Âgé de 55 ans, Imamoglu est une figure clé de la politique turque de ces dernières années. Outre son rôle de maire de la plus grande ville du pays, l’homme était pressenti pour être le prochain candidat à la présidentielle de 2028 du Parti républicain du peuple (CHP, kémaliste, laïque et nationaliste), principale force d’opposition à l’AKP d’Erdogan.

C’était avant que l’homme ne soit arrêté en mars de cette année, accusé de fraude et de corruption. “À la suite de cette arrestation, contextualise Il Post depuis l’Italie, la Turquie avait connu de nombreuses manifestations contre le gouvernement, donnant lieu à des affrontements entre protestataires et forces de l’ordre et à plus de mille arrestations.”

Désormais, avec ce nouveau jugement, le cas d’Imamoglu semble encore s’aggraver, même si le maire d’Istanbul nie en bloc les accusations qui sont portées contre lui et a déjà fait appel de sa précédente condamnation pour corruption. Il devrait en faire de même pour celle-ci.