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Turquie, Azerbaïdjan et le dilemme arménien

Le Nouvel Economiste, le 29/06/2022

Difficile d’imaginer une quelconque normalisation sans que les exigences préalables de chaque partie soient affichées

 

 

Maelström moyen-oriental,
Ardavan Amir-Aslani

“Coincée” entre ses deux puissants voisins que sont la Turquie et l’Azerbaïdjan, l’Arménie est parvenue jusqu’à aujourd’hui à survivre aux génocides, aux atteintes territoriales et à la guerre. On sait à quel point ses relations avec Ankara sont délicates depuis le génocide arménien de 1915, les tensions tenant en grande partie au refus d’Ankara de reconnaître l’existence de ce drame historique majeur et de la responsabilité de l’Empire ottoman dans son organisation. En outre, bien qu’elle ait reconnu l’indépendance de l’Arménie à la suite de l’effondrement de l’URSS en 1991, la Turquie avait décidé dès l’année suivante de rompre ses relations diplomatiques avec Erevan et de fermer ses frontières, en réponse à son “occupation” des territoires jouxtant le Haut-Karabakh, une décision qui tenait en grande partie à la pression exercée par l’Azerbaïdjan.

 

Normalisation tant attendue entre Arménie, Turquie et Azerbaïdjan

Mais depuis la guerre au Haut-Karabakh en novembre 2020, qui s’est soldée pour l’Arménie par la perte de l’enclave de tous les territoires conquis en 1994, les analyses stratégiques des trois voisins ont considérablement évolué, au point de relancer des efforts de normalisation de leurs relations. La précédente tentative entreprise en 2009 n’avait pas abouti – encore une fois en raison de la pression politique de l’Azerbaïdjan sur la Turquie. Mais à l’automne 2021, les trois pays semblaient prêts à entamer un processus de normalisation sans entraves.

 

“A l’automne 2021, les trois pays semblaient prêts à entamer un processus de normalisation sans entraves. Ankara considère en effet n’avoir plus aucune raison de couper ses liens avec Erevan”

 

Ankara considère en effet n’avoir plus aucune raison de couper ses liens avec Erevan puisqu’à l’issue du cessez-le-feu de novembre 2020, l’Arménie a concédé à l’Azerbaïdjan tous ses territoires dans l’enclave séparatiste, mettant fin au casus belli avec la Turquie. À la différence des “protocoles” de 2009, l’Azerbaïdjan ne devrait donc pas s’opposer aujourd’hui à ces efforts de normalisation, considérant pour sa part le cas du Haut-Karabakh “réglé”. Pour autant, les conditions et l’organisation de ces pourparlers divisent encore les parties, l’Arménie penchant pour des discussions bilatérales avec Ankara, tandis que la Turquie préférerait adopter un format intégrant les autres puissances régionales, l’Azerbaïdjan et la Géorgie, mais aussi la Russie et l’Iran.

 

Les conditions préalables à toute normalisation

Certes, une normalisation des relations entre l’Arménie et la Turquie permettrait d’aborder les conditions d’une paix définitive pour le Haut-Karabakh et d’ouvrir des perspectives économiques à l’Arménie, qui ne dispose aujourd’hui que de deux voies d’accès au monde extérieur, via la Géorgie et l’Iran. Néanmoins, les propos du président Erdogan concernant “le respect de l’intégrité territoriale de chacun” pour favoriser ce processus de normalisation n’ont pas manqué de choquer les Arméniens, en particulier ceux de la diaspora, qui considèrent que la Turquie devrait avant tout rétrocéder “l’Arménie occidentale” à Erevan, ces terres aujourd’hui situées à l’est de l’Anatolie et dont les Arméniens ont été chassés en 1915. C’est plus encore le silence du président turc sur la délicate question de la reconnaissance du génocide, sujet incontournable mais systématiquement écarté des discussions officielles, qui inquiète le peuple arménien.

