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Le Monde, le 01/03/2022
Par Marie Jégo (Istanbul, correspondante)
Le président turc Erdogan, qui n’a jamais reconnu l’annexion de la Crimée, juge « inacceptable » l’attaque russe contre l’Ukraine.
Alors que les sanctions continuent à pleuvoir sur la Russie, la Turquie, qui n’en a imposé aucune, vient malgré tout d’interdire le passage de ses détroits à tous les bâtiments de guerre, qu’ils soient issus de pays « riverains ou non de la mer Noire », a déclaré, lundi 28 février, Mevlüt Çavusoglu, le chef de la diplomatie turque.
Moscou s’est tout de suite senti visé. « La Russie nous a demandé si nous allions, au besoin, appliquer la convention de Montreux. Nous leur avons dit que nous l’appliquerions mot pour mot », a-t-il ajouté. Signée en 1936, la convention de Montreux permet à Ankara de réglementer le trafic maritime à travers ses détroits du Bosphore et des Dardanelles, entre la Méditerranée et la mer Noire, en temps de paix comme en temps de guerre. Imposer une interdiction de passage aux bâtiments militaires russes était réclamé avec insistance par le gouvernement de Kiev, ce que la partie turque rechignait à faire.
Membre de l’OTAN, la Turquie, qui entretient des relations cordiales avec la Russie, grande pourvoyeuse de gaz, et avec l’Ukraine, qui lui achète des drones, semble soucieuse de conserver une forme de neutralité dans le conflit. Il n’est pas question d’« abandonner ni la Russie ni l’Ukraine », a précisé le président Recep Tayyip Erdogan peu avant l’annonce faite par son ministre, évoquant la nécessité de « ne pas céder sur les intérêts nationaux ».
Ankara joue gros
Malgré son soutien affiché au gouvernement pro-occidental à Kiev, la Turquie a mis cinq jours à prendre sa décision. Sa position a évolué samedi, après un appel téléphonique du président Erdogan à son homologue Volodymyr Zelensky. Un peu plus tard, M. Zelensky a laissé entendre qu’il avait réussi à convaincre le président turc de fermer les détroits aux navires russes.
« Je remercie mon ami, monsieur le président turc Recep Tayyip Erdogan, et le peuple turc, pour leur ferme appui. L’interdiction du passage des navires de guerre russes vers la mer Noire et un soutien militaire et humanitaire à l’Ukraine sont extrêmement importants à l’heure actuelle », a t il écrit sur son compte Twitter.
A première vue, la décision annoncée est un tournant. Jusqu’ici, la Turquie semblait soucieuse de ménager ses bonnes relations avec Moscou, son fournisseur attitré pour le gaz, l’aluminium, le blé, l’orge, l’huile de tournesol, les engrais et les missiles antiaériens S-400, qui, livrés en 2019, l’ont éloignée des autres pays de l’Alliance atlantique.
Ankara joue gros en raison de sa vulnérabilité en Syrie. Le président russe, Vladimir Poutine, peut exercer de fortes pressions au sujet de la région d’Idlib, où les offensives militaires à répétition organisées par Bachar Al-Assad avec l’appui de l’aviation russe ont poussé plus d’un million de réfugiés au plus près de la frontière avec la Turquie.
En réalité, l’interdiction des détroits aux navires de guerre ne va rien changer à la situation militaire sur le terrain. Les derniers bâtiments russes, six navires de débarquement et un sous-marin, à avoir franchi le Bosphore, le 10 février, sont à pied d’œuvre le long des côtes de l’Ukraine. Ils ont déjà débarqué leurs chars et leurs soldats dans les ports ukrainiens de la mer Noire et de la mer d’Azov. Pour le reste, la flotte russe basée à Sébastopol, en Crimée, a déjà été largement déployée dans la zone de guerre.
Actuellement quatre navires russes attendent leur tour pour passer de la Méditerranée à la mer Noire, selon Yoruk Isik, un observateur attentif des détroits. Les autorités turques ne devraient pas s’opposer à leur traversée dans la mesure où l’article 19 de la Convention autorise les navires des pays riverains à regagner leurs bases d’attache.
Ainsi, les bâtiments russes qui se trouvent actuellement en Méditerranée, notamment sur la base navale de Tartous, en Syrie, pourraient être appelés en renfort en mer Noire, sans que la Turquie ne puisse rien faire pour les en empêcher. « Si les pays impliqués dans la guerre demandent à ramener leurs navires à leurs bases, cela doit être autorisé », a précisé M. Çavusoglu dans une interview publiée lundi 28 février par le quotidien Hürriyet.
Utilisation des drones turcs
Le président Erdogan n’a pas mâché ses mots au sujet de l’invasion russe. Lundi, il a répété qu’il considérait « inacceptable l’attaque menée par la Russie contre le territoire ukrainien », saluant au passage « la lutte du gouvernement et du peuple ukrainiens ». Puis il s’est plaint, sans prononcer le mot Russie, du fait « que les pays à l’origine du problème siègent dans les instances d’arbitrage aux Nations unies, ce qui rend les choses inextricables ».
Bien que tributaire du gaz russe, la Turquie n’aime pas l’idée de voir la Russie étendre sa domination en mer Noire, surtout depuis qu’elle a fait main basse sur les navires ukrainiens lors de l’annexion de la Crimée, en 2014, laquelle n’a jamais été reconnue par Ankara.
Un autre motif de friction sous-jacent avec Moscou a resurgi ces derniers jours concernant l’utilisation des drones turcs Bayraktar TB2 par l’armée ukrainienne. Acquis par Kiev bien avant la guerre, les TB2 ont été employés ces derniers jours contre la soldatesque russe lancée sur les routes d’Ukraine. A Kherson (Sud), à Kharkiv (Nord-Est) et dans les environs de Kiev, des centaines de représentants des troupes d’élite, des dizaines de chars, de véhicules de transport blindés, de systèmes d’artillerie ont, semble t-il, été atteints par les engins turcs.
Les télévisions russes dissidentes ont largement diffusé les images de ces enchevêtrements de métal. Une réalité que le Kremlin, qui cache le bilan des pertes russes dans le conflit, préfère ignorer. Ajoutant au malaise, Vasyl Bodnar, l’ambassadeur d’Ukraine à Ankara, s’est réjoui dimanche sur son compte Twitter de « l’efficacité » des drones turcs.
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