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En Turquie, la colère gronde contre la multiplication des mines et des barrages : « Le gouvernement pousse dans tous les sens, au mépris du droit »

Le Monde, le 20/12/2024

Nicolas Bourcier, Artvin, Hopa, Rize et Trabzon (Turquie), envoyé spécial

 

Reportage (voir les illustrations de ce reportage >>> )

En manque d’énergies fossiles, le pouvoir turc favorise l’exploitation minière et l’édification de centrales hydroélectriques dans le nord-est rural du pays, malgré l’opposition des habitants concernés.

 


Des habitants d’Uzungöl rassemblés pour protester contre la construction d’une centrale hydroélectrique. Sur le bord de la route, dans le village de Taskiran, le 28 novembre 2024. EKİN ÇEKİÇ POUR « LE MONDE »

 

La route s’élève à flanc de montagne jusqu’au pied d’un lac baigné de soleil en surplomb de la vallée. Plus d’une vingtaine d’habitants d’Uzungöl, une commune de l’extrême nord-est de la Turquie, sont assis là, dans le froid, autour d’un feu sur lequel une gigantesque théière bout depuis des heures. Dans l’assemblée, on trouve quelques jeunes et beaucoup de moins jeunes, des paysans et des fonctionnaires, certains barbus, d’autres rasés de près, des femmes voilées, d’autres non, des familles aux origines parfois mêlées, grecques, arméniennes ou de la Géorgie voisine.

Tous surveillent le site où ils ont réussi à empêcher, le 4 novembre, la relance d’un vieux projet de barrage hydroélectrique sur la rivière Haldizen. Ensemble, ce jour-là, ils ont bravé les gendarmes et empêché le passage des camions et des pelleteuses. Et n’ont plus bougé. Mehmet Keles, la cinquantaine, un jeune retraité devenu promoteur touristique et porte-parole des villageois, désigne l’extrémité de la route en direction de la mer Noire. « La vallée compte déjà six barrages sur 40 kilomètres, cela suffit ! »

Depuis, les autorités ont affirmé que l’entreprise s’était retirée. « Mais personne ne les croit. Deux autres projets sont en attente de validation ici même, encore une vingtaine d’autres plus loin et plusieurs procès sont en cours, précise Mehmet Keles. Le piquet de surveillance reste, ils ne tromperont plus notre vigilance. »

Manifestations, sit-in, appels aux médias pour rompre l’opacité qui entoure certains appels d’offres… Comme à Uzungöl, la dizaine de vallées alentour, de Hopa, près de la frontière géorgienne, jusqu’à Trabzon, plus à l’ouest, a vu monter, ces derniers mois, avec des fortunes diverses, une vague de contestation rurale contre la multiplication des centrales et autres projets extractivistes encouragés par le pouvoir central d’Ankara.

 

« Une région sous pression »

« Tout le monde sait que le pays manque d’énergies fossiles, que la moitié de l’électricité est produite avec du gaz importé de Russie, et que les besoins sont en hausse. Alors le gouvernement pousse dans tous les sens, au mépris des normes et du droit, commente M. Keles. C’est toute notre région, riche en ressources, qui est sous pression. »

Près de 70 % de la région de la mer Noire est identifiée comme région minière, selon l’association Les Rivières de la fraternité, une des plus anciennes plateformes locales de lutte contre la dégradation de l’environnement. Rien que dans l’arrière-pays de Rize, une cité portuaire voisine, plusieurs centaines de licences d’exploitation minière ont été ouvertes par l’Etat et plus de 60 sites de centrales hydroélectriques acceptés. La plupart correspondent à des centrales dites « HES » d’une capacité de 5 à 10 mégawatts (MW), et de type « barrages à tube » (ou barrages à conduite forcée) pour diriger l’eau vers des turbines, ou en forme de canal avec retenue d’eau.

A Trabzon, 70 sites de ce type ont été autorisés à la prospection. Plus à l’est, dans la longue et sinueuse vallée de Çoruh, très prisée des touristes, avec sa riche végétation, ses 104 espèces, dont 67 endémiques, une dizaine de projets de grands barrages sont à l’étude, en plus des cinq existants, auxquels s’ajoutent 129 HES, dont plus d’une trentaine sont déjà actives.

C’est sur ses eaux qu’a été inauguré, en 2021, le gigantesque barrage de Yusufeli, un des plus hauts au monde, qui a nécessité le déplacement de 7 400 habitants, englouti une ville entière et plus d’une vingtaine de villages. Au mois de septembre 2023, en une seule journée, l’Etat a publié au journal officiel 525 ouvertures de licences dans le cadre d’appels d’offres, dont une dizaine supplémentaire rien que sur la rivière Çoruh.

