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Le Monde, le 21/07/2025
Par Nicolas Bourcier (Istanbul, correspondant)
Voté par la majorité parlementaire soutenant le président Recep Tayyip Erdogan, le texte lève la plupart des contraintes environnementales sur l’exploitation des ressources du sous-sol. Il permettra la relance de certains projets bloqués.
La mobilisation de plusieurs milliers de paysans et villageois ces derniers mois n’y a rien fait. Pas plus que les mises en garde des experts de l’environnement, ni la grève de la faim lancée par une dizaine de militants, la semaine dernière, à Ankara, dans le petit parc ombragé Cemal Süreya, situé près de l’Assemblée nationale turque.
Après quatre jours de débats houleux, les députés de la majorité présidentielle islamo-conservatrice ont adopté samedi 19 juillet, en fin de soirée, les vingt et un articles d’une loi ouvrant les terres agricoles, dont les champs d’oliviers et les sites forestiers, à l’exploitation minière. Encore le matin même, sous des allures de baroud de la dernière chance, l’ensemble des députés des différentes formations de l’opposition ont tenté d’interrompre le vote en occupant la tribune du Parlement. En vain. Des élus du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir, à l’origine du texte, et de son allié ultranationaliste d’extrême droite MHP (Parti d’action nationaliste) n’ont pas hésité à en venir aux mains avant le vote final.
La loi, qui s’inscrit dans une série d’initiatives législatives de l’AKP visant, selon ses concepteurs, à déréguler pour relancer la croissance, suscite depuis de nombreux mois l’inquiétude des défenseurs de l’environnement. Surnommée par ses derniers « loi du super pillage », elle est l’aboutissement de plus de dix projets législatifs plus ou moins similaires, soumis ces dernières années aux commissions parlementaires et jusque-là retoqués ou retirés.
Avec l’adoption de ce texte, les protocoles d’évaluation d’impacts environnementaux sont désormais supprimés. Ce sont ces études, le plus souvent exigées par les villageois proches des sites ciblés par les compagnies extractivistes ou énergétiques, qui permettaient de freiner, voire de bloquer, les projets.
Mouvements de protestation réprimés
La nouvelle loi permet en outre d’accorder plus rapidement et facilement, au nom de l’intérêt public, les demandes d’exploitation minières. Son champ d’application est également étendu aux domaines forestiers, aux pâturages, aux lacs ainsi qu’aux ressources souterraines. De fait, les projets miniers et énergétiques jusque-là bloqués par des décisions de justice seront relancés.
« Le Parlement se comporte comme le PDG [d’une compagnie minière] », a accusé le député d’opposition Ali Mahir Basarir (CHP, Parti républicain du peuple, centre gauche, laïque) en s’adressant à l’ancien ministre de l’énergie Fatih Dönmez, un des porteurs de la loi. « Nous allons continuer de nous opposer » au texte, a-t-il prévenu. Un recours auprès de la Cour constitutionnelle devrait être rapidement déposé.
La Turquie connaît, depuis une dizaine d’années, un grignotage systématique des terres par des projets de production d’énergie. Dépendant à plus de 70 % des importations pour sa consommation énergétique totale, Ankara n’a eu de cesse de chercher à diversifier ses sources d’approvisionnement et à renforcer son autonomie. Dès 2015, les mouvements de protestation se sont multipliés contre les projets extractivistes, marqués parfois par de violents affrontements avec les forces de l’ordre. La tendance à l’amplification de l’exploitation n’a fait que s’accélérer. Plus de 110 000 hectares de forêts ont été déboisés par les activités minières au cours de la période 2012-2023. Avec la pandémie, les règles se sont simplifiées, les crédits ont été facilités.
Le symbole de la forêt d’Akbelen
En 2023, la forêt d’Akbelen a été un des symboles de ces mobilisations. Située dans le district de Milas (Sud-Ouest), celle-ci avait été occupée par des villageois et des défenseurs de l’environnement pour lutter contre une compagnie énergétique exploitant une mine de charbon. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait alors qualifié les manifestants de « marginaux », justifiant la nécessité d’étendre l’extraction locale de houille. Au cours des mois suivants, des dizaines de mouvements du même type s’étaient multipliés un peu partout dans le pays.
Présente devant l’Assemblée durant le vote de la loi, la militante écologiste Esra Isik, du Comité de l’environnement d’Ikizköy, près de Milas, a déclaré : « Ils continuent d’adopter des textes qui favorisent les entreprises, mais nous restons déterminés. Alors que la forêt d’Akbelen aurait dû être protégée par la loi en vigueur, elle a quand même été rasée. Aujourd’hui, ils s’attaquent à nos terres agricoles. C’est un désastre pour le pays. »
Pour Ömer Fethi Gürer, élu du CHP, « le principe d’utilité publique est désormais totalement bafoué ». Il avance le chiffre de 50 000 oliviers détruits dans un premier temps. « Cette loi sera portée en appel devant la Cour constitutionnelle, mais la procédure prendra deux ans au minimum, prévient-il. Pendant ce temps, des arbres seront abattus, la nature détruite et des villages déplacés. Même si la loi est annulée, la décision ne sera pas rétroactive. Il faut donc empêcher sa mise en œuvre avant même qu’elle ne commence. »
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