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Russie-Turquie – En mer Noire, une rivalité séculaire

Le Point, le 04/06/2022

Par François-Guillaume Lorrain

En lorgnant le sud de l’Ukraine, Poutine a repris la route des tsars amorcée sous Pierre le Grand. Face à lui, Erdogan avance ses pions.


Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, à Istanbul, le 10 octobre 2016.  © KAYHAN OZER / TURKISH PRESIDENTIAL PRESS OFFIC / AFP

 
 
 
L’image a fait le tour du monde au printemps 2018 : Vladimir Poutine inaugurant au volant d’un camion le pont de Crimée, le plus long d’Europe, plus de 18 kilomètres, qui relie la péninsule annexée au territoire russe proprement dit, en franchissant le détroit de Kertch. Une manière de célébrer le retour de la Russie en mer Noire dont elle n’avait plus, avant le rattachement en 2014, qu’un petit bout de littoral, avec un seul grand port, Novorossisk, au nord de Sotchi, où Poutine avait organisé les Jeux olympiques d’hiver les plus maritimes de l’histoire. «  Cette logique de consolidation de sa présence en mer Noire, analyse Isabelle Facon qui vient de diriger un ouvrage sur les relations entre Russie et Turquie (Passés composés), on la retrouve aujourd’hui dans la probable tentation de l’armée russe de s’emparer d’Odessa, le grand port historique. »

En lorgnant le sud de l’Ukraine, Poutine a repris la route des tsars vers « la mer chaude », amorcée sous Pierre le Grand, fondateur de la marine impériale. En 1556, son prédécesseur Ivan le Terrible avait ouvert une première brèche méridionale, abordant la mer Caspienne grâce à la conquête d’Astrakhan, à l’embouchure de la Volga. Cent cinquante ans plus tard, en 1695, les Russes arrivent sur l’ancienne mer Pontique des Grecs et verrouillent avec des forteresses les embouchures du Don, à Azov, et du Dniepr, près de Kherson. Il s’agit alors de mettre la main sur l’un des confettis de l’Empire mongol, le khanat de Crimée. «  Depuis l’Antiquité, qui s’est plu à localiser des mythes tels que la Toison d’or ou Prométhée sur les rives de la mer Noire, ce grand “lac” a toujours été une zone très convoitée. Les Grecs y installèrent des comptoirs qui assuraient leur ravitaillement, ils furent remplacés par les Byzantins, puis les Génois au Moyen Âge », rappelle l’historienne Claire Mouradian. C’est par l’un de ces comptoirs génois assiégés par les Mongols en 1346, Caffa (ex-Théodosie, aujourd’hui Feodossia), que la peste noire fit irruption en Occident.

 

La prise de Sébastopol

La prise de possession russe ne fut pas un long fleuve tranquille : Pierre le Grand dut vite rendre une partie de ses acquis et il fallut attendre le règne de Catherine II pour que ce littoral sous influence ottomane bascule dans l’escarcelle tsariste. Le traité de Kutchuk-Kaïnardji (1774) assure la mainmise russe, de la mer d’Azov à l’est jusqu’à la Moldavie-Valachie à l’ouest, embryon de la future Roumanie. «  Ce traité de 1774 inaugure aussi la question d’Orient : que faire de l’Empire ottoman affaibli ? » explique l’historienne. À la fin du XVIIIe siècle, deux fondations de villes entérinent cette présence : Odessa et la base navale de Sébastopol. Si le Congrès de Vienne, en 1815, marque la mise en place du « concert européen », censé figer les positions sur le continent, la Russie n’en poursuit pas moins sa progression sur les rivages de cette mer en écrasant les Ottomans et les Perses en 1828 : cette année-là, le traité de Turkmantchaï et, un an plus tard, celui d’Andrinople, leur accordent à l’est la Géorgie, l’Arménie ainsi que le delta du Danube et la Bessarabie à l’ouest. «  Cette avancée s’accompagne de nombreux déplacements de populations qui débutent sous Catherine II, qui installe des cosaques en Crimée. Les Arméniens sont transférés vers Rostov-sur-le-Don, les Grecs vers Marioupol, puis les Tcherkesses du Caucase doivent fuir vers l’Empire ottoman », précise Claire Mouradian.

Symbole de l’expansion russe, la mer Noire est le théâtre aussi de son endiguement quand les puissances occidentales y mettent le holà, lors de la guerre de Crimée en 1853. Nicolas Ier a beau être le gendarme ultraconservateur du concert européen, il est puni par la France et la Grande-Bretagne, qui se portent au secours des Ottomans menacés sur les détroits. On s’inquiète, l’Angleterre surtout, puissance asiatique, de cette poussée de la Troisième Rome, attirée par la Méditerranée orientale, qui se pose en protectrice des chrétiens de l’Empire ottoman. Sébastopol est prise de haute lutte et on comprend mieux l’importance symbolique, et non seulement stratégique, de cette base qui rappelle aux Russes leur résistance héroïque face à l’Occident.

