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Istanbul, c’est toujours Constantinople

Le Monde, le le 11 novembre 2018

  
A l’occasion du centenaire du 11 novembre 1918, nous avons demandé à un historien de tenter un exercice d’histoire contrefactuelle : et si, après la première guerre mondiale, l’Empire ottoman n’avait pas disparu ? Pour Marc Aymes, c’est simple : il est toujours là.

 

Par Marc Aymes 

 

Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, s’exprimant devant le portrait d’Atatürk
lors de sa conférence de presse à Ankara, le 15 décembre 2004,
alors qu’il se rend à Bruxelles pour participer au sommet de l’Union européenne. TARIK TINAZAY / AFP

 

L’Empire ottoman n’a pas disparu en 1918. Vu d’Istanbul, l’armistice signé dans le port de Moudros, sur l’île de Lemnos, le 30 octobre, entre les belligérants du front d’Orient, n’est que le dernier en date d’une longue série. Dans les Balkans ou le Croissant fertile, la fin de la guerre parachève un ­démembrement territorial commencé un long siècle plus tôt ; elle y entérine la fin de l’empire – ou son remplacement par un autre, colonial celui-là. Il n’est pas jusqu’à ­Istanbul, la capitale, qui ne soit occupée par les alliés. Mais enfin, il y a toujours un gouvernement ottoman pour rendre les armes, et pour signer, deux ans plus tard à Sèvres, le traité consacrant les sacrifices du vaincu.

Les dirigeants de la République de Turquie proclamée en 1923, à commencer par celui qui se fit déclarer « père des Turcs » et géniteur de la Turquie moderne, Mustafa Kemal, s’attachèrent à nier par tous les moyens l’histoire de cette avilissante reddition. Ils abolirent l’empire pour conjurer le spectre de la défaite. Leur carrière fut le triomphe d’une histoire farouchement contrefactuelle : ce qui avait eu lieu devait ne pas avoir eu lieu. Moudros, Sèvres, tout cela fut déclaré nul et non avenu. Du génocide, qui, en 1915-1916, avait réduit à néant les Arméniens d’Anatolie, plus question. Tout ce déni perdure. Il ­signifie la non-reconnaissance de la chute des Ottomans. Comme si rien ni personne n’avait été retranché à l’histoire.

 

L’Empire ottoman est toujours là :
non pas comme éternel retour, mais comme futur passé

 

Négationnisme ? Assurément. Et qui, inculqué en masse, continue à tuer. En 2011, le jeune conscrit Sevag Balikçi, issu d’une ­famille arménienne d’Istanbul, est abattu par un camarade de caserne, un 24 avril, jour de commémoration du génocide de 1915. Outil de pédagogie politique, le négationnisme ne s’est jamais contenté d’être déni : aujourd’hui peut-être plus ouvertement qu’hier, il se targue de donner un sens à l’histoire. Contrairement à certaines formes plus académiques d’histoire contrefactuelle, lui n’est ni passéiste ni nostalgique. C’est un futurisme. L’Empire ottoman est toujours là : non pas comme éternel retour, mais comme futur passé.

Personne n’est dupe, penserez-vous. Mais si… Si, pour de vrai, l’Empire ottoman n’avait pas disparu, s’il était toujours là ?

Et d’abord, qu’est-ce que cet Empire ottoman ? Sa longévité – plus de six siècles – ­devrait inviter à mûre réflexion. A ne s’en ­tenir qu’aux attributs politiques, la cour de Soliman (1520-1566) n’a que peu à voir avec la principauté tribale turcophone établie en Asie mineure à la fin du XIIIe siècle par son aïeul Osman. Elle diffère tout autant de la bureaucratie constitutionnelle érigée, réforme après réforme, au XIXe siècle. Cet empire-là est fait de plusieurs empires. D’où la source d’inspiration qu’il procure aujourd’hui aux sciences sociales contemporaines.

 

Rompre les scellés

Pour analyser, dans Pouvoir et persuasion dans l’Antiquité tardive (Seuil, 1998), les formes d’autorité sociopolitique exercées par l’« Empire chrétien » dans les provinces ­romaines, l’historien Peter Brown emprunte la notion de « politique des notables » aux travaux sur le Moyen-Orient ottoman de son distingué collègue Albert Hourani, publiés trente ans auparavant. Plus récemment, Jane Burbank et Frederick Cooper ont souligné, dans Empires. De la Chine ancienne à nos jours (Payot, 2011), qu’ils devaient à la découverte de l’histoire ottomane d’avoir compris la souveraineté « feuilletée » caractéristique, selon eux, de la morphologie politique impériale. Penser la longue durée de l’Empire ottoman permettrait en somme de rompre les scellés apposés à notre historiographie par le présent des Etats-nations.

