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Marianne, le 20/01/2025
Par Nadia Geerts
L’Å“il de Marienneke

« Le système d’attribution quasi automatique leur ôte l’essentiel de leur prestige », déclare Nadia Geerts.
Ces derniers jours, certains Belges se sont étranglés en découvrant l’identité de certains des nouveaux « Chevalier de l’Ordre de Léopold », l’équivalent de la Légion d’Honneur française : Hasan Koyuncu, député socialiste au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale depuis 2014 et proche d’Erdogan et de l’AKP. Mais également Fouad Ahidar, fondateur en 2024 de la Team Fouad Ahidar, un petit parti politique aux relents hypercommunautaristes, voire islamistes. Il semble qu’il faille à tout le moins revoir la procédure d’attribution de ces récompenses, estime notre chroniqueuse bruxelloise Nadia Geerts.
« L’Ordre de Léopold a été institué en 1832, ce qui en fait l’ordre le plus ancien de Belgique. Il porte le nom de son fondateur, le roi Léopold Ier. Il s’agit également de la plus prestigieuse et de la plus haute distinction belge. L’ordre est divisé en cinq degrés ou classes : Grand Cordon, Grand officier, Commandeur, Officier et Chevalier. Le ruban de l’Ordre est violet amarante moiré. Il est remis à ceux qui, ayant une certaine position dans la vie, ont fait une longue carrière ou pour un mérite exceptionnel. » Voilà ce qu’on peut lire sur le site internet du Service public fédéral du royaume de Belgique.
Chaque année, le ministère des Affaires étrangères propose ainsi des noms, que le Palais doit ensuite valider. Ce qui se fait dans 95 % des cas de manière automatisée, si l’on en croit Pierre De Vuyst, spécialiste des monarchies, interviewé pour l’occasion par la chaîne BX1. Les récompenses en question sont en effet attribuées en fonction de la carrière et de l’ancienneté. Et le même d’expliquer qu’il s’agit de « récompenser un parcours et certains accomplissements », dès lors que, en Belgique comme ailleurs, il existe « des décorations pour remercier des personnes envers lesquelles l’État se sent redevable », l’ordre de Léopold étant ainsi « l’équivalent de la Légion d’Honneur française ».
Deux cas particuliers
Soyons honnêtes : la plupart du temps, le Belge moyen – dans lequel je m’inclus – ignore tout de l’identité des heureux récipiendaires. Non pas par manque de transparence du Palais, mais parce qu’en réalité, ces titres honorifiques n’intéressent pas grand monde, et ce d’autant moins que le système d’attribution quasi-automatique leur ôte l’essentiel de leur prestige.
Mais ces derniers jours, certains se sont quand même étranglés en découvrant l’identité de certains des nouveaux « Chevalier de l’Ordre de Léopold ». Car même si le titre de Chevalier est le plus bas dans la hiérarchie des titres qui composent l’Ordre de Léopold, on peut à bon droit s’interroger sur les mérites qui valent à certains d’être ainsi récompensés. Et à cet égard, deux noms semblent mériter tout particulièrement d’être pointés.
Le premier est celui d’Hasan Koyuncu, député socialiste au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale depuis 2014 et proche d’Erdogan et de l’AKP. On lui doit l’invitation de l’imam pakistanais Muhammad Ansar Butt à la tribune du Parlement bruxellois il y a à peine un an. La psalmodie de sourates par cet imam avait à l’époque soulevé un tollé de protestations, mais celles-ci ne semblent pas être arrivées aux oreilles du Palais, pas plus d’ailleurs que les positions problématiques de monsieur Koyuncu en matière de reconnaissance du génocide arménien.
Passe encore néanmoins, puisque la loi relative à l’octroi de distinctions honorifiques dans les Ordres nationaux précise que « l’octroi d’une distinction dans les Ordres nationaux ne peut être considéré comme conférant une reconnaissance de certaines options, prises de position ou actions politiques ».
Mais il y a pire : le second nom est en effet celui de Fouad Ahidar, fondateur en 2024 de la Team Fouad Ahidar, un petit parti politique aux relents hypercommunautaristes, voire islamistes, qui doit son succès fulgurant aux élections régionales de juin et communales d’octobre au triptyque voile-halal-Gaza. Un homme sympathique tant qu’on ne le chatouille pas là où ça gratte, par exemple sur la question de la neutralité, à laquelle il semble avoir développé une vive allergie cutanée. Mais ce n’est pas le plus grave, puisque Ahidar estimait aussi en 2010 qu’il fallait cesser de traiter le Hamas de terroriste, entre autres positions pour le moins interpellantes qui ont d’ailleurs mené trois associations juives (le CCOJB, le Forum der Joodse Organisaties et le CCLJ) à déposer plainte contre lui en février 2024 auprès du procureur du Roi pour minimisation du génocide nazi et incitation à la haine et à la discrimination.
Or, la loi relative à l’octroi de distinctions honorifiques dans les Ordres nationaux stipule que « les personnes faisant l’objet d’une procédure judiciaire en matière pénale – information ou instruction – ou disciplinaire ne sont pas proposées pour une distinction dans les Ordres nationaux avant l’issue de cette procédure ».
Quant à Christie Morreale (PS), ancienne ministre régionale wallonne de la Santé et députée au Parlement wallon, elle vient pour la deuxième fois de refuser d’être mise à l’honneur, déplorant qu’en l’absence de féminisation du titre, elle ne puisse se faire appeler « Chevalière » !
Et là encore, voilà qui est bien étrange… et je ne vise pas ici le refus de madame Morreale, en parfaite cohérence avec la position déjà adoptée en 2020, mais le fait que la distinction lui ait été proposée une deuxième – je n’ose écrire « seconde » – fois, alors que la loi précise que « le refus d’une distinction honorifique dans les Ordres nationaux par la personne concernée est irrévocable, et a pour effet que celle-ci ne peut plus être proposée à une nomination ou promotion dans ces Ordres ».
À la lumière de ces quelques éléments, il semble qu’il faille à tout le moins revoir la procédure d’attribution de ces récompenses, son caractère quasi-automatique entraînant de toute évidence quelques ratés. Car pour un peu, on croirait que c’est un logiciel d’intelligence artificielle balbutiant qui a établi la liste des heureux élus sans tenir compte ni de la loi en vigueur, ni du profil de ces derniers !
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