Deux sénateurs américains ont présenté vendredi une législation bipartite en vue d’imposer des sanctions à la Turquie, invoquant des préoccupations concernant ses actions militaires et celles de groupes pro-turcs dans le nord de la Syrie.
Le sénateur démocrate Chris Van Hollen et le sénateur républicain Lindsey Graham ont introduit le « Countering Turkish Aggression Act of 2024 » (Loi sur la lutte contre l’agression turque de 2024), espérant que la menace de sanctions inciterait les parties à instaurer un cessez-le-feu. Ils ont néanmoins souligné que Washington devrait travailler diplomatiquement avec la Turquie pour faciliter un cessez-le-feu durable et une zone démilitarisée entre la Turquie et la Syrie.
« Ces sanctions visent à prévenir de nouvelles attaques turques ou soutenues par la Turquie contre les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui risquent de provoquer la résurgence de l’État islamique, menaçant la sécurité nationale des États-Unis et du reste du globe », ont-ils indiqué dans un communiqué.
Les hostilités dans le nord de la Syrie se sont intensifiées depuis que Bachar el-Assad a été renversé il y a moins de deux semaines. Les États-Unis ont négocié un cessez-le-feu fragile dans la région entre la Turquie et les groupes syriens qu’elle soutient, ainsi que les combattants kurdes syriens appuyés par les États-Unis.
Cette information est une traduction réalisée par L’Orient-Le Jour d’une dépêche publiée en anglais par l’agence Reuters.





