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Dix ans après, les réfugiés syriens ne sont plus les bienvenus en Turquie

La Croix, le 15/03/2021

Anne-Bénédicte Hoffner (à Istanbul, Turquie)

Reportage

Commencée le 15 mars 2011 à Deraa par une révolution, la guerre civile syrienne a forcé plus de 5,6 millions de personnes à l’exil. En Turquie, la crise économique, aggravée par la pandémie, complique des relations déjà tendues avec les réfugiés syriens.

 


Mohammed Eid, son épouse Raba Abdulkarim et leur fille Jouri à leur domicile, lors d’un couvre-feu imposé pour lutter contre le Covid-19, à Istanbul, Turquie, le 26 avril 2020. Umit Bektas/Reuters    

 

Dix ans après le début de leur révolution, les Syriens ne sont plus les bienvenus en Turquie, et ils le sentent. Abdullah Mulhim, 70 ans, arrivé d’Alep en 2014 avec femmes, enfants et petits-enfants, en fait régulièrement l’expérience : « Certains Turcs sont gentils et nous aident. Mais d’autres ne nous aiment pas. Dans la rue, on nous demande sans cesse : “Quand rentrez-vous en Syrie ?” »

Non loin de là, la bijouterie d’un autre Alépin est reconnaissable à son enseigne en arabe. Elle est désormais boudée par les clients turcs. Le fils de Mohamed Hatib n’ose pas le dire devant des étrangers mais, à l’école, il fait face, lui aussi, à cette même question rituelle pour les trois millions (ou plus probablement quatre millions) de réfugiés syriens de Turquie. « Je ne les blâme pas, soupire son père. Ils se contentent de répéter ce qu’ils entendent à la maison. »

Au début de la révolution syrienne, en 2011, les Turcs, à l’appel de leur président Recep Tayyip Erdogan, ont ouvert largement leurs portes à leurs « frères » en religion. De part et d’autre, chacun pensait qu’il ne s’agissait que d’un accueil temporaire, comme en témoigne le nom du dispositif mis en place pour permettre aux réfugiés d’accéder aux services publics turcs. Dix ans plus tard, ils sont toujours là.

 

« Mon fils ne connaît rien de la Syrie »

Si les plus âgés rêvent de regagner leurs pénates, la perspective est des plus incertaines : « lorsque la guerre sera finie et la sécurité revenue », répondent-ils à présent, ou « si la communauté internationale nous aide à reconstruire nos maisons, mais aussi les routes et autres infrastructures ». Parmi les plus jeunes, beaucoup ont passé ces dernières années à apprendre la langue turque et étudier à l’université. Alors plus question de repartir. « La première année, je passais mon temps à penser à mon retour en Syrie, confie Doha, originaire de Deir-ez-Zor. Mais depuis, je m’interdis de le faire : mon fils ne connaît rien de la Syrie, et là-bas, ils n’ont rien, pas même à manger. »

Contrairement à sa famille, Doha ne subit plus aucun rejet depuis qu’elle maîtrise la langue locale. « Cela changera si les Syriens sont éduqués », assure cette jeune femme énergique et volubile. « Je pousse mes amies syriennes à prendre des cours, car si elles restent chez elles à attendre leur mari, rien ne changera. »

Les travailleurs sociaux engagés dans les rares structures d’accueil publiques dédiées aux réfugiés en sont convaincus, eux aussi : la maîtrise du turc est déterminante pour ce qu’ils appellent non pas « l’intégration, car l’effort repose dans ce cas sur une seule partie, mais la cohésion sociale », explique Ibrahim Dizman, responsable des relations extérieures du centre communautaire mis en place par la mairie de Sultanbeyli, le district d’Istanbul qui accueille le plus grand nombre de réfugiés.

