Une estimation de six camps par an
Comme ils sont organisés clandestinement, il n’est pas possible de se prononcer concrètement sur le nombre de ces camps, écrit le gouvernement. De plus, il n’est pas toujours clair si ces camps servent aussi à d’autres manifestations, comme des réunions de membres ou des rencontres de cadres. Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) formule cependant un ordre de grandeur de six camps organisés par an.
Le PKK récolte en outre en Suisse de l’argent et effectue des activités de propagande, poursuit le Conseil fédéral. Certaines associations culturelles accueillent en leur sein des réfugiés kurdes fraîchement arrivés et tentent de les instrumentaliser à des fins partisanes.
Principalement non violent en Europe
Le gouvernement dit que le SRC suit depuis longtemps la situation de près et évalue les menaces. Si nécessaire, des mesures sont déjà prises, comme des interdictions de voyager en Suisse à des membres actifs et à d’anciens partisans du PKK, la mise sous séquestre ou la confiscation de matériel de propagande si le contenu appelle sérieusement ou concrètement à la violence contre des personnes ou des biens.
Le Conseil fédéral rappelle encore que le PKK mène en Europe une lutte principalement non violente pour la reconnaissance des Kurdes dans la région autoadministrée au nord-est de la Syrie. En Suisse également, des affrontements violents ont lieu sporadiquement entre des sympathisants du PKK et des nationalistes turcs.
L’activisme du PKK en Suisse devrait augmenter à la suite des nouvelles interventions turques contre l’autonomie kurde après le bouleversement de situation en Syrie, selon le Conseil fédéral. Mais cet activisme ne devrait pas s’accompagner pour autant de violences.





