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Hamit Bozarslan : « En Turquie, l’histoire est essentiellement un mouvement de dissidence intellectuelle »

Le Monde, le 12/08/2018
 

L’historien et sociologue Hamit Bozarslan analyse la ressemblance, dans leur usage du passé, des régimes successifs turcs.

Propos recueillis par Gaïdz Minassian

Historien et sociologue, Hamit Bozarslan, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et spécialiste de l’Empire ottoman et de la Turquie, travaille sur la violence au Proche-Orient et la construction des Etats dans la région. Auteur d’ouvrages de référence, dont Histoire de la Turquie. De l’Empire à nos jours (Tallandier, 2013), Hamit Bozarslan appartient à ce qu’il appelle lui-même l’école dissidente de l’historiographie de la Turquie contemporaine. Il revient sur les usages du passé en Turquie.

 

Pourquoi l’histoire est-elle une discipline reine en Turquie ?

Il faut faire un distingo entre l’histoire comme discipline et le récit officiel. Le « récit officiel » continue de diviser le passé de la nation en trois épisodes : la période de l’innocence, par laquelle les Turcs conquièrent le monde pour lui apporter ordre et justice ; celle de la trahison, pendant laquelle les minorités mordent la main bienveillante de leurs maîtres et collaborent avec les ennemis de l’extérieur ; et celle de la délivrance, pendant laquelle la nation brise ses chaînes par un ultime sursaut et fonde la Turquie moderne.

Recep Tayyip Erdogan, l’actuel président de la République, et les historiens qui l’inspirent estiment d’ailleurs que cette libération reste partielle et n’immunise pas le pays contre une possible agression occidentale ou l’aliénation de ses propres élites. En face de ce discours, l’histoire proprement dite, comprise comme discipline, est essentiellement un mouvement de dissidence intellectuelle ; elle interroge la fondation même de la Turquie par un processus génocidaire, qui l’a dominée au cours des vingt dernières années.

 

Pourquoi les régimes successifs turcs­ (impérial, Jeunes-Turcs, kémaliste, ­islamiste) se ressemblent-ils dans leur usage du passé, qui est toujours présenté sous une forme tronquée et marquée par le négationnisme ?

La Turquie officielle est fière d’être « musulmane à 99,9 % », mais refuse de comprendre la signification de ce chiffre : la disparition organisée de ses minorités chrétiennes (arménienne, grecque, assyro-chaldéennes). Elle est habitée par une violente nostalgie d’Empire, mais ne sait pas que le gouvernement ottoman est entré dans la Grande Guerre de son propre gré et sans nulle agression, signant ainsi lui-même son arrêt de mort. Elle ignore que la « 14-18 » avait été d’abord une guerre intra-européenne et l’interprète comme la guerre de l’Europe contre les Turcs.

Plus généralement, la version mise en avant par le pouvoir appréhende les Turcs comme agressés par des ennemis de l’extérieur et trahis par les minorités de l’intérieur, pousse dès lors à demander justice et réparation en tant que victime, et déploie, en tant que bourreau cette fois-ci, toute la force à sa disposition pour se venger. Cette vision des choses ne varie pas, malgré les changements de régime.

 

En 2017, le Parlement turc a voté une ­résolution interdisant l’usage des mots « génocide arménien » et « Kurdistan » dans son enceinte. La Turquie a-t-elle adopté d’autres lois sur l’histoire ? Et ceux qui les transgressent sont-ils l’objet de poursuites devant les tribunaux ?

Il existe depuis 2005 un article 301 du code pénal qui protège la « turcité » et la Turquie [quiconque insulte la nation turque et son Etat est passible de poursuite pénale]. Une douzaine de personnes, dont le journaliste arménien Hrant Dink (assassiné en 2007), ont été condamnées en vertu de cet article. Précédemment, le gouvernement Ecevit (1999-2002) avait tenté de bannir certains termes comme « Byzance », nom chrétien orthodoxe d’Istanbul [parler de Byzance revient à occulter la date de 1453, prise de la cité par les Ottomans].Et récemment, en effet, le Parlement a modifié son règlement intérieur pour sanctionner l’usage de mots jugés « dangereux » par les députés, dont « génocide arménien » et « Kurdistan ».

 

Est-ce que cette législation sur l’histoire constitue une véritable entrave pour la ­recherche en Turquie ?

A vrai dire non,en tout cas pas à elle seule. Entre 2005, date du premier colloque à Istanbul où le « G-Word » (génocide) a été prononcé, et 2015, le centenaire du génocide arménien, l’historiographie dissidente s’est déplacée des marges de la société au cœur des universités prestigieuses. La Turquie est même devenue un lieu de production scientifique de haut vol sur le génocide.

Depuis l’été 2015, cependant, on assiste à la brutalisation de la syntaxe du pouvoir, qui va de pair avec la vulgarité, la calomnie et la mort civique imposée à de nombreux enseignants-chercheurs. Les universitaires engagés sont qualifiés de terroristes et de traîtres par ­Erdogan lui-même. Plusieurs milliers d’enseignants figurent parmi les 130 000 fonctionnaires licenciés. Les chercheurs souffrent aussi de la dictature de l’instant.

Comme certains régimes du passé, l’« erdo­ganisme » détruit les facultés cognitives de la société, qu’il assomme au sens propre du terme : vous vivez parfois deux ou trois grandes crises par semaine, ce qui brouille les ­repères et vous oblige à ne penser qu’à l’instant suivant. Comment faire de la recherche dans ces conditions ?

 

Quelle est votre position sur les lois dites « mémorielles » en France ?

Je ne me suis jamais senti à l’aise avec les débats sur ces lois. Aussi, je répondrai à votre question en parlant du négationnisme en tant que tel. Je n’éprouve aucune crainte devant ce phénomène, qu’il faut contrer par la recherche et l’effort pédagogique qu’elle permet amplement. En réponse à la négation de la Shoah par une poignée d’individus sans scrupule, par exemple, la recherche a collecté des ma­tériaux empiriques d’une grande finesse et proposé des analyses très approfondies des temps et des espaces du génocide.

Le nouveau livre de l’historien Taner Akçam (Killing Orders. Talat Pasha’s Telegrams and the Armenian Genocide, Palgrave Macmillan, non traduit) montre qu’il en va de même des réponses à apporter au négationnisme turc. Prenons un exemple : selon Ankara, les télégrammes dans lesquels Talat Pacha, homme fort d’Istanbul, ordonnait l’extermination des Arméniens étaient des faux, puisque le haut fonctionnaire Naim Efendi qui les avait reproduits dans ses Mémoires n’avait jamais existé et que les télégrammes ne respectaient pas le système du cryptage ottoman.

Menant un travail minutieux, Taner Akçam a non seulement pu prouver que Naim Efendi avait bel et bien existé, mais aussi authentifier ses Mémoires et montrer avec brio que le cryptage qui y figurait était tout à fait conforme au système ottoman de l’époque. Contre le négationnisme, la meilleure riposte, c’est donc, ­selon moi, le travail rigoureux de l’historien.

 

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