Lui-même ne minimise pas le problème : en 2014, lorsque cette municipalité tenue alors par le Parti de la justice et du développement (AKP) – la formation politique du président Erdogan – a commencé à distribuer des repas, « chaque jour, des habitants venaient demander à la mairie pourquoi elle n’aidait pas les Syriens ». « Aujourd’hui, les mêmes viennent chaque jour se plaindre que la mairie aide “les Syriens et non les Turcs” », regrette-t-il.

Entre-temps, la crise économique est passée par là, avec son inflation record. En un an, le prix du même caddy de supermarché a quasiment doublé, alors que les salaires ou pensions de retraite sont loin d’avoir suivi. L’autre crise, sanitaire, n’a rien arrangé. Le chômage dépasse désormais 12 %, et même 25 % chez les jeunes. Surnommé « la mairie des Syriens », le centre communautaire passe une partie de ses journées à répondre aux fake news qui circulent sur les réseaux sociaux : « Les Syriens sont avantagés à l’hôpital ou à l’université », ou encore « ils reçoivent un salaire du gouvernement et ne paient pas d’impôts. »

Assise dans une pâtisserie avec ses sœurs et ses cousines, Nurdan, une étudiante de 22 ans, reprend sans s’en rendre compte l’une de ces antiennes : « Les Syriens travaillent avec un salaire plus faible : à cause d’eux, les Turcs n’ont plus de travail. » En réalité, la protection temporaire dont bénéficient la plupart des réfugiés ne leur donne pas le droit de travailler. Seule une fraction d’entre eux dispose d’un permis de travail, demandé par leur entreprise, les autres ne peuvent se faire employer qu’au noir, dans la restauration, le secteur textile ou la construction, « à des salaires généralement équivalents à la moitié de celui d’un Turc », précise Tahsim Gedik, chargé du programme de protection des réfugiés au centre communautaire.

 

Les réfugiés, enjeu de l’élection présidentielle de 2023

Alors que la crise frappe durement les Turcs, chacun sait que les réfugiés seront, bien malgré eux, l’un des enjeux du prochain scrutin présidentiel en 2023. « La moitié de l’électorat soutient Erdogan et l’autre moitié veut le voir partir. Chaque voix compte et la question des réfugiés va encore monter », redoute Halil Ibrahim Akinci, le directeur du centre communautaire de Sultanbeyli.

Fragilisé, Recep Tayyip Erdogan est à la recherche de solutions. À Idlib, dernier bastion des rebelles syriens, il tente par tous les moyens – militaires et diplomatiques – d’éviter une offensive russo-syrienne qui serait synonyme d’un nouvel afflux de réfugiés en Turquie. Et ses réseaux ont été chargés de « promouvoir » auprès des Syriens présents en Turquie la bande de terre conquise fin 2019 de l’autre côté de sa frontière, pompeusement baptisée « zone de sécurité ».

Sans grand succès jusqu’ici. « Si les Turcs fournissent une vraie sécurité et de quoi vivre, certains iront. Pas moi. Je ne veux plus repartir de zéro », tranche Mohammed Hatib. Abdullah Mulhim ne veut pas non plus en entendre parler, pour lui et les siens, sauf s’ils étaient « forcés », autrement dit si la protection temporaire était un jour révoquée. Ce qui n’est pas à exclure, quel que soit le résultat des élections.

—–

Près de 13 millions de Syriens réfugiés et déplacés
Plus de 6,7 millions de personnes ont fui la Syrie depuis 2011, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU (UNHCR). La Turquie en accueille le plus grand nombre, avec 3,3 millions de personnes enregistrées par le HCR (et sans doute plus en réalité). Le Liban accueille environ 1 million de réfugiés syriens.

La guerre a également fait 6,1 millions de déplacés internes, forcés de quitter leur maison ou même leur région d’origine mais restés à l’intérieur des frontières du pays.

Selon le Programme alimentaire mondial, 12,4 millions de Syriens (soit 60 % de la population) n’ont pas accès régulièrement à des aliments sains et nutritifs. En 2020, 4,5 millions sont tombés dans l’insécurité alimentaire.

 

 

 

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