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Les Echos, le 24/02/2026
Par Killian Cogan (Correspondant à Istanbul)
Entamée en 2022, la normalisation des relations entre la Turquie et l’Arménie a franchi un nouveau seuil avec l’établissement d’échanges commerciaux directs. La frontière terrestre entre les deux pays, fermée depuis 1993, pourrait être rouverte dans les prochains mois.
La normalisation des relations turco-arméniennes progresse. Selon le média américain Al Monitor, la Turquie et l’Arménie auraient convenu d’autoriser le commerce bilatéral direct via la Géorgie. Jusqu’ici, des biens transitaient entre les deux pays, mais passaient par des intermédiaires géorgiens dans le cadre de procédures de réexportation. En vertu de ce nouvel accord, les biens continueront de transiter par la Géorgie, mais ne seront plus considérés comme des réexportations, permettant de la sorte un commerce bilatéral direct.
Selon le Comité statistique arménien, les échanges commerciaux turco-arméniens auraient atteint 336 millions de dollars en 2024. La Turquie exporte notamment vers l’Arménie des machines et des appareils mécaniques, ainsi que des produits industriels, textiles et sidérurgiques. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la normalisation de relation entre Ankara et Erevan, entamée en 2022.
Alliance entre la Turquie et l’Azerbaïdjan
Au mois de janvier, les deux pays ont également convenu de simplifier les procédures de visa pour les diplomates et les fonctionnaires d’Etat. Les titulaires de ces passeports peuvent dès lors obtenir des visas électroniques et gratuits.
Qui plus est, le transporteur national Turkish Airlines prévoit d’assurer des vols quotidiens entre Istanbul et Erevan à compter du 11 mars prochain. La prochaine étape pourrait être la réouverture de la frontière terrestre entre la Turquie et l’Arménie, fermée depuis 1993.
Outre les tensions historiques liées au génocide perpétré par les autorités ottomanes contre les Arméniens en 1915, et à sa non-reconnaissance par Ankara, la relation turco-arménienne se heurte à l’alliance stratégique entre l’Azerbaïdjan et la Turquie. Allié indéfectible de Bakou, pays turcophone considéré comme « frère », Ankara avait ainsi clôturé sa frontière avec l’Arménie par solidarité envers ce dernier à l’issue de la première guerre du Haut-Karabakh (1988-1994). Une mesure toujours en vigueur aujourd’hui.
Une détente entre Ankara et Erevan avait été amorcée en 2009, les deux pays signant des protocoles visant à l’établissement de relations diplomatiques. La Turquie avait toutefois conditionné la ratification de ces protocoles à un règlement du conflit au Haut-Karabakh. L’Arménie, quant à elle, s’était heurtée à une forte opposition de la part de la population arménienne et de sa puissante diaspora. Les pourparlers étaient alors tombés à l’eau.
Exode forcé
L’offensive menée par l’Azerbaïdjan en 2020 pour reprendre le contrôle de l’enclave du Karabakh, jusqu’alors sous le contrôle d’un gouvernement séparatiste arménien soutenu par Erevan, a néanmoins changé la donne. Soutenu par la Turquie et Israël, l’Azerbaïdjan avait infligé une défaite cinglante à l’Arménie. Puis, en 2023, une nouvelle offensive éclair a permis à Bakou de rétablir son autorité sur l’ensemble de l’enclave, entraînant l’exode forcé des quelque 120.000 Arméniens qui y résidaient.
Vaincue, l’Arménie cherche depuis lors à rompre avec son isolement. Du fait de ses frontières fermées avec la Turquie et l’Azerbaïdjan, elle pâtit d’un manque de connexion avec le monde extérieur. La normalisation de la relation avec le voisin turc s’est alors érigée en priorité de sa politique étrangère.
En 2023, alors qu’un séisme secoue la Turquie et fait plus de 54.000 morts, l’Arménie fournit de l’aide humanitaire. Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian assiste également à l’investiture du président Recep Tayyip Erdogan à la suite de la réélection de ce dernier la même année, et effectue une visite diplomatique à Istanbul en juin dernier.
A l’échelle nationale, Nikol Pachinian exhorte la population à délaisser la notion d’une « Arménie historique » qui comprendrait des terres aujourd’hui situées à l’intérieur des frontières turques, et qui incluent le mont Ararat, symbole national de longue date.
Depuis le 1er novembre dernier, le mont a disparu des tampons des gardes-frontières arméniens. Comme nouvel emblème national, le Premier ministre promeut le mont Aragats, un volcan éteint situé à l’intérieur des frontières arméniennes. La reconnaissance du génocide du 1915, quant à elle, n’est plus une priorité.
Corridor routier
Seulement, côté turc, la normalisation de sa relation avec l’Arménie dépend toujours de la relation qu’entretient celle-ci avec l’Azerbaïdjan. Soucieuse de ménager son allié, la Turquie attend qu’un traité de paix durable soit signé entre les deux pays caucasiens avant de rétablir pleinement ses relations diplomatiques avec Erevan. Or, Bakou exige qu’Erevan retire de sa constitution toute allusion à la région du Haut-Karabakh, ce qui nécessiterait la tenue d’un référendum.
L’Azerbaïdjan demande également à ce qu’un corridor de transport, qui traverserait le sud de l’Arménie, soit établi afin de le relier à son enclave du Nakhitchevan. Bien qu’un accord ait été conclu à cet égard sous l’égide de la Russie en 2020, les deux pays s’étaient depuis rétractés.
En août dernier, un nouvel accord a néanmoins été entériné, chapeauté, cette fois-ci, par les Etats-Unis de Donald Trump. Baptisé la « Trump Route for International Peace and Prosperity » (Tripp), le corridor routier doit être exploité par Washington, selon un bail accordé par l’Arménie à des sociétés américaines pour une durée de 99 ans. Les travaux devraient être entamés dans les six prochains mois.
De quoi aider à l’avancement de la normalisation entre la Turquie et l’Arménie. Même si, à l’approche des législatives arméniennes prévues le 7 juin prochain, Nikol Pachinian devra avancer prudemment, de manière à ne pas apparaître comme un « traître à la patrie » face à l’opposition nationaliste arménienne.
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