 

“Une normalisation des relations entre l’Arménie et la Turquie permettrait d’aborder les conditions d’une paix définitive pour le Haut-Karabakh et d’ouvrir des perspectives économiques à l’Arménie, qui ne dispose aujourd’hui que de deux voies d’accès au monde extérieur, via la Géorgie et l’Iran”.

 

Pourtant, la question des conditions préalables à toute normalisation est posée par chacun : qu’Erevan abandonne le projet d’une “grande Arménie” est la condition exigée par l’Azerbaïdjan. Que l’Arménie n’exige pas la reconnaissance du génocide arménien demeure traditionnellement celle de la Turquie. L’Arménie, pour sa part, ne semble en poser aucune, du moins officiellement, au grand désarroi des Arméniens du pays et de la diaspora. Nombre d’observateurs locaux craignent en effet qu’Erdogan ne dissimule ses véritables intentions et exigences envers l’Arménie, ou que celles-ci n’aient pas été révélées au public. Ce déficit de confiance a considérablement discrédité le gouvernement de Nikol Pachinian, la population appelant régulièrement à sa démission face au risque de voir les intérêts territoriaux et sécuritaires de l’Arménie “bradés”. Ce sentiment demeure particulièrement vivace au sein de la diaspora arménienne, qui représente 7 millions de personnes à travers le monde.

 

La diaspora arménienne en perte d’influence

Mais alors qu’elle a longtemps été considérée comme une force politique très impliquée, cette communauté semble souffrir aujourd’hui d’une perte d’influence. La cuisante défaite de l’Arménie face à l’Azerbaïdjan en novembre 2020 a considérablement relativisé son poids politique, le caractère illisible du discours de Pachinian ayant détourné nombre d’Arméniens exilés du sort de leur patrie d’origine et de son avenir, alors qu’ils étaient initialement très engagés pour soutenir son action lors du dernier conflit face à l’Azerbaïdjan.

 

“Souvent présentée comme un bloc monolithique et soudé, la diaspora arménienne est en réalité parcourue de clivages, entre une minorité qui exprime ses désaccords face à une normalisation sans préconditions, et une majorité silencieuse qui, au mieux, souscrirait volontiers au compromis, au pire se mure dans l’indifférence”

 

Souvent présentée comme un bloc monolithique et soudé, la diaspora arménienne est en réalité parcourue de clivages, entre les exilés de 1991 et ceux dont la fuite remonte à 1915, entre une minorité qui exprime ses désaccords face à une normalisation sans préconditions, et une majorité silencieuse qui, au mieux, souscrirait volontiers au compromis, au pire se mure dans l’indifférence. Faute d’une véritable organisation et d’une réflexion politique, la diaspora conserve donc une influence marginale sur les destinées de l’Arménie. En outre, contrairement au gouvernement de Serge Sarkissian en 2009, le gouvernement actuel de Nikol Pachinian n’a pas besoin de son appui pour consolider sa légitimité. Les Arméniens en exil n’auront eu d’ailleurs aucune influence dans la conduite de la dernière guerre face à l’Azerbaïdjan, ni sur les conséquences qui s’ensuivirent.

 

Ce que devrait exiger l’Arménie

La diaspora arménienne souligne pourtant, et à raison, une donnée fondamentale : si le processus de normalisation des relations entre l’Arménie, la Turquie et l’Azerbaïdjan va dans le sens de l’Histoire, ses conditions de mise en œuvre demeurent essentielles, justifiant à cet égard la forte résistance qu’elle lui oppose. Erevan ne saurait faire l’économie de ses propres préconditions, à savoir une justice historique – avec la reconnaissance du génocide arménien, et des réparations offertes par la Turquie – et le respect de sa sécurité nationale, notamment de la part de l’Azerbaïdjan. Si ces deux conditions ne peuvent être remplies, les rétablissements diplomatiques envisagés n’aboutiront à aucune paix durable et n’auront aucune valeur pour l’Arménie. Ceux-ci ne serviront in fine que les intérêts de ses voisins prédateurs, qui visent avant tout à asseoir leur hégémonie dans le Caucase.

 

 

 

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