Parmi les désaccords persistant entre Athènes et Ankara figurent tout de même la délimitation des frontières et l’exploitation d’hydrocarbures en Méditerranée orientale, la question chypriote et le statut de la minorité musulmane de Thrace.
“Dans le contexte de la nouvelle réalité géopolitique, qui ne laisse aucune place à de nouveaux foyers de tension, notamment au carrefour crucial de la Méditerranée orientale et du Moyen-Orient, Kyriakos Mitsotakis et Recep Tayyip Erdogan ont convenu que le dialogue gréco-turc devait se poursuivre”, estime To Vima.
La rencontre, tenue dans le cadre du 6e Conseil supérieur de coopération entre la Grèce et la Turquie, a donné lieu à la signature de six accords dans les domaines de la coopération économique, culturelle et technologique.
“Mais le fossé persiste” et “il est évident que pour M. Mitsotakis comme pour M. Erdogan, les relations gréco-turques ne figurent pas parmi leurs priorités”, regrette le grand hebdomadaire dominical.
Problèmes en suspens
“Les déclarations publiques des deux dirigeants s’inscrivent dans une volonté commune non pas de résoudre les différends, mais de réguler les tensions, avec un langage soigneusement choisi, une insistance sur le programme positif et un évitement manifeste de tout propos susceptible de susciter de nouvelles crispations”, commente de son côté To Pontiki.
“Il convient de noter que la Grèce maintient fermement sa position selon laquelle l’inclusion de la Turquie dans le programme de défense Safe de l’Union européenne est liée à la levée du casus belli contre notre pays, indiquant clairement qu’elle ne lèvera pas son veto si ce régime ne change pas”, ajoute l’hebdomadaire politique.
“La question essentielle est cependant ailleurs : combien de temps encore les relations gréco-turques vont-elles évoluer sur cette base où rien ne sera résolu, où les problèmes en suspens resteront inchangés et où tout ce qui sera entrepris sera destiné à des intérêts internes ?” interroge, plus critique, Efsyn.
“Certes, le contact et le dialogue sont essentiels. Mais lorsque les problèmes ne sont pas résolus, ils ne font que s’aggraver”, prévient le quotidien d’opposition.






