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Le Point, le 14/08/2024
Par Guillaume Perrier
Le gouvernement d’Ankara a décidé d’engager un bras de fer contre la France pour obtenir le droit d’ouvrir ses écoles sur le sol français.
Le gouvernement turc avait brandi la menace dès le 12 juillet. Un mois plus tard, il l’a mise à exécution. Jusqu’à nouvel ordre, les élèves turcs sont interdits de s’inscrire dans les deux écoles françaises de Turquie, le lycée Pierre-Loti à Istanbul et Charles-de-Gaulle, à Ankara, pour la rentrée 2024-2025. « Aucun nouvel étudiant turc ne sera inscrit dans les écoles mentionnées jusqu’à ce qu’un accord international prévoyant un statut juridique soit conclu », a annoncé, samedi, le ministère de l’Éducation turc, à moins d’un mois de la rentrée scolaire.
Le mois dernier, le ton était subitement monté entre la France et la Turquie. Ankara, par la voix de son ministre de l’Éducation, Yusuf Tekin, avait alors dénoncé « l’arrogance » de la France. « Nous ne sommes pas comme les pays que vous avez colonisés. Nous sommes un État souverain. Vous devez donc agir selon nos conditions si vous voulez enseigner ici », avait lancé le ministre dans un entretien au quotidien Haber Türk. Et la condition posée par la Turquie est la mise en Å“uvre de mesures de « réciprocité » : à savoir l’ouverture d’écoles de droit turc, sur le sol français. La réciprocité est en effet une revendication ancienne de la part du gouvernement de Recep Tayyip Erdogan.
Le leader islamiste turc voudrait pousser Paris à « assouplir » ses règles pour pouvoir ouvrir au moins deux établissements, à Paris et Strasbourg. Pour le moment, seul un établissement confessionnel, le lycée Yunus-Emre, a pu ouvrir en Alsace, profitant de la règle du Concordat. Il est géré par l’Union pour les affaires turco-islamiques (Ditib), une branche du Diyanet, l’administration turque des cultes, sous le contrôle du président Recep Tayyip Erdogan. En France, l’ouverture d’une école nécessite l’accord de l’académie, de la ville et de l’État.
Crise des écoles
Les négociations se poursuivent en attendant un accord bilatéral sur un sujet épineux qui empoisonne les relations entre les deux pays. Mais aucun élève de nationalité turque ne pourra s’inscrire pour la rentrée. Or, ils représentent l’écrasante majorité des 2 400 élèves de ces écoles, gérées par l’Agence pour l’enseignement du français (AEFE). « Jusqu’à ce que ces écoles » obtiennent « un statut légal, les cours de langue turque, culture turque, littérature turque, histoire et géographie turques » ne pourront y être dispensés que par « des enseignants citoyens de la République de Turquie » nommés par le ministère, a précisé Ankara. Ce dernier prévient en outre que les programmes et contenus de ces écoles « seront surveillés et inspectés ».
Les écoles que la Turquie voudrait ouvrir en France pour ses ressortissants comporteraient un enseignement obligatoire en langue turque. Et surtout ils suivraient les programmes d’histoire turcs ! Selon le quotidien nationaliste Aksam, qui se fait l’écho de la « crise des écoles françaises », « la Turquie souhaite que les déclarations et informations antiturques contraires aux faits historiques soient retirées des manuels scolaires ». En clair, Ankara tique sur l’enseignement du génocide des Arméniens en 1915, que la France a inclus dans les programmes d’histoire.
Le contenu des enseignements a toujours fait l’objet d’un bras de fer entre les autorités turques et la France. Dans les écoles francophones, sous contrat turc, telles que le lycée Galatasaray d’Istanbul ou les lycées issus des congrégations religieuses chrétiennes, certaines matières, comme l’histoire, sont exclusivement enseignées par des professeurs turcs et les programmes sont étroitement contrôlés.
Déjà en 2019, une délégation de parlementaires turcs était venue observer les lycées internationaux en France et avait été reçue au Quai d’Orsay pour tenter de trouver un terrain d’entente sur cette question de statut. Mais le ministre de l’époque, Jean-Michel Blanquer, avait rejeté les demandes d’Ankara. « Si nous avions un État neutre sur le plan idéologique et religieux, qui ne cherche pas ces logiques d’expansion, bien entendu, il y a toujours des possibilités de discuter », avait-il déclaré.
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