Depuis 2016, la Turquie exerce une influence considérable sur le nord-ouest de la Syrie, entretenant des relations avec le groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTC), ancienne branche syrienne d’Al-Qaïda et considéré comme terroriste par de nombreux pays occidentaux. Le gouvernement turc s’est dit «prêt» dimanche à fournir de l’aide militaire si le nouveau gouvernement syrien mené par les rebelles islamistes lui en faisait la demande. «Il faut attendre de voir ce que fera la nouvelle administration. Nous pensons qu’il est nécessaire de leur donner une chance», a déclaré le ministre turc de la Défense, Yasar Güler. La priorité de la Turquie en Syrie est de lutter contre les combattants séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et des Unités de protection du peuple (YPG), un objectif soutenu par le nouveau gouvernement syrien, a-t-il affirmé.
Par extension, Ankara considère les FDS (Forces démocratiques syriennes) comme un groupe terroriste, ce qui la place en opposition directe avec l’administration américaine de Joe Biden. Washington considère ce groupe comme «crucial» afin d’empêcher une résurgence des djihadistes du groupe État islamique en Syrie. Les FDS, soutenues par les États-Unis, ont dirigé le combat contre l’EI dans ses derniers bastions syriens avant sa défaite en 2019. Elles sont dominées par les YPG, considérées par Ankara comme une émanation du PKK, interdit. «Nous l’avons fait savoir à nos amis américains. Nous attendons qu’ils réévaluent leurs positions», a déclaré Yasar Güler. Donald Trump prendra officiellement ses fonctions à la Maison-Blanche le 20 janvier.