Car si l’empire est fait de plusieurs empires, il ne suffira pas d’une proclamation pour en faire table rase. Quand bien même la Turquie républicaine décrète-t-elle (en 1928) la latinisation de son alphabet, raison graphique et raison d’Etat ne vont pas du même pas : sa vie durant, l’éminent historien Halil Inalcik (1916-2016) annotera sa bibliothèque (conservée aujourd’hui à l’université Bilkent, à Ankara) en caractères arabes.

Des idéologues entreprennent-ils de « purifier » la langue turque de tout vocable arabo-persan ? Omniprésentes dans l’espace public, les devises d’Atatürk et les envolées de l’actuel président de la République, Recep Tayyip Erdogan, regorgent pourtant de termes dont un lettré ottoman se serait délecté, et que le quidam écoute sans sourciller.

 

Mêmes lignages de grands propriétaires ou d’entrepreneurs capitalistes

La République impose-t-elle (en 1934) que tout citoyen se voie doté d’un patronyme ? Plusieurs décennies durant, l’annuaire téléphonique restera organisé suivant l’ordre alphabétique des prénoms, et il arrive encore aujourd’hui que de très officielles listes nominatives se présentent ainsi. Ces pérennités culturelles ont leur pendant sociologique : de l’empire à la république, les élites ­ottomanes ont su se reconvertir sans solution de continuité, au point que l’on puisse (comme l’a proposé l’historien Olivier Bouquet) parler de « noblesses ».

Quittons les abords de la capitale, vers des régions moins quadrillées par les autorités. Dans l’arrière-pays anatolien, a fortiori, les ­cadres sociopolitiques de l’expérience ottomane ne se sont pas évanouis en une « révolution ». L’espace provincial demeure structuré par les mêmes lignages de grands propriétaires ou d’entrepreneurs capitalistes. Les couvents de derviches ont été abolis, certains dès l’époque ottomane tardive ; mais des communautés villageoises entières restent engagées collectivement dans une « voie » confrérique, islam ésotérique négligeant le Coran et la mosquée, sous le patronage de saints thaumaturges médiévaux.

 

« Nation d’empire » ?

Ailleurs encore, lors des hommages aux ­défunts, des femmes s’assemblent pour psalmodier un panégyrique consacré à la naissance du Prophète ; le texte est imprimé en caractères arabes, leur assurant d’être touchées par la surnature intrinsèque du poème. Au loin, les versants des plateaux guident les transhumances régionales, les tropismes des « petites patries » fortifient les solidarités ­migratoires. Ethnologues, géographes ou ­sociologues sont à créditer pour ces découvertes. Leurs travaux doivent interroger les historiens, les inciter à lever l’interdit de l’anachronisme : et si le quotidien de la Turquie d’aujourd’hui était (suivant la belle expression de l’anthropologue américain Michael E. Meeker) celui d’une « nation d’empire » ?

Ainsi l’Empire ottoman pourrait avoir duré davantage qu’on ne le suppose. Car si la république s’est tant employée à symboliser sa différence, c’est peut-être, au fond, pour mieux pouvoir lui ressembler.

 

 

Chronologie
30 octobre 1918 : L’armistice de Moudros met officiellement fin à la guerre entre l’Empire ottoman et les puissances de l’Entente.

10 août 1920 : Le traité de Sèvres, signé entre les vainqueurs et l’Etat ottoman, consacre l’éclatement de l’Empire, la création de nouveaux Etats et de nouvelles frontières.

24 juillet 1923 : Surnommé « Gazi » (« le victorieux »), Mustafa Kemal contraint les alliés à signer un nouveau traité à Lausanne, qui trace les frontières de la Turquie moderne.

29 octobre 1923 : La Grande Assemblée nationale proclame la République avec, à sa tête, Mustafa Kemal.

 

Marc Aymes (Historien, membre du Centre d’études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques, CNRS – Collège de France – EHESS)

 

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