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Turquie. « Erdogan n’est pas un démocrate de cœur »

Ouest-France,  le 02/04/2017 

 

Recueilli par Bruno RIPOCHE.

Le pouvoir turc organise, le 16 avril, un référendum sur la Constitution. Si le « oui », l’emporte, le déjà autoritaire président Recep Tayyip Erdogan serait doté, en 2019, des quasi pleins-pouvoirs : il formerait le gouvernement, pourrait nommer des vice-présidents non élu, dissoudre l’Assemblée, nommer les juges… Pour l’intellectuel Ahmet Insel, économiste et éditeur du prix Nobel de littérature Orhan Pamuk, ce n’est pas une surprise : pour lui, Erdogan n’a jamais été un vrai démocrate.

Entretien

 

Ahmet Insel, économiste et éditeur.Ahmet Insel, économiste et éditeur. | Bruno RIPOCHE.

 

Pourquoi et comment Recep Tayyip Erdogan est-il passé, en quelques années, de meilleur espoir démocratique du monde musulman à autocrate accompli ?

Erdogan n’est pas, n’a jamais été, un démocrate de cœur. C’était un démocrate de raison. S’il a adopté le discours démocratique, les concepts et les actes démocratiques, c’était pour faire valoir ses droits et ceux de son camp, la partie de la société qu’il représente. Au fond, c’est un pragmatique. Son vrai mode de fonctionnement, c’est le rapport de forces. S’il sent que pour faire avancer sa cause, il faut en passer par l’affichage démocratique, il le fait… aussi longtemps que ça ne le dessert pas. En cela, il est très représentatif des musulmans de Turquie.

 

Un exemple ?

Un bon « test » du degré d’adhésion à la démocratie d’Erdogan et des musulmans de Turquie est leur rapport à la Cour européenne des droits de l’homme.

Dans les années 1990, quand ils se sentaient une majorité marginalisée par le système (encore dominé par les élites laïques, NDLR), ces musulmans pieux demandaient par exemple à la CEDH, une instance supranationale, de faire valoir leur droit en Turquie, et d’arbitrer en faveur de la liberté pour les étudiantes de porter le voile à l’université.Maintenant qu’ils sont au pouvoir, ces mêmes milieux crient à la trahison, au coup de poignard dans le dos quand les Kurdes, les alévis (minorité hétérodoxe) ou tout simplement ceux qui ne veulent pas de cours de religion à l’école saisissent la même CEDH.

 

Pour ces gens, la démocratie commence et s’arrête où cela les arrange. Évidemment, il y a des musulmans qui dénoncent cette vision, au sein même du Parti de la justice et du développement (AKP, au pouvoir depuis 2002), mais ils sont très minoritaires.

 

Vous pensez par exemple à l’ancien président Abdullah Gül (2007-2014), le compagnon de route d’Erdogan ? Mais il se tait…

Ce n’est pas quelqu’un de très courageux, il a en réalité peu d’emprise et de réseaux dans le parti. On peut aussi penser qu’il ne veut pas griller sa carte et qu’il pourrait se présenter en recours si Erdogan trébuchait.

 

L’ouverture de négociations d’adhésions à l’Union européenne, en 2005, avait été un puissant moteur de la démocratisation ? Celle-ci s’est arrêtée quand ces négociations ont été gelées…

Le facteur Union européenne n’est sans doute pas le responsable premier, mais le coup d’arrêt brutal donné aux négociations d’adhésion à l’UE par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy a accéléré ou facilité la dérive autoritaire d’Erdogan. Le processus d’adhésion à l’UE avait cette vertu qu’il entretenait le progrès démocratique. C’est ce que les économistes appellent la « dépendance au sentier ».

 

Une seule nation, un seul drapeau, une seule patrie, un seul Etat. Subliminalement, l'affiche dit aussi "Un seul homme" (Tek adam). La culture de l'homme providentiel est très forte en Turquie.Une seule nation, un seul drapeau, une seule patrie, un seul Etat. Subliminalement, l’affiche dit aussi « Un seul homme » (Tek adam). La culture de l’homme providentiel est très forte en Turquie. | Bruno Ripoche

 

 

Le virage autoritaire renvoie à la fameuse déclaration d’Erdogan sur le tramway, en 1996 : il disait, en substance, la démocratie est un tramway, on y monte et on descendra quand cela nous conviendra ?

Exactement ! Quand lors des législatives du 7 juin 2015 l’AKP a perdu pour la première fois sa majorité absolue au Parlement, il a empêché par tous les moyens la formation d’une coalition avec un autre parti, parce que cela aurait signifié qu’il perdait la main sur le gouvernement et se retrouvait confiné dans le palais présidentiel. (Ce blocage délibéré avait conduit à la dissolution de l’assemblée et à de nouvelles législatives, remportées par l’AKP dans un climat de guerre et d’attentats, en novembre 2015).

 

Erdogan, dès le soir du coup d’État manqué du 15 juillet 2016, a parlé d’un don de dieu. Pourquoi ?

Parce que sous couvert d’éradication de la confrérie Gülen, accusée d’avoir ourdi ce complot, cela permet une répression généralisée de toute opposition. S’il y a des similarités entre la Russie de Poutine, la Hongrie d’Orban, la Pologne des Kaczynski, où l’on bâillonne la presse, les ONG, il faut bien voir que la Turquie est le pays qui va le plus loin dans la répression, avec la purge et l’emprisonnement de dizaines de milliers de personnes.

 

 

Cette répression lui garantit-elle la victoire, lors du référendum du 16 avril sur l’accroissement des pouvoirs du chef de l’État ?

