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Le Dauphine Libéré, 15/07/2024
Sandrine Tran
À l’été 1974, l’île située au large de la Turquie connaissait un coup d’État des nationalistes chypriotes grecs partisans d’un rattachement à la Grèce. En réponse, l’ancien État ottoman envoyait son armée pour protéger sa population turcophone ce qui conduisit à la partition de l’île en deux. Une cicatrice vieille de 50 ans.

La capitale Nicosie est séparée en deux mais la traversée de la frontière se fait depuis 2003 via des checkpoints. Photo Sipa/Valery Sharifulin
Si Chypre est ainsi balafrée aujourd’hui, c’est qu’elle a connu des décennies de conflits. Avec les Britanniques d’abord et plus récemment avec les Turcs. Le 15 juillet 1974, il y a tout juste 50 ans, une junte nationaliste grecque tente un coup d’État contre l’archevêque-président Makarios dans le but de rattacher l’île à la Grèce. Le 22 juillet en réponse, l’opération Attila est lancée : la Turquie envoie son armée pour « protéger » la population turcophone vivant sur l’île. S’ensuit un conflit armé qui a coûté la vie à entre 3 000 et 6 000 Chypriotes grecs dont 700 civils, 485 Chypriotes turcs dont 259 civils, fait fuir 200 000 insulaires du nord au sud, et conduit à la partition de l’île en deux.
Pour les étrangers venant profiter des eaux turquoise de l’île aux portes du Proche-Orient et de ses tortues marines venant s’y reproduire, c’est une incongruité. Dans la zone occupée par l’armée turque, la République turque de Chypre du Nord (RTCN) n’est reconnue que par la Turquie, alors que la République de Chypre qui ne contrôle que le Sud parle grec, et est membre de l’Union européenne depuis 2004. Une zone tampon de 180 km de long sépare l’île en deux, faisant entre quatre mètres et sept kilomètres de large, administrée par les Casques bleus des Nations unies… Une île où il est également possible de commander un fish and chips sur les deux bases militaires britanniques où l’on paie en euros, et où la capitale, Nicosie est traversée par la ligne verte. Depuis 2003, il est possible de traverser la ligne à sept checkpoints.
« Un conflit de nationalistes »
À l’époque du conflit, les Chypriotes « vivent en paix, mélangés entre environ 80 % de la population de confession orthodoxe, 18 % de confession musulmane, et les 2 % restants se partageant entre les Arméniens, les catholiques et les Maronites », explique Gilles Bertrand, enseignant-chercheur à Sciences Po Bordeaux, membre du laboratoire Émile Durkheim, et spécialiste de Chypre. « En réalité, le conflit de Chypre est un choc de nationalismes : les Grecs d’un côté et les Turcs de l’autre, qui veulent une partition de l’île alors que la population se porte très bien dans une société multiculturelle. »
Chypre va-t-elle un jour jouir d’un seul et même drapeau ? C’est le statu quo qui semble se profiler. Un plan de réunification sous l’égide de l’ONU – le plan Annan – a échoué en 2004 : « C’était le projet le plus abouti car il pensait notamment la création d’un conseil présidentiel avec des membres grecs et turcs », rappelle Gilles Bertrand. Si les Chypriotes turcs ont massivement voté en faveur de l’accord (65 %), les Chypriotes grecs l’ont rejeté (75 %) par référendum. Cette différence de position s’explique par la situation politique de l’époque : « Les hommes politiques chypriotes grecs portent une lourde responsabilité parce que le président Tássos Papadópoulos, une frange nationaliste mais aussi les communistes ont rejeté le plan en expliquant qu’il n’était pas parfait. Évidemment, un plan de paix n’est jamais parfait. Ils ont refusé un compromis », souligne le spécialiste. Et côté turc, le vote massif était probablement dû à une vraie adhésion à la réunification et l’entrée dans l’Union européenne.
L’échec de la réunification
Et si chaque candidat à la présidence de la République de Chypre fait campagne sur une promesse d’accord, « personne ne le veut dans les faits » : « La Constitution de 1960 prévoit une gouvernance avec un président grec et un vice-président turc. Et là c’est chacun chez soi, la partition est très confortable pour les élites politiques », analyse l’enseignant.
Officiellement, 3 000 Chypriotes turcs opèrent une migration pendulaire journalière en traversant la zone tampon, à la recherche de meilleurs salaires, alors que l’inverse n’est pas vrai. Et autre fait étonnant : « D’un point de vue du droit européen, toute l’île est censée être dans l’UE alors que l’acquis communautaire ne s’applique pas en zone nord », souligne Bertrand Gilles. « Cela veut dire que tous les Chypriotes qui avaient la nationalité avant 1974 ainsi que leurs descendants sont citoyens de la République de Chypre. Même ceux vivant en zone occupée. » Cinquante ans après la partition, Chypre cherche toujours son unité.
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