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Sud Ouest avec AFP, le 20/03/2026

Grâce à l’intelligence artificielle et à des expertises scientifiques, Ankara multiplie les rapatriements d’œuvres d’art sorties clandestinement de son territoire
Zeynep Boz se souvient du moment où, au terme d’années d’efforts, s’est concrétisé sur un écran le retour en Turquie d’une statue antique figurant l’empereur romain Marc Aurèle. « L’ordinateur a analysé les données et nous avons vu que tout correspondait. Nous débordions d’enthousiasme », explique la directrice du département chargé de la lutte contre le trafic de biens culturels au ministère turc de la Culture.
Le retour l’été dernier de cette statue de bronze, sortie clandestinement de l’ancienne cité de Boubon dans les années 1960 pour finir dans un musée de Cleveland, aux États-Unis, fut largement célébré par les autorités turques. Sur l’année 2025, elles ont obtenu le rapatriement de 180 objets issus du patrimoine pillé du pays. Le fait que cette statue, bien que privée de tête, ait survécu est exceptionnel. Dans l’Antiquité, le bronze était couramment fondu pour fabriquer des armes ou des pièces de monnaie. C’est pourquoi les statues en bronze de cette taille conservées jusqu’à aujourd’hui sont rares, souligne Zeynep Boz.
L’apport des analyses scientifiques et de l’intelligence artificielle
Pendant des années, le musée d’art de Cleveland a rechigné à rendre l’antiquité, jugeant trop minces les preuves de son origine. La situation s’est décantée après qu’un expert en archéométrie a conclu, échantillons de sol et de plomb à l’appui, qu’il ne faisait « absolument aucun doute » que la statue provenait de Boubon, où un sanctuaire impérial abritait des sculptures d’empereurs romains. Le ministre de la Culture et du Tourisme, Mehmet Nuri Ersoy, s’est félicité d’avoir ramené l’« Empereur philosophe » Marc Aurèle sur sa terre d’origine.
Début mars, un outil utilisant l’intelligence artificielle développé par la Turquie a permis le retour de deux carreaux de céramique d’Iznik du XVIe siècle, identifiés sur le site d’une salle d’enchères britannique. Cet outil baptisé TraceART, opérationnel depuis 2025, a permis d’identifier plusieurs centaines d’objets appartenant à la Turquie. Le pays, qui affirme avoir également rendu des œuvres à l’Iran, la Chine et l’Égypte, a récupéré en janvier une tête en marbre de style anatolien auprès du musée d’art de Denver.
Des contentieux persistants avec les institutions européennes
Burcu Özdemir, du département chargé de la lutte contre le trafic de biens culturels, précise que le musée américain a lui-même contacté les autorités turques. L’œuvre avait été donnée par l’épouse d’un consul général américain ayant exercé à Istanbul dans les années 1940. Ankara cherche désormais à récupérer d’autres biens dérobés à l’époque ottomane, dont un torse en marbre conservé à Berlin et des dizaines de carreaux d’Iznik détenus par le musée du Louvre.
Le vol de ces faïences a été découvert en 2003 lorsqu’un carreau s’est détaché d’une bibliothèque à Istanbul, révélant au dos le nom de la manufacture française de Sèvres. Les originaux avaient été dérobés à la fin du XIXe siècle par un Français proche du sultan, qui les avait remplacés par des copies sous prétexte de restauration. Le panneau original est exposé au Louvre-Lens, qui indique l’avoir acquis en 1895. Zeynep Boz affirme avoir fourni des preuves à la France à plusieurs reprises, mais aucun accord n’a encore été trouvé avec le musée parisien.
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