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Le Monde, le 04/03/2022
Par Marie Jégo (Istanbul, correspondante)
Soucieuse de préserver une forme de neutralité, Ankara redoute l’impact du conflit sur les prix du gaz, des métaux et des produits agricoles.
Si le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a condamné sans réserve la guerre menée par la Russie en Ukraine, la décrivant comme « inacceptable », il y a peu de chances pour que son gouvernement se joigne un jour au train de sanctions adopté contre Moscou par les Etats-Unis et l’Union européenne. Les Turcs ont gardé un très mauvais souvenir des sanctions imposées par Moscou en 2015, après que la chasse turque a abattu un Soukhoï 24 russe au-dessus de la frontière avec la Syrie. Depuis, les relations se sont réchauffées et il n’est plus question de mesures punitives.
En premier lieu, Ankara cherche à ménager ses liens économiques étroits avec la Russie, grande pourvoyeuse de gaz via les gazoducs TurkStream et Blue Stream. Les liens sont excellents aussi avec l’Ukraine, qui a acquis récemment des drones de combat Bayraktar TB2, lesquels devaient être en partie produits sur le sol ukrainien. La société mixte créée à cet effet entre Baykar, le producteur turc des TB2, et l’entreprise ukrainienne Ukrspetsexport venait tout juste d’acquérir un terrain situé non loin de la base aérienne ukrainienne de Vassylkiv, à 53 kilomètres de Kiev, qui est en ce moment l’objet de combats acharnés entre les belligérants.
Contrairement à ses alliés de l’OTAN, la Turquie n’a pas cessé ses échanges commerciaux avec la Russie et n’a pas interdit son espace aérien aux avions russes. Le fermer porterait un rude coup au tourisme, dépendant lui aussi de l’arrivée des vacanciers venus de Russie, au moment où ce secteur reprend des couleurs après deux années de vaches maigres dues à la pandémie de Covid-19. En 2021, 4,6 millions de touristes russes ont séjourné en Turquie, devant les touristes allemands, 3 millions, et les Ukrainiens, 2,6 millions. La guerre, les sanctions contre la Russie, la flambée des cours du pétrole risquent d’entraîner une baisse du nombre des visiteurs russes et ukrainiens sur les plages d’Antalya et de Bodrum.
« Risque d’un nouveau choc »
D’ores et déjà , la mer Noire, une artère majeure pour les échanges commerciaux, céréales, métaux, pétrole, est devenue un point chaud. Les ports ukrainiens – Odessa, Mykolaïv, Marioupol et Tchernomorsk –, d’où partent 80 % des exportations du pays, sont bloqués à cause du conflit. La mer d’Azov est impraticable, 150 navires sont à l’arrêt. A cause des sanctions, les contrats de céréales avec la Russie ont été suspendus.
Instable, la livre turque a perdu 45 % de sa valeur en 2021 et 5 % depuis le début du conflit
Soucieuse de préserver une forme de neutralité, la Turquie redoute avant tout l’impact du conflit sur les prix des matières premières essentielles à son économie, à savoir le gaz, les métaux et les produits agricoles : 34 % du gaz consommé est fourni par Gazprom, 10 % du pétrole acheté vient de Russie, 87 % du blé et 79 % de l’orge importés en 2021 viennent des deux greniers à blé de la région de la mer Noire, l’Ukraine et la Russie. Ankara était aussi le plus gros acheteur d’aluminium russe en 2020, devant la Chine, le Japon et l’Allemagne.
Contraint de faire face à une inflation galopante, soit 48,69 % sur un an selon les chiffres officiels, le gouvernement turc est sous pression car la crise a fait grimper les prix du pétrole, du gaz naturel et de l’électricité. Les factures d’énergie des ménages ont déjà accusé des augmentations drastiques (50 %) en janvier, donnant lieu à des protestations de rue. « L’économie turque est confrontée au risque d’un nouveau choc dû à la hausse rapide des prix de l’énergie et des matières premières agricoles causée par la guerre entre l’Ukraine et la Russie, qui pèse également sur la monnaie », estime Piotr Matys, analyste chez In Touch Capital Markets, cité par l’agence Bloomberg le 28 février.
Instable, la livre turque a perdu 45 % de sa valeur en 2021 et 5 % depuis le début du conflit, le 24 février. Accusé par l’opposition d’avoir encouragé la hausse des prix en contraignant la banque centrale à baisser ses taux d’intérêt, le président Erdogan voit sa popularité entamée à seize mois des élections – législatives et présidentielle – prévues pour le mois de juin 2023. La crise monétaire est actuellement le plus gros défi de sa carrière politique depuis le coup d’Etat raté de juillet 2016. Dans ce contexte, il ne tient pas à mettre en péril ses relations commerciales avec la Russie.
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