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Science & Vie, le 20/08/2024
La récente découverte de l’agora de l’ancienne cité d’Aigai, située dans la province de Manisa en Turquie, met en lumière une riche histoire remontant à 2200 ans. Ce site, autrefois un centre névralgique de la vie sociale et commerciale durant l’époque hellénistique, a révélé des détails fascinants, notamment des reliefs en forme de tête de taureau et des inscriptions dédiées au dieu Apollon.
EN BREF
La redécouverte de l’agora de la cité antique d’Aigai, en Turquie, a été menée par le professeur Yusuf Sezgin de l’Université Manisa Celal Bayar.
Les fouilles ont révélé des reliefs en tête de taureau et des inscriptions dédiées à Apollon, indiquant des rituels religieux et des pratiques culturelles.
Ces découvertes soulignent l’importance stratégique et symbolique de l’agora dans l’urbanisme et les croyances de l’époque.
La redécouverte de l’agora de la cité antique d’Aigai, en Turquie, offre un éclairage précieux sur l’organisation sociale et urbaine de cette ville fondée il y a plus de 2200 ans, l’une des douze villes éoliennes d’Anatolie occidentale. Située dans l’actuelle province de Manisa, Aigai jouait un rôle central dans le commerce de la région durant l’époque hellénistique.
Les fouilles, menées par le professeur Yusuf Sezgin de l’Université Manisa Celal Bayar, dans le cadre du projet « Héritage pour le Futur » de la Direction Générale du Patrimoine Culturel et des Musées, ont permis de mettre au jour des éléments significatifs tels que des reliefs en tête de taureau et des inscriptions dédiées à Apollon. Ces découvertes témoignent de rituels religieux et de pratiques culturelles influentes, soulignant l’importance stratégique et symbolique de cette agora dans l’urbanisme et les croyances de l’époque.
Un cœur urbain redécouvert
Située dans l’actuelle région égéenne de la Turquie, Aigai est l’une des douze cités éoliennes établies sur les pentes escarpées du mont Yunt, à proximité de l’actuelle ville de Manisa. Cette région jouissait d’une position géographique stratégique, au carrefour des routes commerciales reliant l’intérieur de l’Anatolie à la mer Égée.
Les 12 cités éoliennes formaient un ensemble de villes fondées par les Grecs éoliens. Ce peuple, originaire de la Grèce continentale, s’établit sur les côtes occidentales de l’Anatolie, principalement au cours du 1er millénaire avant notre ère. Ces cités, dont Aigai, Smyrne (Izmir) et Cyme, établissaient de fait une confédération culturelle et politique. Connues pour leur prospérité, elles jouaient un rôle crucial dans le commerce maritime, reliant l’Asie Mineure à l’ensemble du bassin méditerranéen. Leur position stratégique en faisait des centres d’échanges et de diffusion culturelle, contribuant à l’épanouissement de la civilisation grecque en Anatolie. Ces cités, autonomes, mais liées par des liens culturels et religieux, ont marqué l’histoire par leur richesse architecturale, leur production intellectuelle et leur influence politique durant l’Antiquité.
Plus particulièrement, Aigai prospérait en exploitant sa localisation pour devenir un centre de commerce influent durant l’époque hellénistique. Les fouilles archéologiques et les recherches menées depuis 2004 placent sa fondation vers 700 avant notre ère.
La cité se distinguait également par son organisation urbaine autour de l’agora. Ce véritable cÅ“ur de la ville, entourée de stoas, voyait converger les activités politiques, religieuses et économiques. Selon le professeur Sezgin, cité par Arkeonews, cette place publique était organisée autour de portiques à colonnes délimitant l’espace. Elles créaient un lieu de passage animé. Ces stoas constituent des structures typiques de l’architecture hellénistique. Elles symbolisent l’importance sociale et architecturale de cet espace, conçu pour répondre aux besoins de la communauté tout en affirmant la puissance de la cité.
Des indices archéologiques révélateurs d’une agora importante
Les fouilles ont révélé des éléments inattendus sous les portiques de l’agora. On y trouve des reliefs représentant des têtes de taureau, un motif peu courant dans l’architecture antique. Ces figures sculptées, retrouvées sous les toitures des stoas, se distinguent par leur style robuste et détaillé. Habituellement associées aux divinités, les têtes de taureau symbolisent la puissance et sont fréquemment liées à des rituels religieux. Ici, leur présence semble indiquer un lien avec Apollon. Les inscriptions votives dédiées à ce dieu, découvertes à proximité, semble effectivement l’attester. Cette association suggère que l’agora n’était donc pas seulement un espace public. Il représentait bien un lieu sacré où se déroulaient des cérémonies et des offrandes en l’honneur des dieux.
Ces indices laissent penser que les stoas, bien que d’apparence simple, jouaient un rôle central dans des pratiques rituelles. Le contraste entre l’architecture modeste des portiques et l’ornementation symbolique des têtes de taureau indiquerait un lien direct avec un événement majeur. Il pourrait s’agir d’un conflit ou une reconstruction post-catastrophe. Le professeur Sezgin avance l’hypothèse que ces reliefs sont liés à une offrande votive. Une sorte de remerciement aux divinités pour leur protection ou pour la prospérité retrouvée après une période difficile. Ce type de décoration, rarissime dans le monde antique, confère une dimension rituelle unique à cette agora. Il nous fait alors comprendre l’importance des croyances religieuses dans la vie civique d’Aigai.
Une ville commerçante de l’époque hellénistique
Aigai se distinguait par son rôle stratégique dans le réseau commercial de l’époque hellénistique. Sa position stratégique sur les hauteurs du mont Yunt lui permettait de contrôler les voies commerciales reliant l’intérieur de l’Anatolie à la côte égéenne. Cette cité éolienne se développa alors grâce à son commerce. Il englobait des échanges de biens tels que des céramiques, des textiles et des produits agricoles. Comme mentionné précédemment, l’agora formait littéralement le cÅ“ur économique de la ville. Commerçants, artisans et habitants se réunissaient pour acheter, vendre et négocier. Les milliers d’artefacts, découverts lors des fouilles, témoignent de cette activité commerciale intense. Ils comprennent des pièces de monnaie, des outils et de la vaisselle.
Les fouilles actuelles se concentrent sur les parties nécessitant une restauration urgente. Le projet « Héritage pour le Futur », conduit par la Direction Générale du Patrimoine Culturel et des Musées, a permis de révéler l’étendue et la richesse des vestiges d’Aigai. En revitalisant cet espace public essentiel, le projet ambitionne de faire revivre l’organisation urbaine et les pratiques civiques d’Aigai.
En outre, les céramiques, retrouvées et restaurées avec soin, révèlent des techniques artisanales et des échanges commerciaux de l’époque. Elles se trouvent aujourd’hui exposées au Musée de Manisa, contribuant à la valorisation du patrimoine régional. Chaque artefact raconte une histoire. Les motifs, les formes et les techniques de fabrication reflètent l’identité culturelle d’Aigai, ainsi que ses connexions avec d’autres centres commerciaux du bassin méditerranéen. Ces découvertes confirment l’importance de la ville dans les circuits économiques hellénistiques. Elles concrétisent son rôle clé dans le développement régional de l’époque.
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