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La Croix, le 07/10/2025
Par Mikael Corre, envoyé spécial permanent à Rome
Le Saint-Siège a confirmé, mardi 7 octobre, que le pape se rendra à Iznik, l’antique Nicée, pour le 1 700e anniversaire du premier concile œcuménique, avant une visite au Liban, pays symbolique du dialogue entre religions, à quelques centaines de kilomètres de Gaza.
Le Vatican a officialisé, ce mardi 7 octobre 2025 à midi, le premier déplacement international du pape Léon XIV. Répondant à « l’invitation du chef de l’État et des autorités ecclésiastiques » des deux pays, le pape se rendra en Turquie du 27 au 30 novembre, puis au Liban du 30 novembre au 2 décembre. Le programme détaillé sera communiqué ultérieurement.
Ce sera le premier voyage apostolique de Léon XIV depuis son élection, le 8 mai dernier. Un voyage hautement symbolique sur le plan à la fois œcuménique et géopolitique : il liera Nicée, berceau du Credo chrétien, et le Liban, terre de coexistence religieuse, dans un contexte régional de fortes tensions.
1 700e anniversaire du concile de Nicée
Le pape commencera son voyage en Turquie, « en pèlerinage à İznik », selon le communiqué du Saint-Siège. C’est dans cette ancienne ville grecque de Nicée, en 325, que fut rédigée la première profession de foi commune aux chrétiens, le Credo, et affirmée la pleine divinité du Christ. La date du 30 novembre a été choisie en raison de la fête de saint André, fondateur selon la tradition de l’Église byzantine.
Le choix de s’y rendre s’inscrit dans la continuité du désir exprimé par le pape François, avant son décès, d’honorer cet anniversaire œcuménique majeur. Léon XIV y rencontrera le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomeos Ier, mais également d’autres représentants d’Église, selon plusieurs sources interrogées par La Croix. Le souci du Vatican est de ne pas attiser les tensions internes aux Églises orthodoxes, très divisées sur fond de lutte d’influence internationale entre Moscou et Constantinople.
« Le pape a voulu que ce déplacement soit plus qu’un tête-à -tête entre Rome et Constantinople, confie une haute source vaticane. Que ce soit un moment d’Église, à Iznik, où les représentants de plusieurs Églises chrétiennes puissent dire ensemble le Credo, bien sûr sans le Filioque (1) ». Ce geste, explique encore ce bon connaisseur de l’orthodoxie, manifeste « une forme de synodalité externe, même sans pleine communion, un peu comme en 2018 à Bari ».
Contexte délicat
Dans un contexte où « la génération de Vatican II (qui a porté l’élan œcuménique) n’est plus là », cette rencontre offrira l’occasion de « reprendre souffle ensemble », espère cette source, alors que le dialogue œcuménique s’est fait plus difficile ces dernières années.
Ce pèlerinage interviendra également à l’approche du 7 décembre 2025, date anniversaire de la levée réciproque des anathèmes de 1054 par Paul VI et le patriarche Athénagoras. L’occasion, pour Léon XIV, d’inscrire son pontificat dans la continuité du geste fondateur de ses prédécesseurs.
Comme le veut le protocole, le pape devrait également être reçu par le président turc Recep Tayyip Erdogan. Au pouvoir depuis plus de vingt ans, ce dernier cherche désormais à prendre le contrôle du principal parti d’opposition, le CHP, fondé par Atatürk. Après avoir fait emprisonner Ekrem İmamoğlu, maire d’Istanbul et figure montante de ce parti, il intervient dans ses structures internes pour imposer une direction docile. Son emprise sur la justice, l’armée et les universités a transformé le régime en autocratie, où toute critique du pouvoir peut être criminalisée. Un contexte qui rendra le voyage du pape Léon XIV particulièrement délicat. Ce déplacement marquera la première visite d’un pape en Turquie depuis celle de François en 2014.
Au Liban, pour plaider « une paix désarmée, et désarmante »
À partir du 30 novembre, Léon XIV se rendra au Liban, pays meurtri par la crise économique, politique et sociale, où les communautés chrétiennes représentent environ un tiers de la population. Une haute source vaticane confiait dès septembre que l’idée d’une « autre étape » avait été longuement discutée : « Si le pape était allé seulement en Turquie, cela aurait déjà été un beau voyage, tourné vers les chrétiens et l’œcuménisme. Mais une autre étape, plus ouverte, donnant une dimension différente à son déplacement, était à l’étude », expliquait-elle.
Selon cette même source, cette escale permettra au pape de déployer son plaidoyer pour une « paix désarmée et désarmante », une expression qu’il a plusieurs fois utilisée. Dans son entretien programmatique au média américain Crux, le pape avait rappelé le rôle préférentiel de plaidoyer de la diplomatie du Saint-Siège, décrit comme « plus réaliste » que celui de médiateur.
Le président libanais Joseph Aoun, élu le 9 janvier 2025, avait rencontré Léon XIV le 13 juin dernier au Vatican. Les échanges avaient porté sur « la pacification de l’ensemble du Moyen-Orient » et sur l’espérance d’« une nouvelle saison d’harmonie politique et de reprise économique » pour le pays, pour l’instant non advenue.
Là encore, ce premier déplacement de Léon XIV se fera dans un contexte compliqué. Sur fond de crise politique et d’appel au désarmement, le Liban reste traversé par de fortes tensions communautaires et régionales, un an après l’explosion des bipeurs utilisés par le Hezbollah – attaque attribuée à Israël qui a fait des milliers de blessés.
Cette visite au Liban s’inscrira dans la lignée des voyages de Jean-Paul II en 1997 et de Benoît XVI en 2012. Le pape François, pour sa part, avait plusieurs fois exprimé le souhait de s’y rendre, sans pouvoir concrétiser ce projet.
(1) L’ajout au VIe siècle de la mention « et du Fils » par l’Église d’Occident au Credo de Nicée n’a jamais été accepté par les Églises d’Orient.
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