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La Croix, le 13/02/2023
Analyse
Agnès Rotivel
Une semaine après le tremblement de terre en Turquie, le séisme est devenu un enjeu politique. Retard et désorganisation des secours, colère des survivants, les effets sur le pouvoir du président Erdogan commencent à se faire sentir à trois mois de l’élection présidentielle.

Le président Recep Tayyip Erdogan (au centre) rencontre des victimes du séismeà Sanliurfa, en Turquie, samedi 11 février 2023. Mustafa Kamaci/Anadolu Agency via AFP
Le bilan ne cesse de s’aggraver, une semaine après le tremblement de terre qui a frappé le sud-est de la Turquie et le nord de la Syrie. Mercredi 8 février, deux jours après la secousse de 7,8 sur l’échelle de Richter, le chef de l’État, Recep Tayyip Erdogan, a dû reconnaître des « lacunes » dans la réponse gouvernementale. Un aveu rarissime.
Certes, il répondait au chef du parti de l’opposition du CHP qui, présent sur le terrain, dénonçait l’inaction de l’État. Mais Erdogan ne s’est pas arrêté-là . Sur la défensive, il a aussitôt menacé ceux qui « diffusent de fausses nouvelles ». « Nous constituons des dossiers », a-t-il prévenu tout en bloquant momentanément Twitter grâce auquel les survivants communiquent et… critiquent le pouvoir.
« Les vieux réflexes répressifs »
Le président Erdogan réagit avec les « vieux réflexes répressifs. Il a peur de perdre le contrôle de la société alors il censure. Mais les gens contournent les interdictions. Cette crise montre à quel point le pouvoir est déconnecté de la société », analyse Aurélien Denizeau, chercheur, spécialiste de la Turquie. « Le séisme est une vitrine de l’incurie de l’AKP », tranche Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie contemporaine et Moyen-Orient de l’Ifri. « Le gouvernement a un énorme problème d’image. Il veut tout contrôler mais ne le peut pas parce qu’il a besoin de l’aide internationale. »
Erdogan ne peut qu’avoir en tête le séisme d’Izmit en 1999 et ses conséquences. Cette catastrophe avait fait plus de 17 000 morts. Le gouvernement de l’époque, dirigé par Suleyman Demirel, n’avait pas su répondre à la catastrophe et, aux élections suivantes, en 2002, l’AKP, (Parti de la justice et du développement) de Recep Tayyip Erdogan, lui avait ravi le pouvoir. « En 1999, Erdogan avait bénéficié du système politique. Aujourd’hui, il est le système », rappelle Jean Marcou, professeur des universités à Sciences Po Grenoble, spécialiste de la Turquie.
Un enjeu politique
En quelques jours seulement, le séisme est devenu un enjeu politique. Il prend de court le président en pleine campagne électorale alors qu’il brigue un troisième mandat, avec un calendrier qu’il a lui-même imposé en avançant le scrutin au 14 mai prochain. Trois mois seulement pour remettre la région en état, rassurer et reconstruire des logements décents et reprendre la main politiquement. Une gageure.
Sans parler de la colère des survivants sur la lenteur des secours turcs et l’absence de l’armée, seule en Turquie à posséder les moyens d’agir dans un tel chaos. « La même chose s’était produite en 1999 », se souvient Didier Billion, directeur adjoint de l’Iris, spécialiste de la Turquie et du Moyen-Orient. « Elle était restée au moins trois jours sans rien faire, ce qui avait déclenché la colère des Turcs dans un pays habité par le mythe de l’État protecteur. » Cette fois encore, la population peut douter de la capacité à assurer la sécurité dans les zones dévastées : des secours autrichiens et allemands ont été momentanément suspendus, samedi 11 février, en raison d’« agressions » entre groupes.
Cette colère est réelle mais il est trop tôt pour lui donner un sens politique, met toutefois en garde Didier Billion, alors que dans ce genre de catastrophe, jamais les secours ne viennent assez rapidement. « Mais si l’aide et les secours ne sont pas mieux organisés pour venir en aide aux sinistrés, cela coûtera cher à Erdogan », pronostique-t-il.
Une opposition divisée
« Sauf exception, ce genre de catastrophe ne profite pas au pouvoir en place, à moins qu’il y ait un homme providentiel, et Erdogan n’est pas cet homme. Il est au pouvoir depuis vingt ans, le pays subit une inflation à plus de 85 %, malgré un léger mieux, estime Jean Marcou. Cette catastrophe risque de lui porter un coup alors que ces derniers mois, les sondages lui étaient un peu plus favorables. » En face, l’opposition encore divisée sera-t-elle en mesure d’en profiter ? Trop tôt pour le dire, mais clairement, dans les semaines et les mois qui viennent, le tremblement de terre aura des incidences. « Erdogan a vécu sur un nuage, estime Jean Marcou, et désormais les nuages s’amoncellent. »
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