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Le Figaro avec AFP, le 21/07/2024
Par Anne Andlauer

Le ministre turc de l’Éducation nationale, Yusuf Tekin à Istanbul, le 7 juin 2024. Altan Gocher / Altan Gocher / Hans Lucas via Reuters
RÉCIT – Le pouvoir à Ankara menace d’interdire aux deux écoles françaises du pays de scolariser des enfants de nationalité turque. Elle presse la France de signer un accord bilatéral et pose ses conditions.
Depuis son lieu de vacances sur la Riviera turque, Ayse* se dit encore « choquée » par le message reçu dans la soirée du 12 juillet et sobrement intitulé « Courrier de l’ambassade de France ». La lettre informait les parents des quelque 2 400 élèves des écoles françaises de Turquie qu’une majorité d’entre eux pourraient être privés de leurs classes dès la rentrée prochaine.
Dix jours plus tôt, les autorités turques avaient signifié à la France qu’en l’absence d’un accord au sujet de leur statut, les écoles Charles-de-Gaulle d’Ankara et Pierre-Loti d’Istanbul « ne pourront pas admettre d’élèves de nationalité turque à partir de l’année scolaire 2024-2025 », et « les élèves turcs actuellement scolarisés (…) devront être transférés dans des écoles turques. » Le fils d’Ayse, inscrit à l’école Pierre-Loti, est concerné. « On est démoralisés, on ne profite pas de nos vacances, confie-t-elle au téléphone. On ne sait absolument rien de ce qui se passe. Est-ce que je dois chercher une nouvelle école pour mon fils ? »
Comme beaucoup de parents, Ayse avait eu vent de rumeurs. Dans la presse proche du pouvoir, sur les réseaux sociaux, certains réclament depuis longtemps la fermeture des deux écoles, qu’ils accusent de « violer la loi ». « Je ne pensais pas que les choses pouvaient aller si loin, j’ai l’impression que notre gouvernement fait monter les tensions de façon inutile », soupire Ayse, non francophone, qui dit avoir choisi l’enseignement français « pour son attachement à développer l’esprit critique des enfants ».
La France prise de court
Côté français, on semble aussi avoir été pris de court par la tournure des événements. Dans son courrier du 12 juillet, l’ambassade rappelle que des discussions avec les autorités turques se poursuivent « de longue date » au sujet du statut juridique des écoles. À la suite d’un entretien avec le ministre turc de l’Éducation début mars, la France dit avoir transmis une proposition d’accord. « Toutefois, mi-juin, la partie turque nous a remis un projet d’accord allant au-delà des propositions évoquées jusqu’à présent », affirme la partie française. Un projet d’accord suivi, le 2 juillet, par une « note verbale », en forme d’ultimatum.
Pour Ankara, l’argument est simple : dès lors que ces établissements (qui suivent les programmes français, hors du système éducatif turc) accueillent des enfants turcs, leur fonctionnement devrait dépendre d’un accord bilatéral, d’autant que ces élèves constituent désormais la grande majorité des effectifs. La France ne s’y oppose pas, mais les négociations achoppent sur le contenu de l’accord.
La Turquie affiche notamment une exigence de « réciprocité » : elle veut ouvrir ses propres écoles pour les Turcs de France. « Nous ne ressemblons pas aux pays que vous avez colonisés ! Si vous voulez enseigner ici, vous devez vous plier à nos conditions », a lancé le 13 juillet le ministre turc de l’Éducation, Yusuf Tekin. Dans un entretien au quotidien Habertürk, ce dernier a toutefois assuré que les élèves déjà scolarisés dans les écoles françaises n’étaient pas concernés.
Les négociations se poursuivent
Ankara a aussi demandé que les programmes suivis par ces établissements « se rapprochent » de ceux suivis dans les écoles turques « pour au moins quelques matières », a rapporté à l’AFP une source proche du dossier. « La France était prête à mettre en vigueur ce qu’on appelle les parcours intégrés, déjà appliqués par les écoles françaises d’autres pays, a expliqué cette source. Mais les autorités turques ont récemment et soudainement haussé le ton et mis la pression. »
À un mois et demi de la rentrée, les négociations commencent véritablement, et avec elles une attente inquiète pour les parents d’élèves. « J’espère que la situation pourra se résoudre entre diplomates, loin des tirades politiques et dans l’intérêt des enfants », veut croire Ayse, la maman habitant à Istanbul. Oussema Trigui, représentant des parents d’élèves du lycée d’Ankara, veut rester confiant, mais déplore l’absence de communication de la direction ces derniers mois, alors que la crise couvait. Il estime qu’il est temps de doter ces établissements d’un statut en bonne et due forme. « Les parents qui envoient leurs enfants turcs à l’école française prennent un risque, et il n’est pas du tout normal qu’ils encourent ce risque, raisonne-t-il. Je pense qu’il faut absolument saisir ce moment pour trouver une solution et en finir avec ce problème. »
La France doit envoyer une délégation en Turquie dans les prochains jours pour poursuivre les négociations.
* Le prénom a été modifié.
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