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La Croix, le 10/07/2022
Yann Pouzols (Ã Istanbul)
La conversion en mosquée de la célèbre basilique byzantine d’Istanbul il y a deux ans a multiplié le nombre de visiteurs, sans que les autorités ne prennent les mesures adaptées pour éviter des dégradations.

Au mois d’avril, des photographies documentant les dégâts importants subis par une des portes principales du bâtiment sont apparues dans la presse et sur les réseaux.OZAN KOSE/AFP
Le 10 juillet 2020, dans un coup de théâtre calculé pour tenter de diviser l’opposition politique turque et se conforter les voix des conservateurs et des nationalistes, le président turc Recep Tayyip Erdogan annonçait la reconversion de Sainte-Sophie en mosquée.
Bâtiment emblématique d’Istanbul, située sur une des sept collines de la ville, à l’embouchure du Bosphore et de la Corne d’Or, la basilique byzantine, inaugurée en 537 par l’empereur Justinien, construite sur les ruines d’une église érigée par Constantin II sur un ancien temple grec, est toujours un lieu hautement symbolique.
Le discours virulent prononcé par Ali Erbas, le président de la puissante direction des affaires religieuses, à l’occasion de sa conversion, avait été perçu par certains comme une revanche et une insulte au fondateur de la République turque Mustafa Kemal, partisan d’une laïcité de combat et d’un encadrement très strict du fait religieux, qui avait transformé les lieux en musée en 1934.
Imam démis de ses fonctions
Le pouvoir a par la suite été contraint de démettre l’imam en chef de la nouvelle mosquée, le très médiatique Mehmet Boynukalin, tant la radicalité de ses prises de positions – des questions de mœurs jusqu’à la politique intérieure et la géopolitique – dérangeait même dans les rangs de l’AKP, le parti présidentiel.
Sainte-Sophie a servi ces dernières années de décor aux spectacles sons et lumières célébrant la conquête de la ville (en 1453), occasion rêvée de faire vibrer la fibre néo-ottomane chère au président turc. La conversion du musée n’a pas bénéficié à l’édifice, et des voix se font entendre depuis quelques mois en Turquie pour protester contre les dégradations qu’il subit.
Dégâts importants
Au mois d’avril, des photographies documentant les dégâts importants subis par une des portes principales du bâtiment sont apparues dans la presse et sur les réseaux. « D’après ce que m’ont rapporté des gens travaillant sur place, certains visiteurs investissent cette porte d’une aura mystique et en détachent volontairement des bouts pour les emporter avec eux, rapporte Serif Yasar, président de l’association Art et Histoire et auteur des photographies. Désormais, on m’interdit de prendre des photos sur les lieux, alors que les touristes et les fidèles, eux, on le droit de le faire. On a même tenté de m’intimider en me faisant passer une après-midi en garde à vue. »
D’autres photographies ont documenté des dégradations volontaires de certains murs, dont les visiteurs grattaient le revêtement pour en remplir des sacs plastiques. Certains dommages sont accidentels, comme le marbre ancien brisé fin juin par l’emploi de machines de nettoyage trop lourdes.
Pour l’architecte turque Zeynep Ahunbay, une spécialiste de restauration historique siégeant au comité scientifique mis en place pour veiller sur l’édifice, le fond du problème réside dans la fréquentation des lieux, qui a explosé depuis la conversion en mosquée. L’affluence atteint parfois 100 000 personnes par jour, comme au moment de la célébration de l’Aïd-El-Fitr, la fête marquant la fin du mois de jeûne de Ramadan.
« Accepter moins de monde »
« Il faudrait mieux gérer les entrées et accepter moins de monde en même temps à l’intérieur, tout en augmentant le nombre de gardiens », estime-t-elle. Ses recommandations ont été transmises aux ministères concernés. L’Unesco, qui veille également sur ce site classé patrimoine mondial de l’humanité depuis 1985, doit se prononcer sur les conditions de conservation du bâtiment, à partir d’un rapport remis avec un an de retard par la Turquie, au mois de février.
L’institution culturelle des Nations unies devait rendre ses conclusions à l’occasion de la réunion annuelle du comité du patrimoine mondial initialement prévue en Russie à la fin du mois de juin, mais l’invasion de l’Ukraine a reporté l’échéance.
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