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Le Journal du Dimanche, le 14/03/2022
Par Killian Cogan, correspondant à Istanbul (Turquie)
À trois heures de vol de Moscou, Istanbul accueille des milliers de Russes qui craignent la répression politique et les effets des sanctions économiques.
Quand son pays déclare la guerre à l’Ukraine, Irina Lobanovskaya est à Istanbul pour un rappel vaccinal. Consciente des répercussions que cela va entraîner, cette directrice marketing de 32 ans annule son vol de retour. Très vite, elle comprend que nombre de ses compatriotes vont vouloir quitter la Russie et crée alors une chaîne Telegram pour leur prodiguer des conseils. « J’avais prévu cette chaîne pour une centaine de personnes, lance-t-elle, les cheveux teints en rose sous une casquette noire. Deux semaines plus tard, plus de 100 000 membres l’ont rejointe ! »
Journalistes, activistes, intellectuels, mais aussi Russes de classes moyenne et aisée, ils seraient plusieurs dizaines de milliers à avoir pris le chemin de l’exil. Dans la foulée de l’invasion militaire de l’Ukraine, le gouvernement russe a en effet opéré un tour de vis répressif, s’en prenant aux quelques médias indépendants et aux manifestants opposés à l’invasion. La crainte des effets des sanctions économiques imposées par la communauté internationale ou celle d’être appelé au front ont poussé aussi à cet exode vers l’étranger.
Comme Dmitri et Konstantin, 26 et 32 ans, qui ont pris un vol reliant Saint-Pétersbourg à Istanbul vendredi dernier. « Lorsque les pays occidentaux ont annoncé qu’ils gelaient les devises étrangères de la Banque centrale russe et que Poutine a menacé d’utiliser l’arme nucléaire, explique Konstantin, coach commercial, j’ai compris que c’était le début de la fin, qu’on avait franchi un point de non-retour. » Dmitri, disc-jockey et vidéoblogueur, a eu le déclic lorsque le gérant d’un bar dans lequel il prévoyait d’animer une soirée a déclaré qu’il ne pourrait plus le payer. « On a dû annuler une grosse soirée à cause de la guerre et, en l’espace de quelques jours, tous mes projets sont tombés à l’eau », se désole-t-il.
Un refuge de circonstance
Ces Russes se dirigent là où les restrictions aériennes le permettent encore, des destinations accessibles sans visa : Géorgie, Arménie ou Turquie. La Géorgie aurait déjà accueilli près de 25 000 ressortissants russes, provoquant même des remous au sein de l’opinion publique locale tant le sentiment antirusse y est prégnant.
Istanbul, la métropole la plus européenne de Turquie, est devenue de son côté un refuge de circonstance, un sas de décompression où l’on reprend ses esprits avant de préparer l’avenir et de rejoindre des contrées plus propices. Dans dix jours, Irena rejoindra l’Arménie, d’où elle tentera de gagner les États-Unis. Konstantin, lui, songe à Tbilissi, en Géorgie, et à Bali, en Indonésie. « Avec le télétravail, je peux travailler de partout dans le monde. Les frontières et les nations appartiennent au XXème siècle, c’est old school » estime-t-il. Dmitrii, qui partage cet avis, ajoute qu’il profitera de son exil pour « faire le tour du monde ».
Reste que, depuis que Visa et Mastercard ont suspendu leurs opérations en Russie samedi dernier, il est impossible de retirer de l’argent d’un compte bancaire russe. Si Konstantin assure pouvoir contourner ces obstacles par le biais des cryptomonnaies, la plupart des émigrés russes ont dû convertir leurs avoirs en liquide.
On est assez nombreux pour récréer notre Russie à nous, celle qui a été éradiquée ces dernières semaines
« J’ai assez d’argent pour survivre un mois, ensuite il faudra que je trouve du travail », glisse Polina, une dramaturge de 31 ans qui a quitté Moscou le week-end dernier. « Profondément choquée » par l’invasion de l’Ukraine, elle a collé des affiches proclamant « Non à la guerre » sur des banques et des bâtiments gouvernementaux de Moscou et a accroché un drapeau ukrainien à sa fenêtre. Cela lui a valu des menaces sur les réseaux sociaux, ainsi que de la part de l’une de ses voisines. « Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie », lâche-t-elle.
À Istanbul, elle constate qu’il y a « déjà suffisamment de Russes pour fonder des théâtres, des médias et des galeries d’art ». « On est assez nombreux pour récréer notre Russie à nous, celle qui a été éradiquée ces dernières semaines », dit-elle. L’hémorragie est telle que le régime de Vladimir Poutine tenterait de l’endiguer. Il y a quelques jours, Irina a remarqué que des messages automatisés avaient été infiltrés dans sa chaîne Telegram pour diffuser de la propagande du pouvoir russe afin de décourager les candidats au départ.
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