Cent quarante-neuf généraux et amiraux ont été limogés de l’armée turque pour leur implication dans le coup d’Etat raté du 15 juillet, a annoncé mercredi soir un responsable turc.

 

«Ils ont été limogés pour leur complicité dans la tentative de coup d’Etat», a déclaré ce responsable, précisant qu’il s’agissait de 87 hauts gradés de l’armée de terre, 30 de l’armée de l’air et 32 de la marine. Ces limogeages en nombre sont intervenus à la veille d’un Conseil militaire suprême qui doit se tenir jeudi à Ankara en présence du Premier ministre turc Binali Yildirim et des plus hauts responsables de la hiérarchie militaire, afin de procéder à un ample remaniement de l’armée.

 

Depuis le coup d’Etat raté du 15 juillet, 178 généraux avaient été placés en garde à vue, soit la moitié des généraux et amiraux de l’armée, selon des chiffres donnés par le ministère de l’Intérieur.

 

Si d’après des chiffres officiels, une petite partie de l’armée turque -la deuxième plus importante en nombre de soldats après celle des Etats-Unis- a été impliquée dans le coup, le ministre de l’Energie et gendre du président Recep Tayyip Erdogan a précisé que les partisans de Fethullah Gülen, le prédicateur en exil qu’Ankara accuse d’avoir fomenté le coup, avaient infiltré la haute hiérarchie militaire.

 

Par ailleurs, la Turquie a ordonné la fermeture de 45 journaux et de 16 chaînes de télévison, tandis que s’intensifie la purge lancée après le putsch raté du 15 juillet. Trois agences de presse, 23 stations de radio, 15 magazines et 29 maisons d’édition ont également été fermés, a annoncé le journal officiel.