Erdogan a un peu de mal à ressusciter, autour de ce projet, la ferveur qui a permis à l’AKP de remporter toutes les élections depuis 2002. Y compris au sein de son propre camp. Un certain nombre d’intellectuels proches de l’AKP et de responsables locaux du Parti se posent des questions. Qu’adviendrait-il si Erdogan disparaissait dans les deux ans et si un général brutal s’installait à la tête de ce nouveau système où le président concentrera tous les pouvoirs ?La brutalité de la répression contre les gülénistes a aussi semé la peur dans le propre camp d’Erdogan. Ses sympathisants découvrent la violence dont il est capable et peuvent se demander s’ils ne seront pas les prochains sur la liste… Beaucoup d’électeurs de l’AKP ressentent cette crainte et désapprouvent, en privé, cette violence de musulmans non pas contre des juifs, des chrétiens ou des Kurdes… mais contre d’autres musulmans.

 

Affiche pour un meeting du Premier ministre Binali Yildirim en faveur du "oui" au référendum dans le quartier d'Üsküdar à Istanbul.Affiche pour un meeting du Premier ministre Binali Yildirim en faveur du « oui » au référendum dans le quartier d’Üsküdar à Istanbul. | Bruno Ripoche

 

 

La démocratisation des années 2002 -2007 ne répondait-elle pas à une attente profonde de la société ?

Il y a un déficit d’aspiration démocratique dans la société. La Turquie, d’ailleurs, ne fait pas société. Le pays est très clivé selon de multiples lignes de faille. C’est un ensemble de communautés sociopolitiques : les Turcs et les Kurdes, les sunnites et les Alévis, les religieux et les laïcs… Chaque groupe se sent victime des autres. Les élections sont régies par la peur du camp d’en face. La politique est vécue comme un enjeu de vie ou de mort, où il s’agit d’écrabouiller pour ne pas être écrabouillé. D’où les très forts taux de participation aux élections (87 % des citoyens en âge de voter). La politique est un substitut de guerre civile. D’une certaine manière, heureusement, cela se règle dans les urnes, sinon ce serait la guerre civile physique, comme sur la question kurde.

 

 

En quoi cela favorise-t-il un leader comme Erdogan ?

L’autocrate est vécu comme un refuge, l’homme qui protège sa communauté. Si l’on regarde chacun des clivages, Erdogan est à chaque fois du « bon » côté : du côté de la majorité religieuse contre les laïcs, du côté de la majorité sunnite contre les alévis, du côté de la majorité turque contre les Kurdes… À l’intersection de ces majorités, il peut compter sur un bloc central turc, religieux et sunnite qui pèse 40 % à 45 % de l’électorat.

 

A Üsküdar (Istanbul), propagande de l'AKP en faveur du "oui" (evet) à la "Nouvelle constitution civile" lors du référendum du 16 avril.A Üsküdar (Istanbul), propagande de l’AKP en faveur du « oui » (evet) à la « Nouvelle constitution civile » lors du référendum du 16 avril. | Bruno Ripoche

 

 

Un bloc électoral qui s’identifie profondément à Erdogan ?

Oui parce que sans être pauvre, Erdogan vient d’un milieu populaire, dont il parle le langage, y compris le langage corporel. Cet électorat musulman pieux pour qui il est un homme pieux, qui fait ses prières, qui ne boit pas, qui met sa famille en avant, qui a une femme voilée, a tendance à voter pour lui quoi qu’il arrive en se disant : c’est la première fois que l’un des nôtres est aux commandes, on ne va pas laisser tomber. Cet électorat passe, par exemple, par-dessus les preuves de corruption de son entourage, peut-être de lui-même, mises au jour lors des grandes enquêtes de décembre 2013.

 

Ce bloc électoral est une assurance tout risque ?

Erdogan ne pourrait être battu que si ce bloc se fissurait, il n’y a pas d’autre issue démocratique.

 

 

Comment ?

Pour surmonter ce vote identitaire, il faudrait que les facteurs socio-économiques reprennent le dessus. C’est arrivé en 2009, année de forte récession. L’AKP n’a pas triomphé comme il le faisait habituellement aux municipales.

 

 

Cela peut se reproduire ?

Le sentiment d’insécurité économique pourrait jouer de nouveau. Le discours d’Erdogan selon lequel la Turquie sera en 2023, pour le 100e anniversaire de la République, dans le club des dix premières économies au monde, ne va cette fois peut-être pas fonctionner… Parce que la crise est là et qu’elle est palpable.

 

Après une décennie de forte augmentation, le PIB par habitant chute. Il sera inférieur, en 2017, à ce qu’il était en 2012. À cause des attentats, les touristes se sont raréfiés, les investissements étrangers reculent. L’inflation n’a pas redémarré massivement, mais le gouvernement use d’expédients, comme la suspension provisoire de la taxe additionnelle sur les produits électroménagers.

 

 

Les sondages indiquent le « oui » et le « non » dans un mouchoir. Qu’est-ce qui va faire la différence ?

Erdogan est le plus brillant et efficace dans la prise de parole. Face à lui, le chef du CHP (gauche laïque), Kiliçdaroglu, est mauvais orateur. Le seul capable de lui tenir tête, dans le camp du « non », est Selahattin Demirtas (le coprésident du parti pro-kurde HDP). Mais il est emprisonné. Deuxièmement, Erdogan contrôle les télés. C’est en Turquie le seul média qui compte, vraiment, même s’il redoute les réseaux sociaux. Troisièmement, l’électorat, le sien en particulier, a peur du chaos comme celui qui a suivi les élections de juin 2015 où l’AKP pour la première fois ne détenait plus la majorité absolue au Parlement. C’est pourquoi le camp du « non » ne doit pas agiter la peur, mais au contraire veiller à rassurer les gens.

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