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France Culture / Radio France, le 06/03/2025
Deux affaires récentes secouent le monde économique turc. L’arrestation du patron de la Tüsiad, le Medef turc, et de son bras droit. Ils dénonçaient l’absence d’état de droit dans le pays, qui nuit aux affaires. Et la démission forcée du directeur du conglomérat Zorlu, sur une question religieuse.
C’est tout d’abord l’organisation patronale de la Tüsiad, l’association turque des chefs d’entreprises, qui s’est retrouvée dans l’Å“il du cyclone. Après de vives critiques à l’encontre du pouvoir, ses deux têtes ont été arrêtées, poursuivies en justice, dénoncées par le président ErdoÄŸan… Or la Tüsiad, c’est 85 % du commerce extérieur de la Turquie, hors énergie, et 80 % des recettes de l’impôt sur les sociétés.
Elle représente les plus grosses entreprises du pays et l’on sait à quel point l’économie turque a besoin qu’elles se portent bien. Ce n’est pas la première fois que l’organisme patronal se retrouve fustigé par le président ErdoÄŸan. En 2022 déjà , son patron Orhan Turan — toujours aujourd’hui à la tête de ce Medef turc — s’était ému d’une politique économique peu orthodoxe, avec une baisse des taux pour juguler une inflation qui galopait déjà . Recep Tayyip ErdoÄŸan l’avait vertement prié de rester à sa place.
Cette fois-ci, lors de l’assemblée générale de son organisation, le numéro un de la Tüsiad, appuyé par son second, s’est livré à une critique en règle des dérives du pouvoir. Il appelle à la fin de la corruption et au retour de l’État de droit, pointe que l’absence d’indépendance de la justice est l’un des maux les plus importants du pays qui mine la confiance et l’économie. Il dénonce, pêle-mêle, les dizaines d’arrestations dans les milieux d’opposition, celles de journalistes, les pots-de-vin, les féminicides impunis… Avant d’ajouter : « Sans l’instauration immédiate et complète de l’État de droit, ni les problèmes de l’économie, ni ceux de la société, ni ceux de la politique intérieure ou étrangère ne pourront être résolus. »
Le président Erdoğan menace
Colère de l’AKP et du ministre de la Justice qui le mettent en garde : aucune organisation n’est au-dessus des lois. Une enquête est ouverte. Et le président Erdoğan monte au créneau devant les députés de son parti. Sous les applaudissements, il tonne et menace : »En Turquie, vous devez bien vous comporter. Si vous êtes une organisation d’hommes d’affaires, vous devrez apprendre à vous comporter comme tels. Il ne faut pas créer des problèmes au sein de la nation, provoquer les institutions de l’État, faire pression sur la justice. Je suis désolé. Nous ne vous laisserons pas plonger de nouveau ce pays dans le bourbier de l’instabilité. Nous ne fermerons pas les yeux. »
Dans la foulée, la police arrête les deux têtes de la Tüsiad et les caméras les montrent escortés comme des malfrats au palais de justice. Accusés de désinformation et menace contre l’ordre public, ils ont interdiction de quitter le pays dans l’attente de leur procès.
Un décret qui donne pouvoir à l’État sur le secteur privé
Eh bien sans doute en raison d’un décret pris début février qui donne au pouvoir le droit de nommer des administrateurs provisoires à la tête d’entreprises défaillantes ou soupçonnées de terrorisme (ce qui ici est une accusation fréquente contre les opposants), droit aussi de vendre, dissoudre, liquider une entreprise et ses actifs. Bref, un pouvoir absolu donné à une institution contrôlée par le président.
Puis au début du ramadan, c’est Cem Köksal — le patron du conglomérat Zorlu — qui se retrouve à son tour dans les filets de la justice. Les activités de son groupe s’étendent de l’immobilier au textile, en passant par la finance, l’énergie… Il a eu le malheur de s’émouvoir d’un mail envoyé par le directeur de l’une de ses filiales au nom du groupe souhaitant un bon ramadan aux employés. En réponse, Cem Köksal écrit que le ramadan n’est pas férié et que seuls deux jours, ceux de l’Aïd el-Fitr et Aïd-el-Adha, sont reconnus comme fêtes religieuses par l’entreprise, ajoutant que son groupe est une multinationale laïque avec des employés de toutes confessions. Mal lui en a pris, le mail s’est retrouvé sur la place publique et le procureur d’Istanbul a ouvert derechef une enquête pour « entrave à la liberté de croyance ». Interpellé chez lui un samedi soir, il a dû démissionner. Le groupe s’est excusé. Le message est clair, on ne touche pas à la politique du gouvernement ni à la religion. Voilà qui ne sera sans doute pas de nature à rassurer les investisseurs internationaux que la Turquie entend pourtant séduire.
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