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Le Figaro, le 28/04/2022
Par Delphine Minoui
Correspondante à Istanbul
Le prince Mohammed Ben Salman et le président turc, Recep Tayyip Erdogan, en 2017, à Djeddah, peu de temps avant que les relations entre les deux pays ne se tendent. HO/AFP
Le président turc s’est rendu jeudi à Riyad: une visite inédite depuis l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018 à Istanbul, et motivée par l’espoir d’obtenir des garanties de soutien financier.
La «récompense» ne s’est pas fait attendre. Ce jeudi 28 avril, le président turc Recep Tayyip Erdogan a foulé le tarmac de l’aéroport de Riyad pour la première fois depuis le meurtre, en 2018, de Jamal Khashoggi au consulat saoudien d’Istanbul, et à peine trois semaines après l’abandon du procès de ses assassins par Ankara.
La visite de deux jours, «à l’invitation du roi Salman» selon les services présidentiels, est d’une importance cruciale pour Ankara: alors que la Turquie est frappée par une crise économique sans précédent depuis l’arrivée de l’AKP au pouvoir en 2002, et à un an du scrutin présidentiel, Erdogan entend profiter de ce voyage pour obtenir des garanties de soutien financier. «Les relations dans tous leurs aspects seront passées en revue et les étapes visant à un renforcement de la coopération seront évoquées», précise un communiqué de la présidence. Bien que controversée, une rencontre avec le prince Mohammed Ben Salman était même prévue dans la soirée de jeudi, avant qu’Erdogan ne s’envole pour La Mecque.
Montré du doigt dans l’organisation du meurtre du journaliste et dissident saoudien de 59 ans, le prince héritier a fait couler beaucoup d’encre en Turquie. L’image de celui qui passe pour le véritable dirigeant du royaume a été sérieusement entachée depuis le fameux 2 octobre 2018, jour de la disparition de Jamal Khashoggi, après avoir pénétré dans l’enceinte du consulat d’Istanbul pour y récupérer les papiers nécessaires à son mariage. Ce jour-là , sa fiancée turque, Hatice Cengiz, l’attend des heures durant devant la bâtisse jaune qui héberge les services consulaires dans un quartier huppé d’Istanbul. Il n’en est jamais ressorti. La suite ressemble à un feuilleton macabre, alors relayée dans le moindre détail par la presse turque. Tandis que les captures vidéo du commando de quinze hommes et les fuites des services de renseignement turcs permettent de briser le mystère de sa disparition, il est rapidement confirmé que Khashoggi a non seulement été assassiné dans l’enceinte du consulat, mais que son corps a été démembré. Le crime, précisent les enquêteurs, a été commandité en très haut lieu.
«Marchandage avec Riyad»
À l’époque, les relations entre Ankara et Riyad sont déjà tendues, du fait des affinités du président turc avec le Qatar, rival du royaume saoudien dans la région. Alors, le président turc s’empare en personne de l’affaire en promettant de «tout faire» pour élucider ce meurtre «politique» et «prémédité». Son directeur de communication, Fahrettin Altun, appelle de son côté la communauté internationale à agir pour que «les hommes de main» de Riyad impliqués dans le meurtre soient extradés en Turquie pour y être jugés. La justice turque émet des mandats d’arrêt visant tous les accusés, dont l’ex-chef adjoint des services secrets saoudiens, et un procès par coutumace finit par s’ouvrir à Istanbul en juillet 2020.
La clôture soudaine du dossier, le 7 avril dernier, et son transfert à Riyad, constitue un revirement à 180 degrés. «C’est un jour de tristesse et de honte pour notre pays», s’insurge Hatice Cengiz, la jeune fiancée, sur son compte Twitter, en regrettant ce qu’elle considère être une «décision politique illégale». L’enterrement du dossier, qui empoisonnait les relations avec le royaume, ne surprend qu’à moitié ceux qui, comme Erol Onderoglu, l’ont suivi dès le début. «Depuis un an, on sentait un désengagement turc au profit d’un marchandage avec Riyad. Une semaine avant la clôture du dossier Khashoggi, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, évoquait publiquement un renforcement imminent des liens avec l’Arabie saoudite», observe le représentant de Reporters sans frontières en Turquie en déplorant un «déni de justice qui douche les espoirs d’une mise en place d’un mécanisme international de lutte contre ce genre de crime d’État».
Boycott informel
L’abandon de ce dossier, tout comme la récente condamnation à la perpétuité du mécène turc Osman Kavala, ne fait que renforcer l’image d’une justice turque aux ordres du pouvoir, lui-même motivé par des intérêts politiques et financiers. Selon le député de l’opposition, Ahmet Sik, très actif sur les réseaux sociaux, un montant de 50 millions de dollars d’investissement serait en jeu lors de cette visite inédite au royaume saoudien. Sous le coup d’un boycott informel, les exportations turques vers l’Arabie saoudite avaient chuté de plus de 90 % depuis l’assassinat de Khashoggi. Mi-mars, le président turc en personne annonçait déjà que Riyad «avait fait une demande» auprès d’Ankara pour lui acheter des drones. Preuve qu’il compte sur l’actuel rapprochement, à l’image de ceux entrepris avec les Émirats arabes unis, l’Égypte et Israël, pour contribuer au redressement de l’économie turque, ébranlée par une inflation de plus de 60% sur un an.
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