 

Centrales privées

Pour mesurer l’ampleur du problème, il faut remonter au tournant des années 2000. La période voit l’arrivée au pouvoir du Parti de la justice et du développement, l’AKP, fondé par Recep Tayyip Erdogan, qui fait du secteur de la construction un pilier de sa politique économique. Connu pour ses grands barrages controversés, imposés et gérés par l’Etat, dans le sud du pays sur les bassins du Tigre et de l’Euphrate, le pays bascule dans la course aux centrales hydroélectriques privées, de préférence de plus petite taille, plus faciles et rapides à construire. Sous le couvert du mécanisme de développement propre du protocole de Kyoto − en contrepartie, l’investisseur obtient des crédits d’émissions −, signé en 1997, des compagnies internationales, soucieuses de leur bilan carbone, amplifient le mouvement en s’associant aux projets qui se multiplient dans la région.

Les règles sont simplifiées, les crédits facilités. L’Etat prend en charge le paiement des infrastructures d’usines allant jusqu’à 10 MW. Non seulement il s’engage à acheter l’électricité produite, mais les pouvoirs publics rachèteront également l’installation une fois le bail terminé (généralement de quarante-neuf ans). Les ressources minérales ne sont pas en reste. En 2004, le code minier est modifié et assoupli.

« Dès les premières années de l’AKP, il y a eu une croissance économique et une accumulation de capitaux, explique Ömer San, ancien correspondant local du quotidien national Cumhuriyet, engagé aujourd’hui à Rize dans la défense de l’environnement. Ils ont commencé lentement, puis ils se sont acharnés sur la région. » Des licences de droit d’usage de l’eau ont commencé à être mises en vente. L’ancien journaliste se souvient : « On avait appelé cela la période des “porteurs de sacs” – remplis d’argent –, où des licences s’achetaient et se revendaient. » A tel point que l’Etat a dû imposer aux acquéreurs une limite de deux ans pour lancer les travaux, sous peine de se voir retirer leur contrat.

Les mouvements de protestation se multiplient, surtout entre 2015 et 2016, marqués par de violents affrontements avec les forces de l’ordre, mais la tendance à la hausse des exploitations ne fait que s’amplifier. Rien qu’au cours de la période 2012-2023, 111 000 hectares de forêt ont été déboisés par les activités minières. Avec la pandémie, la règle des deux ans est même supprimée. Dans certaines vallées, comme à Baltaci, la production de thé, principale économie de la région, chute de 30 % en raison d’une perte de l’humidité engendrée par la canalisation des eaux.

A Artvin, les oppositions ont en partie gagné, du moins sur le papier. Dans cette ville accrochée au bord de son haut plateau, située entre un immense barrage à ses pieds et une mine de cuivre à son sommet, les habitants ont lutté pendant des années contre l’exploitation des richesses enfouies au-dessus de leur tête. A grand renfort de déploiements policiers et militaires, l’un des géants miniers turcs, Cengiz Holding, connu pour être proche du gouvernement, a creusé la première galerie en 2017.

« Nous faisons tout pour limiter son expansion, raconte Bedrettin Kalin, avocat engagé depuis vingt ans dans l’association Verte Artvin. Ils ont acquis ici 4 000 hectares, puis le double, et n’ont été autorisés, pour l’heure, à exploiter que 32 hectares. Mais ils ne lâcheront pas. Après le cuivre, ils prévoient l’extraction de l’or contenu dans nos sols. Je vous laisse imaginer les conséquences pour l’environnement. » Contactée, l’entreprise n’a pas répondu.

 

Un meurtre

En août, une énième procédure d’appel à la Cour constitutionnelle a ordonné l’interruption de l’exploitation de la mine. « Même le ministère de l’environnement, un comble, a fait appel de cette suspension, souffle-t-il. Les gens sont fatigués, on sent les tensions. » L’avocat rappelle l’épisode dramatique, le 3 septembre, à une quarantaine de kilomètres plus en aval de la vallée, du meurtre de Resit Kibar, tué par balles, alors qu’il tentait de s’opposer à l’arrachage d’une partie de la forêt située près de son village. L’auteur des coups de feu était lié à l’entreprise locale chargée de construire une base de loisirs. Pour les habitants, celle-ci œuvrait en sous-main pour le compte d’un groupe minier.

Kazim Delal, lui, lève les mains au ciel. A 82 ans, paysan, père de cinq enfants, il s’oppose depuis près de vingt ans au projet d’exploitation de la dernière source d’eau de son village, Küçükçayir. Vingt ans et dix-huit procès. Au premier, il n’a pas hésité à vendre son unique vache pour payer un rapport d’experts. « La cour vient d’imposer neuf expertises, mais je ne lâcherai pas », dit-il de sa voix forte, dissimulant mal sa colère. Une collecte est en cours pour l’aider.

Il est tard. A Uzungöl, la vallée voisine, le Conseil d’Etat vient d’annuler, ce 10 décembre, le recours intenté par l’entreprise à l’initiative du projet de barrage sur la rivière Haldizen. Les habitants ont salué la décision avec enthousiasme et dans le froid. Ils vont désormais attendre l’annulation définitive par le tribunal local.

 

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