Une autre guerre, en 1877, assure à Moscou de nouveaux ports, notamment Batoumi. La mer Noire se russifie progressivement. Lors de la Première Guerre mondiale, la campagne du Caucase, déclenchée par des Ottomans revanchards soutenus par les Allemands, permet aux tsaristes, dans un premier temps, de conquérir le port de Trébizonde. Ces combats, où les Arméniens sont accusés par le pouvoir ottoman de pactiser avec les Russes, vont fournir la toile de fond du génocide arménien. Mais la mer Noire devient aussi un théâtre d’opérations majeur de la Première Guerre mondiale quand Moscou, pour être soulagé, obtient de ses alliés anglais et français qu’ils débarquent dans les Dardanelles. La révolution bolchevique ayant marqué le retrait des Russes, remplacés par les Arméniens et les Géorgiens fondus dans une éphémère république de Transcaucasie, le port de Trébizonde repasse aux mains des Ottomans. Et, en 1921, Lénine et Mustafa Kemal signent un traité d’alliance à Moscou. En mars 2021, le centenaire en fut célébré à Ankara par les deux pays à grand renfort d’amabilités. «  Dans l’entre-deux-guerres, précise Claire Mouradian, Turquie et URSS, deux pays autoritaires, s’en tiennent à une neutralité réciproque. En 1936, la Turquie obtient avec la convention de Montreux le contrôle des détroits, toujours en vigueur. »

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la Turquie, proallemande mais officiellement neutre, attend février 1945, quand le vent a tourné, pour déclarer la guerre au IIIe Reich. Mais, très vite, les Soviétiques revendiquent la modification du statut des détroits et des frontières en 1945 et en 1947. Menacé, inquiet de la guerre civile en Grèce, Ankara choisit l’alliance avec les États-Unis. La fracture de la guerre froide passe aussi par la mer Noire, sur laquelle tombe un rideau de fer. En 1952, la Turquie adhère à l’Otan.

 

Des équilibres fragiles

« Depuis la chute du Mur, les Turcs ont voulu progressivement reprendre possession d’une mer abandonnée à l’Ours russe, où ils n’occupaient plus qu’une position périphérique et subordonnée », résume l’ancien directeur de l’Institut français d’études anatoliennes Jean-François Pérouse. Ce retour turc sur la mer Noire a suivi plusieurs voies. À la fin des années 1990, Ankara se lance dans la construction d’une autoroute du littoral ; projet doublé avec Erdogan par le développement de l’arrière-pays pontique et des principaux ports marchands, Samsun, Trébizonde, Sinop, Zonguldak. «  Erdogan a une obsession logistique, il veut valoriser la position centrale de la Turquie. » Ankara s’est ainsi inséré dans le projet de corridor chinois. Mais la grande inquiétude des Russes est de voir la mer Noire passer sous le contrôle de l’Otan, qui a accueilli la Bulgarie et la Roumanie en 2004. «  Dans ce contexte, analyse Isabelle Facon, la Turquie joue un rôle fondamental, car elle assure de son côté que la mer Noire doit rester protégée du jeu des influences étrangères et que ce sont aux puissances riveraines d’y assurer la stabilité. » Rôle où la Turquie joue les grands frères avec la Roumanie, la Bulgarie ou la Géorgie. À cet égard, la mer Noire s’inscrit dans le concept de “Patrie bleue” invoqué par Erdogan en 2016 pour affirmer la Turquie comme puissance maritime.

Voilà pourquoi la Russie est si patiente avec Ankara, alors même qu’Erdogan s’est opposé à Moscou en Libye, en Syrie et en Azerbaïdjan. «  La Russie comprend bien ces jeux d’équilibre et tient à ce que la Turquie se comporte comme elle s’est comportée jusqu’ici en mer Noire, en puissance autonome plutôt qu’en membre de l’Otan », poursuit Isabelle Facon. Elle a pour cela des arguments à faire valoir. Car les Russes construisent avec l’agence Rosatom une centrale nucléaire en Turquie, à Mersin depuis 2015, une seconde étant en discussion, à Sinop. «  Un contrat risqué qui lie les deux pays pour cinquante ans », souligne Jean-François Pérouse. Par ailleurs, le pays s’est converti au gaz, se plaçant là aussi dans la dépendance russe. «  Une servitude volontaire au nom de l’indépendance énergétique », résume le chercheur, même si, depuis le début de la guerre en Ukraine, la Turquie, pour son approvisionnement en gaz et en pétrole, s’est tournée vers l’Azerbaïdjan et le Turkménistan.

La guerre en Ukraine a compliqué la donne pour la Turquie. La Russie a identifié son ennemi, l’Otan, dont Ankara est membre. Le gouvernement d’Erdogan n’a jamais reconnu l’annexion de la Crimée en 2014 et soutient militairement l’Ukraine en lui vendant des drones, mais en évitant de s’associer aux sanctions contre Moscou. Dernier exemple en date de la volonté d’autonomie de la Turquie : la construction d’une deuxième base navale, entièrement turque, à l’est de Trébizonde, après la base sous-marine de Bartin. D’autres projets témoignent de cette préoccupation, comme le serpent de mer du canal Istanbul, annoncé depuis 2011 : un canal de 45 kilomètres, qui doit à l’ouest d’Istanbul relier la mer Noire à la mer de Marmara. Sans parler d’autres circuits plus clandestins, comme celui qui mène de la Turquie au port bulgare de Varna, porte d’entrée en Europe de nombreux trafics. Face à la Russie mais aussi face à l’Occident, Ankara avance ses pions. L’avenir dira si cette mer Noire, entre sourires et bras de fer, sera la mer de tous les dangers.

À lire : Russie-Turquie : un défi à l’Occident, dirigé par Isabelle Facon. Éd. Passés Composés.

 

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