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Sud Ouest, le 10/09/2025
Bruno RIPOCHE
Après avoir destitué une douzaine de ses maires, dont celui d’Istanbul (16 millions d’habitants), la justice turque s’attaque à la direction de la principale formation d’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP), centriste et laïc. Objectif du régime du président islamo-nationaliste Recep Tayyip Erdogan ? Briser l’élan du CHP, net vainqueur des municipales de 2024, en amont des prochaines échéances électorales. En particulier la présidentielle de 2028.
« Nous subissons une attaque à 360° »,déclarait début juillet Özgür Çelik, le puissant chef du Parti républicain du peuple (CHP) pour la province d’Istanbul, la plus peuplée de Turquie. La justice, totalement inféodée au régime du président Recep Tayyip Erdogan, venait de destituer un sixième maire d’arrondissement de la mégapole turque et trois maires des dix plus grandes villes de Turquie. L’offensive frontale du pouvoir contre l’opposition laïque, qui a débuté avec l’arrestation le 19 mars du maire de la mégapole, Ekrem Imamoglu, sous prétexte de corruption, ne connaît depuis aucun répit.
Net vainqueur des municipales de 2024, où il a repris plusieurs métropoles à l’AKP (islamo nationaliste) d’Erdogan, le CHP a depuis vu une douzaine de ses maires de grandes villes suspendus et remplacés par des kayyum, des administrateurs nommés par l’État. Cette manœuvre pour écarter des opposants est tout sauf inédite en Turquie. Le pouvoir y a fréquemment recouru, depuis 2016, contre le parti pro-kurde dans l’est du pays. Son utilisation contre le CHP marque un tournant.
Le tocsin sonné en juillet par Özgür Çelik était en quelque sorte prémonitoire, puisque le chef du CHP stambouliote est la dernière victime en date de ce procédé. Le 2 septembre, la justice a révoqué toute la direction régionale du parti d’opposition. Et elle a désigné comme administrateur provisoire un ancien cadre en cours d’exclusion. Celui-ci s’est rendu, ce lundi, au siège du CHP, sous escorte policière… et sous les huées des militants qui tentaient de faire barrage.
Bulldozer judiciaire
Les responsables du CHP s’attendent à ce qu’une décision similaire soit rendue contre la direction nationale, lundi 15 septembre, à Ankara, au motif d’irrégularités lors du congrès de 2023. L’énergique président national du grand parti d’opposition, Özgür Özel, qui combat pied à pied les assauts du régime sur les estrades et dans la rue, risque d’être à son tour écarté. Pour le remplacer, le nom de son bien plus docile prédécesseur Kemal Kiliçdaroglu, est avancé. Étrangement battu par Erdogan lors de la présidentielle de mai 2023, il avait à peine contesté sa défaite.
Face au bulldozer judiciaire, les dirigeants du CHP font preuve d’inventivité. À Istanbul, ils ont décidé de modifier tous les jours l’adresse du siège du parti. Et au plan national, la direction a collecté suffisamment de signatures pour la tenue d’un congrès extraordinaire, le 21 septembre, afin de rétablir aussitôt Özgür Özel et son équipe. L’opposition poursuit également des manifestations hebdomadaires, tournant dans toute la Turquie, afin de réclamer la libération du maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, candidat pour la prochaine présidentielle, prévue en 2028.
Nous subissons une attaque à 360° »,déclarait début juillet Özgür Çelik, le puissant chef du Parti républicain du peuple (CHP) pour la province d’Istanbul, la plus peuplée de Turquie. La justice, totalement inféodée au régime du président Recep Tayyip Erdogan, venait de destituer un sixième maire d’arrondissement de la mégapole turque et trois maires des dix plus grandes villes de Turquie. L’offensive frontale du pouvoir contre l’opposition laïque, qui a débuté avec l’arrestation le 19 mars du maire de la mégapole, Ekrem Imamoglu, sous prétexte de corruption, ne connaît depuis aucun répit.
Net vainqueur des municipales de 2024, où il a repris plusieurs métropoles à l’AKP (islamo nationaliste) d’Erdogan, le CHP a depuis vu une douzaine de ses maires de grandes villes suspendus et remplacés par des kayyum, des administrateurs nommés par l’État. Cette manœuvre pour écarter des opposants est tout sauf inédite en Turquie. Le pouvoir y a fréquemment recouru, depuis 2016, contre le parti pro-kurde dans l’est du pays. Son utilisation contre le CHP marque un tournant.
Lire aussi : En Turquie, un coup de filet contre des maires d’opposition marque un nouveau virage autoritaire.
Le tocsin sonné en juillet par Özgür Çelik était en quelque sorte prémonitoire, puisque le chef du CHP stambouliote est la dernière victime en date de ce procédé. Le 2 septembre, la justice a révoqué toute la direction régionale du parti d’opposition. Et elle a désigné comme administrateur provisoire un ancien cadre en cours d’exclusion. Celui-ci s’est rendu, ce lundi, au siège du CHP, sous escorte policière… et sous les huées des militants qui tentaient de faire barrage.
Des manifestants tentant, lundi 8 septembre, de forcer un cordon policier pour empêcher l’installation au siège régional du CHP (opposition laïque) d’un administrateur nommé par l’État. | KEMAL ASLAN, AFP
Bulldozer judiciaire
Les responsables du CHP s’attendent à ce qu’une décision similaire soit rendue contre la direction nationale, lundi 15 septembre, à Ankara, au motif d’irrégularités lors du congrès de 2023. L’énergique président national du grand parti d’opposition, Özgür Özel, qui combat pied à pied les assauts du régime sur les estrades et dans la rue, risque d’être à son tour écarté. Pour le remplacer, le nom de son bien plus docile prédécesseur Kemal Kiliçdaroglu, est avancé. Étrangement battu par Erdogan lors de la présidentielle de mai 2023, il avait à peine contesté sa défaite.
Face au bulldozer judiciaire, les dirigeants du CHP font preuve d’inventivité. À Istanbul, ils ont décidé de modifier tous les jours l’adresse du siège du parti. Et au plan national, la direction a collecté suffisamment de signatures pour la tenue d’un congrès extraordinaire, le 21 septembre, afin de rétablir aussitôt Özgür Özel et son équipe. L’opposition poursuit également des manifestations hebdomadaires, tournant dans toute la Turquie, afin de réclamer la libération du maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, candidat pour la prochaine présidentielle, prévue en 2028.
Mais il est clair que d’ici les prochaines élections, le pouvoir usera de tous les leviers pour entraver et diviser le plus vieux parti de Turquie, qui célébrait ce 9 septembre son 102e anniversaire. Et qui connaît une nouvelle jeunesse. À mesure que le pays s’enfonce dans la crise économique et l’autoritarisme, les intentions de vote en faveur du CHP grimpent. Il dépasse désormais l’AKP et, bien qu’emprisonné, Imamoglu distance Erdogan dans la plupart des enquêtes d’opinion.
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