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Marianne, le 05/09/2022
Par Fabien Perrier
Les dernières déclarations du président turc font froid dans le dos. La Grèce paiera un « prix élevé» si elle continue de violer l’espace aérien turc et de « harceler » les avions turcs en mer Égée, a-t-il prévenu samedi 3 septembre, brandissant le souvenir de la « grande catastrophe » de Smyrne comme menace. Pour l’instant, ni les Européens ni l’Otan n’ont réagi.
« La Turquie joue parfois un rôle positif. » À l’antenne de RTL ce lundi matin, la Ministre des Affaires étrangères et européennes, Catherine Colonna, a salué l’implication du régime d’Erdogan dans le conflit en Ukraine, notamment son rôle de médiateur avec le président russe Vladimir Poutine. Elle n’a pas eu un mot, en revanche, à propos des déclarations inquiétantes du président turc vis-à -vis de la Grèce, tenues le week-end dernier. Si les provocations du maître d’Ankara sont récurrentes, elles ont pris des allures de menace directe ce samedi, à la veille d’une tournée de la ministre française en Mer Égée (en Turquie ce lundi, en Grèce ce mardi).
La scène se passe à Samsun, dans le nord de la Turquie, lors du festival des technologies aériennes. Recep Tayyip Erdogan, vêtu d’une combinaison d’aviateur rouge vif, s’exprime à la tribune et estime que les avions militaires grecs violent l’espace aérien turc et « harcèlent » les avions turcs en mer Égée. Cette rhétorique n’est pas nouvelle. Elle s’appuie sur une querelle de définition de l’espace aérien entre la Grèce et la Turquie. Ankara avait déjà affirmé, dimanche 28 août, que des avions turcs en mission dans cette zone avaient été visés par le système de défense aérienne S-300 de la Grèce, et avait dénoncé une « action hostile ».
SOUVENIR D’UN MASSACRE
Ce samedi, Erdogan s’est cependant fait plus précis et plus menaçant. « Hé, la Grèce, regardez l’Histoire. Si vous continuez, vous paierez un prix élevé » a-t-il tempêté. « Votre occupation des îles [de la mer Égée proche de la Turquie, N.D.L.R.] ne nous lie en rien. Le moment venu, nous ferons le nécessaire. Nous pouvons arriver subitement la nuit. » La formule ravive des souvenirs proches : Erdogan l’a déjà souvent utilisée lorsqu’il s’apprêtait à lancer une opération en Syrie ou contre les Kurdes.
Dans son discours, Erdogan a également brandi le souvenir d’un massacre : « Nous n’avons qu’une chose à dire : souviens-toi d’Izmir ». Une référence à un moment charnière dans l’histoire des deux pays. C’est à Smyrne, la ville de la mer Égée – que les Turcs appellent Izmir – que s’est produite « la Grande catastrophe » il y a 100 ans. Entre le 13 et le 17 septembre 1922, un incendie s’est déclaré dans la ville après l’arrivée des troupes turques et s’est soldé par un massacre. En Grèce, comme en Turquie, des commémorations sont prévues pour ce centenaire. Mais la connotation n’est pas du tout la même sur les deux rives de l’Égée. Pour les Grecs, il s’agit d’un traumatisme absolu, transmis de génération en génération. Pour les Turcs, c’est la reprise d’une ville où vivaient des Grecs.
ERDOGAN ET MITSOTAKIS FACE AUX TENSIONS INTERNES
En réalité, en rappelant ces souvenirs, Erdogan ravive des tensions anciennes qui touchent à la définition des frontières, fixées par le traité de Lausanne puis de Paris (1947). Alors que les deux pays sont membres de l’Otan depuis 1952, ils se sont régulièrement affrontés sur différentes questions, notamment sur Chypre, île hellénophone dont les Turcs occupent une partie depuis 1974. La découverte d’hydrocarbures en Mer Égée a réactivé les visées expansionnistes de la Turquie d’Erdogan, qui conteste les eaux territoriales grecques. À travers la minorité turque, en Thrace, Ankara tente également de revendiquer une extension de son territoire. À ces dossiers historiques s’ajoute la gestion de la question migratoire : contre quelques milliards d’euros, l’UE a délégué à la Turquie la gestion de sa frontière extérieure dans la zone, par un accord signé en 2016. Les migrants sont donc pris en étau dans cette bataille larvée entre les deux pays.
Parallèlement, en se positionnant comme médiateur entre la Russie et les Occidentaux, le Sultan est sorti de son isolement international. Cela lui permet de faire diversion tandis qu’ il rencontre des difficultés internes et doit affronter une population de plus en plus inquiète par l’inflation galopante et la dévaluation de sa devise. Les futures élections générales de 2023 sont aussi dans la tête du « raïs ».
Quant au Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis (Nouvelle démocratie, droite conservatrice), il est empêtré dans une affaire d’écoutes qui le fragilise. Chacun accuse régulièrement l’autre de tous les maux et utilise une rhétorique nationaliste pour se positionner auprès de l’opinion publique.
VERS UNE OFFENSIVE TURQUE ?
Dans ce contexte, un dernier élément rend la situation plus inquiétante encore : depuis l’arrivée du Premier ministre grec à la tête du pays, en juillet 2019, la communication entre les deux pays semble rompue. Le président Erdogan a même insulté son homologue après une visite aux États-Unis, accusant Athènes d’avoir mené une campagne pour saboter des ventes d’armes américaines à la Turquie.
Quelle est, alors, la visée réelle des menaces d’Erdogan ? Prépare-t-il son opinion à une offensive sur un îlot grec ? S’apprête-t-il à recourir à la Cour internationale de La Haye pour « décider de ce qui doit advenir des îlots », comme le confiait, il y a peu, un diplomate turc de haut rang ? Pour l’instant, le Ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Dendias, a répondu par communiqué de presse vouloir « informer nos alliés et partenaires de la teneur des déclarations provocatrices de ces derniers jours afin de montrer clairement qui porte atteinte à la cohésion de notre alliance à un moment particulièrement dangereux ». Il se dit garant de la « stabilité et de la sécurité pour la région au sens large, sur la base des règles du droit international et du droit international de la mer ». Alors que la France a signé un accord de défense mutuelle avec la Grèce, en septembre 2021, la nouvelle ministre des affaires étrangères Catherine Colonna devra sans doute préciser sa position pendant ces 48 heures sous un ciel bleu, mais qui se couvre de nuages inquiétants.
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