Le pouvoir turc organise, le 16 avril, un référendum sur la Constitution. Si le « oui », l’emporte, le déjà autoritaire président Recep Tayyip Erdogan serait doté, en 2019, des quasi pleins-pouvoirs : il formerait le gouvernement, pourrait nommer des vice-présidents non élu, dissoudre l’Assemblée, nommer les juges… Pour l’intellectuel Ahmet Insel, économiste et éditeur du prix Nobel de littérature Orhan Pamuk, ce n’est pas une surprise : pour lui, Erdogan n’a jamais été un vrai démocrate.
Entretien


Ahmet Insel, économiste et éditeur. | Bruno RIPOCHE.
Une seule nation, un seul drapeau, une seule patrie, un seul Etat. Subliminalement, l’affiche dit aussi « Un seul homme » (Tek adam). La culture de l’homme providentiel est très forte en Turquie. | Bruno Ripoche
Affiche pour un meeting du Premier ministre Binali Yildirim en faveur du « oui » au référendum dans le quartier d’Üsküdar à Istanbul. | Bruno Ripoche
A Üsküdar (Istanbul), propagande de l’AKP en faveur du « oui » (evet) à la « Nouvelle constitution civile » lors du référendum du 16 avril. | Bruno Ripoche

