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Libération, le 04/03/2022
par Anne-Sophie Faivre Le Cadre, correspondante à Istanbul
Alors que l’Assemblée générale des Nations unies a adopté mercredi une résolution exigeant le retrait des forces russes de l’Ukraine, la Turquie, qui a voté en sa faveur, s’engage dans un jeu diplomatique complexe. Désireuse de ne pas rompre ses liens avec son puissant allié russe mais aussi de renforcer ses positions en Occident, la Turquie semble pourtant avoir choisi le camp ukrainien et cherche à tirer parti du conflit pour demander son adhésion à l’Union européenne.
Après des jours de tergiversation, le président Erdogan a décidé, lundi, de fermer les détroits du Bosphore et des Dardanelles à tout bâtiment militaire. Une fermeture appelée à grands cris par l’Ukraine, qui rompt l’illusoire neutralité que professait jusqu’alors la Turquie. En application de la convention de Montreux, signée en 1936, les deux canaux sont régis par la Turquie, qui dispose du droit, en cas de conflit, d’en interdire le passage aux navires de guerre. Faisant du Bosphore et des Dardanelles, en quelque sorte, les verrous de la guerre.
En début de semaine, Ankara a ainsi refusé l’accès à trois bâtiments militaires russes qui n’étaient pas enregistrés en mer Noire. Fermé tardivement au goût de Kyiv (Kiev), le verrou a toutefois ses limites, Moscou ayant déjà déployé des renforts plusieurs semaines avant le début des hostilités, notamment en transférant des unités venues de la mer Baltique. Le mois dernier, six navires de guerre russes et un sous-marin ont ainsi traversé les détroits des Dardanelles et du Bosphore jusqu’à la mer Noire, pour ce que Moscou appelait alors des «exercices navals» près des eaux ukrainiennes.
Difficile équation
Aux premiers jours conflit, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait défini la difficile équation de son pays : «N’abandonner ni la Russie ni l’Ukraine» et «ne pas céder non plus sur les intérêts de Turquie». Ces derniers sont nombreux à se jouer du côté de Moscou. Première destination des exportations russes en blé, acier ou aluminium, la Turquie est pieds et poings liés aux hydrocarbures russes. Elle est également lourdement dépendante des sept millions de touristes russes annuels (avant la pandémie) et sujette au chantage de Moscou quant à un hypothétique bombardement d’Idlib, en Syrie, qui pousserait des centaines de milliers de réfugiés supplémentaires sur son sol.
Dans son soutien à l’Ukraine et sa condamnation de la Russie, la Turquie avance donc sur des œufs. Mercredi, le ministre turc des Affaires étrangères a ainsi souligné le refus d’Ankara de se joindre au concert des sanctions occidentales. «La Turquie n’a pas participé aux sanctions contre la Russie», a déclaré Mevlut Cavusoglu. «Nous n’avons aucune envie d’imposer des sanctions à la Russie, avec qui nous avons de nombreuses relations commerciales. Nous ne voulons pas nuire à notre propre pays», assumait la veille, plus clairement encore, le porte-parole de la présidence. Alors que l’espace aérien de l’UE est fermé aux appareils russes, l’aéroport d’Istanbul est devenu un point de transit incontournable pour les avions russes.
Ce numéro d’équilibriste suffira-t-il pour autant à ne pas assombrir les relations entre Moscou et Ankara ? Le vote de la Turquie en faveur de la résolution onusienne condamnant l’invasion russe n’a certainement pas plu au Kremlin. Dont la colère risque en outre d’être attisée par le fait que, sur le front ukrainien, les drones turcs Bayraktar TB2 causent de lourdes pertes à l’armée russe, notamment dans la bataille de Kherson.
Selon le ministre ukrainien de la Défense, de nouveaux drones turcs sont arrivés mercredi en Ukraine. Dans une interview au journal pro-gouvernemental Daily Sabah, le vice-ministre turc des Affaires étrangères a toutefois précisé que Kyiv avait acheté les drones à Baykar, une société de défense turque privée. Une manière de souligner qu’il ne s’agissait pas d’une aide militaire officielle de la part d’Ankara.
«La Turquie sort pour l’heure grandie»
Cette volonté de dessiner une troisième voie entre l’Ukraine et la Russie s’inscrit dans la posture d’arbitre que tente d’adopter Ankara depuis plusieurs mois. Quand la guerre n’était encore qu’une menace, le mois dernier, Erdogan avait proposé d’accueillir des négociations entre Moscou et Kyiv. Une offre de médiation boudée à l’époque par les Etats-Unis. Lesquels, aujourd’hui, félicitent la Turquie pour sa décision de fermer les détroits.
Ces derniers jours, Erdogan a tenté de tirer parti du conflit en demandant à l’Union européenne de «traiter la Turquie comme l’Ukraine». Evoquant la situation de l’Ukraine et la demande d’adhésion de Kyiv à l’UE au cours d’une conférence de presse conjointe avec la présidente du Kosovo, Vjosa Osmani, le président turc a demandé à l’Union de reconsidérer l’adhésion de la Turquie – candidate depuis 1987. «Nous apprécions les efforts pour faire entrer l’Ukraine dans l’UE. Mais je le dis aux membres de l’UE : je me demande ce qui vous inquiète encore avant d’intégrer la Turquie.»
Rappelant que son pays est déjà membre de l’Otan, Erdogan a également réclamé davantage d’aide militaire. «Pourquoi vous ne donnez pas l’équipement militaire nécessaire à la Turquie ? Vous mettrez la Turquie à votre ordre du jour quand il y aura une guerre contre elle ?» a-t-il demandé.
Face à un conflit en Ukraine qui ne montre aucun signe d’apaisement, combien de temps la Turquie parviendra-t-elle à jouer son rôle d’équilibriste ? Elle pourrait aussi bien devenir le premier bénéficiaire que la première victime collatérale de la guerre. «Dans cette crise, la Turquie sort pour l’heure grandie, car elle a su se mettre sur le devant de la scène et faire oublier la crise économique qui la ravage comme la dérive autoritaire qui la mine, analyse un diplomate européen. Mais ce changement d’image ne se fera qu’au prix d’un relâchement des relations turco-russes, que la Turquie paiera très cher.»
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