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Marianne, le 23/04/2026
Diplomatie
Par Coralie Dreumont
Derrière les grandes tirades sur la paix, la Turquie cherche surtout à éviter qu’une guerre prolongée entre Washington et Téhéran ne vienne frapper sa frontière, sa facture énergétique, son économie et sa sécurité intérieure. En appui d’une médiation pakistanaise qui a du mal à s’imposer, Recep Tayyip Erdogan tente avant tout d’empêcher que le coût du conflit ne lui explose au visage.
« Il ne faut pas laisser les armes parler à la place des mots », martelait Recep Tayyip Erdogan à l’occasion du Forum diplomatique d’Antalya qui s’est tenu du 17 au 19 avril dernier en Turquie. Resté discret depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le dirigeant turc a profité de l’évènement pour multiplier les appels en faveur « d’une paix durable » en Iran.
À cette occasion, une réunion entre les représentants du Pakistan, de la Russie, de l’Égypte et de l’Arabie saoudite s’est tenue en marge des conférences. En choisissant de ne pas convier les parties prenantes au conflit ou les États occidentaux, Ankara souhaiterait apporter une réponse régionale. « Le pays a toujours eu tendance à régionaliser les conflits. Il souhaiterait que les crises locales soient gérées par des puissances locales », précise Aurélien Denizeau, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (Ifri) et spécialiste de la Turquie.
Tandis que les pourparlers se poursuivent au Pakistan sans obtenir de résultats concrets, l’État turc veut jouer un rôle de facilitateur dans le processus de paix. Et pour cause : il voit d’un très mauvais œil la poursuite des hostilités à sa frontière. « Erdogan est très embêté. D’un côté, il ne veut pas abîmer ses bonnes relations avec Trump, mais de l’autre, il ne peut pas soutenir les bombardements », explique Bayram Balci, chercheur au CNRS et à Sciences Po Paris.
La Turquie prise en étau
La Turquie subit de plein fouet les conséquences de la guerre en Iran. Son économie, fortement dépendante des importations de pétrole et de gaz, notamment iranien, se trouve fragilisée par la hausse des prix de l’énergie et le pays craint une baisse du tourisme. « Il pourrait également y avoir des conséquences sur la sécurité alimentaire, 25 % de son engrais dépend du Golfe et cela pourrait avoir des conséquences jusqu’en 2027 », précise Tolga Bilener, docteur en sciences politiques à l’université Galatasaray d’Istanbul.
D’un autre côté, la population turque est très fortement opposée à la guerre. Très solidaires des Iraniens, les Turcs gardent toutefois en mémoire le traumatisme de la guerre civile syrienne. Le pays s’était retrouvé dépassé par l’arrivée de millions de Syriens sur son territoire. « Les Turcs s’inquiètent d’une venue massive d’Iraniens, le pays n’étant actuellement plus en capacité d’accueillir un autre grand mouvement de population », précise Bayram Balci, pour qui cette crainte a toutefois été rapidement balayée : « Aujourd’hui, ce n’est plus une question. On se rend compte que peu d’Iraniens viennent et la plupart passent par la Turquie pour transiter vers un autre pays d’asile. »
Pourtant, l’inquiétude d’Ankara ne faiblit pas. « Les Turcs sont mal à l’aise avec « l’axe de la résistance ». Ils ne veulent ni un Iran puissant, ni un Iran qui éclate : un voisin puissant, c’est dangereux, et une défaite de l’Iran, ce serait un risque de guerre civile », indique Aurélien Denizeau. Autre peur viscérale du gouvernement d’Erdogan : le risque d’une insurrection kurde vers l’Iran, mettant à mal le processus de paix impulsé il y a un an avec le PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan. « Cela ne s’est pas produit pour l’instant, car même les plus fidèles au mouvement national kurde se méfient d’un soutien américain ou israélien », souligne Bayram Balci.
Alors, le pays tente la manière douce, en s’imposant subrepticement dans les pourparlers. « La Turquie a quelques cartes en main : elle dispose de bases américaines sur son sol et c’est le seul pays qui est capable de parler à toutes les parties », analyse Aurélien Denizeau. La Turquie peut parler à tout le monde… ou presque. Les relations entre Ankara et Tel Aviv, par exemple, semblent au point mort.
Relations tendues avec Israël
Ces dernières semaines, la présidence turque n’a pas mâché pas ses mots et a critiqué ouvertement l’État hébreu. Le directeur de la communication d’Erdogan a notamment traité le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou de « criminel visé par des mandats d’arrêt » qui « entraîne la région dans le chaos et le conflit en guise de stratégie de survie politique ». En réaction, Israël a comparé le dirigeant turc « à un tigre de papier » qui serait trop indulgent avec le régime iranien « tout en massacrant ses propres citoyens kurdes ». Une escalade verbale inédite entre les deux pays, anciennement alliés. Certains commentateurs israéliens sont allés jusqu’à qualifier la Turquie de « nouvel Iran ».
Il est vrai que la politique israélienne vis-à -vis de la Palestine et de l’Iran alimente depuis longtemps les fractures entre les deux pays. En 2009, Erdogan s’était fait remarquer lors du forum de Davos en s’opposant à Shimon Peres, ancien président israélien : « Vous tuez des gens », lui avait-il affirmé en faisant référence à la bande de Gaza. Mais dernièrement, c’est la chute de Bachar el-Assad et le soutien militaire de la Turquie au nouveau dirigeant syrien qui ont achevé de fragiliser les relations entre les deux pays.
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