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Marianne, le 06/03/2025
Par Stéphane Aubouard
Poussée par la nouvelle administration Trump à trouver des solutions en termes de défense face à la menace russe, l’Union européenne doit aussi faire avec l’influence turque. Depuis quelques semaines, le président Recep Tayyip Erdogan milite de nouveau pour une adhésion de son pays à l’Union européenne… en échange d’une protection militaire. Pour rappel, si les États-Unis sont la première armée de l’Otan, la Turquie, elle, est sur la deuxième place du podium.
Pendant que Donald Trump et J.D. Vance cognent à tout-va sur l’Union européenne, un autre géant de l’Otan attaque Bruxelles de l’intérieur… Depuis quelques semaines en effet, la Turquie, deuxième armée de l’alliance atlantique, tente à nouveau de gagner du terrain en Europe. Recep Tayyip Erdogan, qui se rêve en néosultan, profite du changement d’ambiance à Washington pour se mettre au chevet d’une Union qui se cherche depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
On en parle peu, mais le président turc se positionne comme négociateur principal dans le cadre de la résolution du conflit russo-ukrainien. Mieux encore, le vieux loup roué veut profiter de la situation pour placer la Turquie comme force principale de la sécurité européenne. Après tout, depuis le début de l’invasion russe, Erdogan s’est engagé franchement vis-à -vis de Kiev. Les drones turcs jouent un rôle majeur dans la défense de l’Ukraine. En outre, la Turquie est très impliquée dans la construction des navires de guerre de la marine ukrainienne. Les relations diplomatiques entre les deux pays sont donc excellentes.
Pour preuve : le 18 février dernier, Volodymyr Zelensky n’a pas hésité à reporter une visite en Arabie saoudite – adversaire de la Turquie pour le leadership du monde arabo-musulman – pour finalement se rendre à Ankara. L’objectif affiché était simple : convaincre le satrape turc de déployer des troupes de l’Otan pour assurer la sécurité de l’Ukraine. En guise de réponse, le jour même du troisième anniversaire de l’invasion russe, Recep Tayyip Erdogan a fait passer un message très clair : « Seule l’adhésion complète de la Turquie à l’UE, a-t-il dit, peut sauver l’Union de l’impasse dans laquelle elle est tombée. Que ce soit en matière d’économie, de défense comme de sa réputation internationale. »
L’UE prise entre deux empires
Le serpent de mer de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne est une carte que le président turc sort régulièrement depuis son arrivée au pouvoir. Une carte qui rapporte gros. Depuis 2001, l’UE a donné à la Turquie 18 milliards d’euros provenant de l’Instrument d’aide de préadhésion (IAP). En échange de quoi, Ankara s’est engagée, notamment dans les dix dernières années, à couper les flux migratoires provenant de ses côtes.
Reste qu’aujourd’hui, la situation a changé. Et Recep Tayyip Erdogan le sait. Lui aussi est embarqué dans une guerre d’intérêts contre la Russie, en Libye, en Afrique subsaharienne, ou encore en Syrie. Si d’aventure la construction de la future défense européenne menée par Bruxelles, Paris et Londres venait à échouer, la deuxième armée de l’Otan pourrait effectivement sortir du bois.
Un véritable cauchemar pour une Union dans laquelle les voix d’extrême droite pro-Trump, anti-immigration et anti-islam se font entendre de plus en plus fort. Mais si le cauchemar venait à se réaliser, que faire ? Se laisser envahir par les amis de la Maison Blanche basés à Moscou ? Ou laisser les Turcs nous sauver ?
La dernière alternative n’est pas sans risque. Le général Christophe Gomart, eurodéputé (LR), le rappelait récemment dans une tribune publiée dans Marianne. Selon lui, il ne faut pas oublier que « les diasporas turques deviennent des forces politiques dans les pays européens. Lors des dernières élections, les Turcs d’Allemagne ont voté à 67 % en faveur de Recep Tayyip Erdogan et de son parti AKP, contre 50 % pour la moyenne nationale ». La nouvelle administration Trump place donc l’Union européenne en étau entre deux vieux empires qui tentent de renaître. Et en attendant, entre l’Union européenne et Erdogan, dans la course à la paix, c’est tendu.
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