C’est un exercice d’équilibriste au cours duquel Ankara n’a pas toujours gardé sa cohérence, rapporte notre correspondante à Ankara, Céline Pierre-Magnani. Elle a par exemple vendu des drones à l’Ukraine, mais n’a appliqué pas les sanctions économiques occidentales contre la Russie. Contrairement à son allié américain qui ne dialogue qu’avec les Russes sur le dossier, la Turquie soutient un processus de paix qui inclut l’Ukraine.
« Nous voyons s’instaurer une nouvelle équation. Pour obtenir des résultats avec ce nouveau processus, l’Ukraine doit absolument être incluse et cette guerre cesser par des négociations conduites d’un commun accord », a martelé Recep Tayyip Erdogan. « Nous saluons la volonté de Donald Trump de mettre fin à la guerre par la négociation (…) mais la voie vers une paix juste et durable ne peut être ouverte que par une équation dans laquelle toutes les parties concernées sont représentées », a insisté le président turc.
Le chef de la diplomatie russe a déclaré que la Russie ne cessera les combats en Ukraine que lorsqu’elle aura obtenu ce qu’elle veut des négociations sur la fin du conflit que les présidents russe et américain veulent lancer.





