakh, a déclaré que «l’Arménie, initialement opposée au corridor de Zanguezour [reliant l’Azerbaïdjan à l’est de la Turquie, ndlr], se montre maintenant plus souple». Les autorités d’Erevan n’ont pour l’instant pas confirmé ni infirmé officiellement ces dires.
Transport de pétrole
Ce projet de route de transit passant par le sud de l’Arménie cristallise les ambitions géopolitiques et économiques d’Ankara et de son allié azerbaïdjanais, dans une région, le Syunik, déjà sous tension puisqu’une partie de l’opinion arménienne soupçonne son éternel ennemi de vouloir s’en emparer. D’après Erdogan, qui se pose en médiateur, Erevan changerait son positionnement pour «favoriser son intégration économique», en faisant fi du risque de perdre en souveraineté.
Avec ses 43 km, Zanguezour permettrait le transport de marchandises, manufacturées de Chine, mais surtout de gaz et de pétrole depuis l’Azerbaïdjan, pays producteur et exportateur majeur d’énergies, vers la Turquie et l’Europe. Pour Bayram Balci, chercheur au centre de recherches internationales de Sciences-Po : «L’Arménie pourrait trouver des bénéfices, par exemple en imposant des taxes.» Il souligne que l’enjeu se situe dans la capacité de l’Etat caucasien à contrôler cette route sur son territoire. Le spécialiste de l’espace turcique rappelle la dimension géopolitique de ce corridor pour ses voisins ennemis : il relie, via l’Arménie, l’Azerbaïdjan de son enclave du Nakhitchevan, qui jouxte la Turquie, et ainsi le reste du monde turc.
Changement de paradigme
Depuis le gouvernement de Serge Sarkissian, au début des années 2000, les responsables arméniens s’opposent au corridor. Pourquoi un revirement maintenant ? «Le Premier ministre Nikol Pachinian a compris qu’il n’y avait plus rien à attendre de la Russie [dont les troupes de maintien de la paix ont quitté la zone de Zanguezour, au sud de l’Arménie, après la chute du Haut-Karabakh en janvier 2023], explique Bayram Balci. Il se rapproche de la Turquie, avec réalisme et pragmatisme, quitte à déplaire.» Le 20 juin, Nikol Pachinian a rencontré Recep Tayyip Erdogan dans son palais stambouliote pour aborder la normalisation de leurs relations et un accord de paix avec l’Azerbaïdjan. Une rencontre qui a renforcé une hostilité interne contre le Premier ministre, ayant abouti à une tentative de coup d’Etat fin juin.
«Erevan attend d’Erdogan qu’il intervienne en tant qu’arbitre pour que l’Azerbaïdjan soit moins belliqueux, d’autant plus qu’actuellement il semblerait que plus aucun pays ne respecte le droit international», analyse le chercheur. L’hubris de Bakou, exacerbée depuis sa victoire sur l’Arménie, il y a un an, pourrait s’atténuer par la médiation de son «grand frère», dernière puissance étrangère influente dans la région depuis la perte d’influence russe, selon Bayram Balci. Puisque Moscou s’est mis à dos les deux pays du Sud-Caucase : l’Arménie pour l’échec de sa mission pacificatrice dans la dernière guerre du Haut-Karabakh ; l’Azerbaïdjan depuis une rafle de la diaspora azerbaïdjanaise dans l’Oural conduisant à la convocation de l’ambassadeur azerbaïdjanais de Russie, dimanche 29 juin.
Autre acteur qui pourrait jouer un rôle dans l’ouverture de Zanguezour : l’Iran. Arguant d’intérêts dans la zone du projet, située à quelques kilomètres de sa frontière avec l’Arménie, Téhéran s’oppose à son ouverture. L’arrivée au pouvoir, l’année dernière, de Massoud Pezeshkian, d’origine azerbaïdjanaise, n’a pas changé la donne. Début juin, Ali Akbar Velayati, conseiller du guide suprême iranien pour les affaires internationales, avait assuré avoir «contrecarré» une tentative de création du corridor. Cette posture défensive n’a plus beaucoup d’impact, estime Bayram Balci. Affaiblie par la «guerre de douze jours», la République islamique ne peut pas se permettre d’entrer dans le jeu belliqueux de Zanguezour.
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