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TRT Français, le 22/04/2022
Un autre crime du colonialisme français en Algérie remonte à la surface. Les médias français ont ouvert une page de cette sombre histoire en levant le voile sur l’usage des armes chimiques contre les civils et les maquisards algériens.

Armes chimiques : le crime caché du colonialisme français en Algérie (AFP)
Yves Cargnino, ancien de la 75e Compagnie aéroportée, témoigne : « Nous étions entre 2500 et 3000. Nous avons eu beaucoup de pertes. C’est là que nous avons utilisé des gaz qui étaient soi-disant autorisés par la Convention de Genève (…). Que voulez-vous, qu’on me cite une seule guerre qui aurait été propre !»
Très peu connu jusque-là. Un autre crime du colonialisme français en Algérie remonte à la surface en ce mois d’avril 2022. Soixante ans après la fin de la colonisation et l’accession de l’Algérie à son indépendance, la France officielle est rattrapée par son passé peu, ou pas du tout glorieux. En effet, des médias français ont ouvert, depuis le 7 avril dernier, une page de cette sombre histoire en levant le voile sur un fait passé sous silence pendant toutes ces décennies : les armes chimiques utilisées contre des civils et des maquisards algériens.
A l’origine de cette nouvelle fracassante, une enquête de la journaliste indépendante, Claire Billet, publiée dans la revue trimestrielle XXI. Le document révèle le recours à grande échelle aux gaz toxiques par l’armée française dans sa guerre contre les révolutionnaires algériens.
Rebondissant sur le contenu de cette enquête, Christophe Lafaye, docteur en histoire contemporaine, archiviste et chercheur associé à l’université de Bourgogne, donne des éléments glaçants.
Il affirme, lors d’une conférence de presse animée le 7 avril dernier à Paris, que l’armée française a créé, dès le 1er décembre 1956, une section spéciale pour mener la guerre dans les grottes des massifs de l’Aurès (Est) et du Djurdjura (Centre), utilisées comme refuge tactique par les combattants de l’Armée de libération (ALN) et des populations fuyant les représailles.
Selon lui, il s’agit de la batterie « armes spéciales » (BAS) du 411e Régiment d’artillerie antiaérienne (411e RAA). Des soldats, dit-il, sont formés à Bourges au 610e Groupe d’expérimentation et d’instruction des armes spéciales (GEIAS), et sont ensuite envoyés en Algérie pour mener cette guerre « spéciale ».
« Parmi les “armes spéciales” figurent des grenades, chandelles et roquettes chargées de gaz de combat, notamment le CN2D, contenant de la DM (diphénylamine chlorarsine) », déclare-t-il. Sa déclaration a été rapportée par le journal français Le Monde dans son édition du 13 avril.
Des Algériens gazés
Jusqu’à présent, peu d’informations sont disponibles sur ce crime de guerre caché. L’armée française refuse toujours d’ouvrir cette partie des archives explosives. Car ces armes interdites par la convention de Genève, signée déjà à l’époque par la France, sont des produits chimiques toxiques aux effets irritants et incapacitants.
Ils sont utilisés, selon toujours les révélations de ladite enquête, pour forcer les moudjahidine à quitter leurs caches. Mais ces produits « peuvent devenir mortels en milieu clos, un cas de figure qui s’est révélé être courant après le dynamitage des entrées de grottes ».
Selon la journaliste Claire Billet, « l’armée française savait ce que c’était, ce qu’il y avait dedans, quand elle a décidé de l’utiliser en Algérie ». Claire Billet a recueilli des témoignages inédits d’anciens militaires français, membres des « sections grottes » qui ont raconté comment ils ont gazé des Algériens. Parmi eux, il y a Jean Vidalenc, âgé aujourd’hui de 85 ans. Ce dernier cite l’opération menée à Tolga (près de Biskra au sud) en 1959. Le témoin affirme « avoir allumé un pot de gaz dans un refuge souterrain où s’était cachée une unité de l’ALN. Le lendemain, dix cadavres ont été découverts ».
Yves Cargnino, ancien de la 75e Compagnie aéroportée (CGAP), lui, indique avoir personnellement mené 95 opérations entre 1959 et 1961, ayant abouti à la mort d’environ 200 militants algériens. « Nous étions entre 2500 et 3000. Nous avons eu beaucoup de pertes. C’est là que nous avons utilisé des gaz qui étaient soi-disant autorisés par la Convention de Genève (…). Que voulez-vous, qu’on me cite une seule guerre qui aurait été propre !», témoigne-t-il.
Une vieille pratique de l’armée française
La révélation de ces crimes ne surprend pas les historiens. Pour eux, d’autres faits similaires remontant au début de la colonisation sont déjà connus. C’est ce que souligne l’historien français, Gilles Manceron, cité par Le Monde. « Cette ‘’guerre des grottes’’ ravive le souvenir de ce que l’on avait appelé, dans les années 1840,’’les enfumades’’», indique-t-il.
Interrogé par l’Agence Anadolu, l’historien algérien, Rabah Lounici, précise que ces pratiques étaient courantes chez le colonialisme français. « Il avait bien utilisé le napalm. Ces méthodes étaient utilisées dès le début de la colonisation de l’Algérie. Quelle est la différence entre les chambres à gaz utilisées par Hitler et le fait d’allumer les feux à l’entrée des grottes qui servaient d’asile pour des tribus algériennes qui fuyaient l’armée française, à l’image des tristement célèbres enfumades du Dahra et de la Mitidja durant les années 1940 ? Les mêmes méthodes et ces armes chimiques sont utilisées contre les moudjahidine (maquisards de l’ALN) durant la guerre de libération. Il s’agit d’une honte passée sous silence par la presse française à l’époque», déclare-t-il.
Pourquoi cette page de l’histoire reste-t-elle méconnue ? L’historien Amar Mohand Amer nous donne son point de vue. « L’utilisation du napalm par exemple est connue. Je pense que c’est une question de recherche, de nouvelles archives, de nombre d’historiens. Ce n’est pas une question d’États. L’accumulation des informations, une recherche plus pointue, l’ouverture de nouvelles archives permettent de mieux connaître cette histoire et cette période. On connaît si peu cette histoire », souligne-t-il.
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