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Courrier international, le 24/02/2023
Dans la province d’Antioche, les minorités arabophones, alévies et alaouites déplorent la ségrégation opérée dans la distribution des aides et s’inquiètent de devoir quitter leurs terres et d’être remplacées par d’autres communautés.
Dans le sud du pays, s’étendant entre la Méditerranée et la frontière syrienne, la province de Hatay tente difficilement de panser ses plaies, mais les séismes réveillent aussi de vieilles tensions et récriminations ethno-confessionnelles. Historiquement peuplée par une majorité arabe, cette province, alors nommée Sandjak d’Alexandrette, avait été “donnée” par la France, puissance mandataire, à la Turquie en 1938-1939 afin, notamment, de garantir la neutralité de cette dernière et d’éviter une alliance avec l’Allemagne nazie.
De nombreuses personnes appartenant aux minorités arménienne, grecque orthodoxe et arabe avaient alors quitté la région. Elle abrite néanmoins encore une très forte minorité religieuse et confessionnelle, composée de Turkmènes alévis (une croyance hétérodoxe inspirée du chiisme duodécimain mais qui emprunte aussi au chamanisme historique des populations turques) et surtout de Turcs arabophones et alaouites (une branche du chiisme à laquelle appartient le président syrien, Bachar El-Assad).
Les alévis, “ciment de cette région”
La guerre en Syrie et l’afflux de réfugiés qu’elle a entraîné dans la province avaient déjà favorisé des tensions entre les nouveaux arrivants et les locaux, très inquiets de l’éventualité d’une progression de l’islam politique sunnite, voire ouvertement favorables au régime de Bachar El-Assad.
Désormais, certains rescapés s’inquiètent de l’avenir de la région. “Ici, il y a beaucoup d’alévis [les alaouites sont aussi souvent indistinctement qualifiés d’alévis en Turquie], le pouvoir ne nous aime pas et encore moins parce que nous vivions ici en bonne entente entre alévis, sunnites, Arabes, Kurdes, juifs, chrétiens”, témoigne un habitant de la ville d’Antioche, qui dit s’inquiéter d’un possible changement démographique à venir dans un article du magazine 1+1 Express.
Le magazine poursuit avec une interview de la députée HDP (parti prokurde) Tülay Hatimogullari, arabophone d’Antioche : “Les Arabes alévis sont le ciment de cette région, ils l’ont toujours été, l’État peut être tenté de profiter du séisme pour essayer de changer les équilibres démographiques, mais ce serait une erreur politique et nous nous y opposerons”, y affirme l’élue.
“L’État les pousse à quitter leurs terres”
Les minorités religieuses locales craignent une très hypothétique arrivée massive de réfugiés syriens sunnites, qui seraient tolérés et même encouragés par l’État turc, qui verrait en eux des alliés et des clients potentiels. “Partout dans la région, l’on entend la même phrase : si nous quittons nos maisons, nos villes [le temps de la reconstruction], à notre retour, les Syriens se seront installés à notre place”, souligne un journaliste du quotidien kémaliste Sözcü de retour de la province.
À tort ou à raison, dans un pays marqué par l’ingénierie démographique, les changements ethniques et le génocide du siècle précédent, ces craintes sont largement partagées. Le journal kurde Yeni Özgür Politika s’en fait également l’écho concernant les villages kurdes et alévis touchés dans le sud du pays :
“En ne garantissant pas le minimum d’aide aux rescapés, l’État les pousse à quitter leurs terres, à s’exiler, pour qu’il soit alors plus facile de les assimiler, d’effacer l’existence de ces peuples et de leurs croyances.”
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